//img.uscri.be/pth/dd5a9955cf378a6494e1c5687a876a3376866238
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

La pauvreté

De
116 pages
Demeure la nuit pourpre, et celle qui fait danser la poussière dans le rêve du temps. Demeure aussi l'abandon à goût de néant dans l'éternelle nuit toujours recommencée. Attendre, sans ciller, l'aube définitive et "hôte non salué" partir... Et pour autant : "rien n'a été perdu". De la poésie écrite avec l'encre coagulée, celle de Gian Carlo Pizzi.
Voir plus Voir moins

600
Gian Carlo Pizzi
La pauvreté
La povertà
Si le rêve d’un autre monde et meilleur ne peut être recousu,
si le sang a été porté sur les autels de l’Histoire et, semble-t-il, en
vain, il reste, dans la boue des jours à savoir accueillir le don des
heures et à l’écrire.
Demeure la nuit pourpre, et celle qui fait danser la poussière La pauvretédans le rêve du temps. Demeure aussi l’abandon à goût de néant
dans l’éternelle nuit toujours recommencée. Attendre, sans ciller,
l’aube défnitive et “hôte non salué” partir... Et pour autant :
“rien n’a été perdu”. De la poésie écrite avec l’encre coagulée, La povertà
celle de Gian Carlo Pizzi....
Gian Carlo Pizzi est né à Milan en 1950. Il a passé une grande
partie de son enfance à Trieste, ville cosmopolite et marine, puis dans
la montagne entre les lacs alpins. Cette enfance solitaire a aiguisé
sa sensibilité et est à l’origine de l’élément « météorologique », lié
aux cycles des saisons de sa poésie. L’adolescence, passée en partie
aux îles Canaries et à Barcelone, l’a mis en contact avec la grande
poésie espagnole, surtout Luis Cernuda et Salvador Espriu, lesquels
avec la lecture de Pasternak, Endre Ady et A. Jozsef ont complété
son éducation poétique. Sa formation historique et philosophique
l’ont amené à participer aux formes les plus radicales des luttes
politiques et sociales des années 70. Après la défaite politique en
Italie, il a émigré au Mexique, et ensuite en France, à Paris, où il
vit actuellement. Son travail présent, inspiré de la lecture de Celan,
Trakl, Rilke et par l’étude de la philosophie, est à la recherche
d’une conciliation entre réfexion abstraite et expression esthétique,
toujours dans une coïncidence entre poésie et vie.
600
ISBN : 978-2-343-02038-9
12,50 e
Poètes des cinq continents
La pauvreté La povertà Gian Carlo Pizzi
La pauvreté
La povertà















Poètes des cinq continents
En hommage à Geneviève Clancy qui l’a dirigée de 1995 à 2005.
La collection est actuellement dirigée par
Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan

La collection Poètes des cinq continents non seulement révèle les voix
prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes
qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection
dévoile un espace d’ouverture où tant la pluralité que la qualité du
traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de
titres par an.


Déjà parus

599 – Hassan WAHBI, Le corps de l’autre, 2013.
598- Marie-Noëlle AGNIAU, Cavale, 2013.
597 – Philippe GUILLERME, Mots volés au silence, 2013.
596 – Didyer MANNETTE, Révolte en corps inconnus, Bruine
poétique, 2013.
595 – Soisik LIBERT, Trombes en Carrés d’Or vierge, 2013.
594 – Alfredo FRESSIA, Clandestin, 2013.
593 – Tònia PASSOLA, Margelle d’étoiles, 2013.
592 – Jacques GUIGOU, Exhaussé de l’instant, 2013.
591 – MALIBERT, Demeterre, 2013.
590 – José LE MOIGNE, Echos de l’ile, 2013.
589 – Patrick RAVEAU, Feux de lumière tardive, 2013.
588 – VÂN H ẢI, Les poèmes de Vân.Témoignage (bilingue
vietnamien-français), 2013.
587 – Joseph OHMANN-KRAUSE, Le livre d’heures, 2013.
586 – Carole MIROCHE, La femme barkhane, 2013.
585 – Serpilekin Adeline TERLEMEZ, Mon ombre et Moi, 2013.
584 – Arnaud DELCORTE, Éden, 2013.
583 – Philippe TANCELIN (dir.), À la rencontre de Geneviève
Clancy, 2013.
582 – Serge VENTURINI, Éclats d’une poétique de l’approche de
l’inconnaissable, 2013.
581 –Jean-François COCTEAU, Evidence, 2012.
580 – François-H. CHARVET, D’esquifs en bouquets de sable, 2013.
579 – Philippe TANCELIN, Poet(h)ique de l'Urgence (regards
croisés), 2013.
578 – Carlos ALVARADO-LARROUCAU, Des cours d’eau, 2013.
577 – Théodore Mann, Terminaisons, 2013.
Gian Carlo Pizzi


La pauvreté
La povertà


Illustrations de Jesus Marchante

Traduction avec l’auteur de G. Valetti








































© L’Harmattan, 2013
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-02038-9
EAN : 9782343020389

La povertà


Al mio gatto Felipe

Fuori piove nella notte,la notte
di sempre,dal principio dei secoli.
Ospite in questo ultimo passaggio dell’anno
nella stanza in alto sotto il tetto,
nella casa verso le colline.
Scrivo questi pochi versi
mentre tu mi dormi accanto,
sicuro nella tua fiducia per me.
Ti curo nella debolezza
dell’ultimo tempo della tua vita,
ti do’ da mangiare,ti pettino,
e passo con te gran parte dei miei giorni.
Ti porto con me in questo viaggio d’inverno.
5
La pauvreté

À mon chat Felipé


Dehors il pleut dans la nuit, la nuit
de toujours, du principe des siècles.
Hôte en ce dernier passage de l’année
dans la chambre du haut sous le toit
de la maison vers les collines.
J’écris ce peu de vers
Pendant qu à côté de moi tu dors,
sûr dans ta confiance en moi.
Je te soigne dans la faiblesse
du dernier temps de ta vie,
je te donne à manger, te peigne,
et je passe avec toi une grande partie de tes jours.
Je t’amène avec moi en ce voyage d’hiver.
6
Per corrispondere alla tua fiducia
che natura e consuetudine
hanno voluto fosse posta in me,
ti nascondo la mia debolezza,la nostra povertà,
l’umiliazione delle elemosine
che riceviamo ogni giorno.

Ma sciolti alla fine i tuoi e i miei giorni
dal ricatto che adesso dobbiamo subire,
la tua fiducia incontrerà la mia libera forza,
cosi’ a lungo custodita e nascosta
nel nulla delle cose.

Ti desterai sul far del mattino,
e avremo vissuto.


Villareggia,1/1/2004-Cinisello Balsamo, 22/2/2011
7
Pour correspondre à ta confiance
que nature et habitude
ont voulu poser en moi,
je te cache ma faiblesse,
notre pauvreté
l’humiliation de la charité
que nous recevons tous les jours.
Mais tes jours dénoués à la fin et les miens
du chantage que désormais nous devons subir,
ta confiance rencontrera libre ma force,
si longuement veillée et cachée
dans le néant des choses.
Tu te réveilleras à la première lumière du matin
Et nous aurons vécu.

Villareggia 1 janvier 2004
Cinisello Balsamo 22 février 2011

8
Chi aveva dettato
i versi della notte
adesso tace.

Non temere .
La sua voce roca
ti dirà
sussurrando all’orecchio
l’ultima poesia.

Lazise, 31/5/2004 -Paris, 14/8/2004







9
Qui avait dicté
les vers de la nuit
maintenant se tait.

N’aie pas peur.
Sa voix rauque
te dira
murmurant à l’oreille
l’ultime poésie.

Lazise, 31/5/2004-Paris, 14/8/2004







10