Le mal en fleurs

Le mal en fleurs

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Livres
106 pages

Description

La poésie, dans le Mal en Fleurs, fait figure de messagère entre monde des vivants et royaume des morts. Son lyrisme tourmenté et mélancolique accompagne les âmes sur le pont qui relie ces deux dimensions.

L’atmosphère y est certes funeste, mais certains poèmes se veulent ironiques dans la façon d’aborder les thèmes qui s’y rapportent. La folie, l’ivresse, la séparation, les phobies, la haine et bien sûr l’amour sont ainsi partie prenante d’un recueil aux poèmes si particuliers.


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Date de parution 01 septembre 2017
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EAN13 9791020316257
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Frédéric SORRES
Le mal en fleurs
Éditions Baudelaire
© Éditions Baudelaire, 2017
Envois de manuscrits : Éditions Baudelaire – 27, place Bellecour – 69002 Lyon
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Douce froideur Émanant des profondeurs Mon âme enfin se libère Après la mise en bière. Surplombant tous ces pleurs, Les regrets et les peurs. Dans la flamme d’une bougie, Danse une lueur sans vie. Dans la terre, on condamne Ce corps qui se damne D’où une étincelle vertigineuse S’éloigne toute hasardeuse.
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Derniers jours de méprise, Ma décision est enfin prise. Je veux fuir cette ambiance nauséabonde Et partir à l’autre bout du monde. Il n’y aura plus de cris, plus de scène, Je veux quitter cette condition obscène. Tu as fait voler la porcelaine de Chine, Par ton humeur assassine. Tu as détruit tous mes rêves, Tu es sans cœur, sans trêves. Je parie que tes faux sanglots, Ne sont riens d’autres que des maux. Maintenant, je pars reconstruire ma vie Très loin de toi, telle est mon envie.
Ressens-tu les rayons blafards Et les fines gouttelettes, Éclaboussées ta peau violette. Par un malencontreux hasard, Une pulsion irréversible, À coupée ton vestige, Te donnant ainsi le vertige. Ce cœur damné et répréhensible Appartient à l’amant qui s’enfuit. Ce soir avec ce frêle amoureux, Tu es complice d’un aveu, Dans l’Échappée d’une funeste nuit.
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Passent les jours Dans ce monde sans amours Coulent dans les veines Un flux de peine Tout paraît difficile Et l’amertume facile Douleur et rage Habilitent le courage Plus aucune passion Drôle de sensation Au grand dam de décevoir Ne subsiste que désespoir.
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Élégante demoiselle, surnommée Faucheuse, Que de charme déploies-tu, pour me séduire. Épouvantable mangeuse ! Pourquoi vouloir me nuire ? Désolante est pour toi ma vie ? Vil esprit tapis dans l’ombre, Tu n’as qu’une seule envie, Me pourchasser dans la pénombre. Tu attends de ma part, un affreux moment de faiblesse ; Pour surgir, afin de te délecter de mon agonie Et me dévorer malgré mes cris de détresse, Une fois rassasiée et ta cruauté accomplie. Tu t’enfuiras dans l’obscurité avec mon âme En attendant, je ris et te défie belle chose infâme.
Chaque pas me rapproche de toi, Le crépuscule n’est plus si loin. Le temps a ainsi fait sa loi, sans hésiter je te rejoins. Mais le marbre est si froid Et la terre si boueuse, Là figé dans l’effroi, La descente devient sinueuse. Le corps recouvert de poussière, Je pars enchevêtrer dans les racines. Ici, le sombre remplace la lumière Où toujours le destin se dessine.
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Il y a une vérité à conter dans ce monde, À laquelle, je ne préférerai jamais songer Une terrible chose que ma peur féconde, Si cruelle, je n’en finirai plus de pleurer la folie transformerait ma peine immonde Mes larmes finiraient dans un dernier recueil. Il y a une sincérité évidente à raconter À errer sans âme portant mon deuil. Mon cœur sans vie continuerait à saigner pour m’acheminer perdu jusqu’à ton seuil.