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Le chant des mots

De
72 pages
Le chant des mots est une invitation à voyager sur les ailes des mots grâce à une écriture délicate et engagée.
Ici, les MOTS sont mis sur les MAUX pour sublimer la vie.
Ici, la texture du discours réinvente la déchirure d'un temps amnésique où bourgeonne la mémoire du pays natal.
Ici, la poétesse chante Haïti, terre qu’elle porte dans le cœur comme mille gouttes de rosée pour tenter d'effacer l'ardoise de ses souffrances plurielles.
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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-58152-5

 

© Edilivre, 2014

 

 

A mon meilleur ami mon fils Sohil P MILARD qui m’a fait comprendre l’essentiel de la vie et m’a réconcilié avec le mot BONHEUR en mettant les MOTS sur mes MAUX. A mon ami et père Evans LESCOUFLAIR, à ses deux hommes qui m’ont fait aimé le chant des MOTS Jean André Constant et ADOLPHE Levaillant Barthélémy et enfin merci à Fatal PIARD pour son amitié vrai.

 

Préface de Martine Milard

Martine, de par son nom de famille : Milard est déjà un réservoir inexhaustible d’arts variés. A ceux et celles qui auront l’amabilité de me croire sur paroles écrites (qui feront tache d’huile au fronton du temps), je leur confirai que celle que j’ai l’insigne honneur de vous dévoiler en cette présente minute, ne pense et ne vit que par et pour l’art au parfait de sa vie de peintre et de poétesse en perpétuelle insurrection.

Dès sa fécondation, Martine était fomentée pour être une femme aux mille Arts. Femme dans l’acceptation artistique du thème, Martine a toujours symbolisé de tous les temps passés, présent, futur et possiblement outre-tombe, la perpétuation fidèle du cycle littéraire et artistique oh combien oh combien cher à notre identité de peuple. Confortablement blottie dans les interstices duveteux des ailes de la généreuse Pégase, Martine se laisse emportée dans l’univers généreux de la divine Muse en quête de d’inventions magiques.

Entre femme sachant garder les secrets de leurs points sensibles, elle implorait humblement sa clémence infinie. Enfin elle a fini par bénéficier de la générosité incommensurable de l’Inspiratrice affable. Heureuse d’être sollicitée avec autant de sagesse, l’Égérie lui a permis de se noyauter dans l’intimité des hôtes de l’Olympe dans leurs divertissements vespéraux.

Là, dans son séjour en état d’apesanteur, Martine a surpris les dieux conter leur aventures intimes résumées en ébats amoureux avec les éléments invisibles de l’environnement cosmique. De retour dans l’univers pestilentiel de ces humains inhumains, la vadrouilleuse a voulu nous nous mettre au vent de ses découvertes. A ceux et celles qu’elle a voulu extirper des décombres infectes de la solitude, elle fait une relecture fidèle de ce qu’elle a vu, entendu, ressenti.

Mais, elle s’est adroitement pour autant gardée de nous faire part de ses impressions personnelles par crainte qu’elle ne soit trop subjective. De retour de cette Iliade interstellaire, Martine a surpris les aiguilles impubères de l’astre diurne se dissimuler dans les ourlets d’une aube avortée. Ils inventaient des métaphores précieuses imbibées de sensualité pour murmurer aux ouïes distraites de ces pétales incubées l’immensité de ses phantasmes inconvenants.

Martine, anticonformiste dans l’âme, dans le sang, dans ses entrailles et dans son vécu quotidien, intentionnellement confond ses frasques indomptables avec la pure réalité. Point n’est besoin d’une loupe pour humer entre chaque ligne l’arôme herculéenne de ses instincts refoulés. A chaque vocable rutilant telle une orgie de sensualité provocatrice, la poétesse hétérodoxe se libère des contraintes morales pour nous faire jouir avec elle cette douce aventure dont elle et elle seule a eu le privilège d’avoir la primeur.

Notre Martine aux Mille Art, cette poétesse née, est une rebelle en quête constante de révolte charnelle, d’insurrection sensuelle et d’aventures romantiques en plein jour sur la place publique des expressions retentissantes. Et elle l’a fait si bien en poétisant l’amour physiologique, le sexe. La force de chacune de ses pensées fait tourner la roue du soleil qui continue encore de tourne.

Au cimetière des mots dentelles

Drapant nos entrailles de feu

D’un bouquet d’étincelle

Pour l’éclat d’autres jours

Insulte à la nuit de porcelaine

Ravisseur d’étoile pendue

A nos cous, nos rêves azurés

A qui voudrait me croire sur simple parole d’homme conséquent… et/ou de femme vaillante, Martine, poétesse née, croit pouvoir nous faire avaler à la faveur de ses pouvoirs de femme féministe « Ses doux rêves qui ont dérobé un fragment d’arc-en-ciel azuré », pour de la vérité absolue ou pour des versets sensuels qui s’égrène de son évangile érotique. Martine provocatrice professionnelle utilise tous les tours de mots au détour de sa silhouette arachnéenne pour tenter de pervertir les prunelles qui prétendaient conserver leur hymen en thèmes de chastetés.

Paroles adultes
Le chant des mots

L’arome exaltant

De tes lèvres en fleurs

Au parfum de caïmite

Me grise d’indécence,

Dans les couloirs de la démence

Me tourmente et me hante

Lorsque je gicle douce

Aux rayons argentés

De ta source de miel

Brulant les empreintes

De mes atomes déchainés

Empoisonnant chaque cellule

De mes pores endoloris

Métamorphosant ma solitude

En une rosée de béatitude

J’ai croisé des regards

Telles des lettres anonymes

Macérées sur l’épiderme

Des feuilles inanimées

Emportées

Par le souffle éolien

Provenant du septentrion

Sous les masques de l’invisible

Inaperçues, elles sont passées

Sur les pages de mon cœur

Dans le halo incandescent

De tes yeux coupés en amende

Se dessinent le magnétisme

Qui m’a interpelé

Avec autorité

Par des mots enflammés

Des mots de passion,

Des mots d’amour

Qui m’ont emporté

Comme des vagues mousseuses

Venant expirer sur ton beige

Quand je t’offre humblement

Mes pétales plastiques

Où tu déposes affectueusement

L’offrande de ta sève exquise

Pour que j’apprenne à lire ma vie

Entre les lignes nébuleuses

De ton alphabet intime

Sculpté avec dextérité

Au bas relief de ton destin

Ah, je n’existe que pour ta langue

Dévalant voluptueusement

Les pics escarpés

De mes seins rutilants

Pour me prodiguer le sens

D’autres matins clairs

Où les veloutés des rayons

De ton soleil venant d`est

Caressent les interstices

De mes horizons voûtés

La fièvre de tes baisers

Allume la flamme de l’aurore

Conjuguant au présent

La chimie de nos êtres

Dans une danse

Inventive et fluente

En quête constante

D’improvisation

Sous le velouté

De tes doigts en charme

Egrène facétieusement

L’Alphabet de mes pores

Secrétant des fleurs sauvages

Des feuilles humides et légères

Caressées par la brise majuscule

De tes susurrements duvetés

...