Les fleurs de l

Les fleurs de l'exil

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Français
142 pages

Description

Les poèmes qui composent ce recueil ont été rédigés alors que l'auteur se trouvait loin de sa Guinée natale. Il considère chacune de ses compositions comme étant une fleur, dont les strophes et vers, rimés ou pas, constituent des pétales avec lesquels toute lectrice ou lecteur pourra s'encenser à volonté.

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Date de parution 27 août 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140097997
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Oumar Sivory DO U M B O U YA
Les fleurs de l’exil Poèmes
Les impliqués É d i t e u r
Les fleurs de l’exil
Oumar SivoryDOUMBOUYA
Les fleurs de l’exil Poèmes Les impliqués Éditeur
Du même auteur, chez L’Harmattan
La situation sociale des femmes en Guinée, 2008 Chronique d’un retour en Guinée, 2009 Une vie de femme, 2016 Embarquement pour Conakry, Capitale mondiale du Livre,2017 Mes identités remarquables,2018© Les impliqués Éditeur, 2017 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-12765-1 EAN : 9782343127651
PRÉFACELa raison d’être de ce recueil de poèmes : ma relation avec la poésie ? L’existence de ce petit recueil de poésie n’est due qu’à un heureux hasard. Car, pour dire vrai, l’intention première de l’auteur que je suis n’était nullement d’en faire un ouvrage à publier. En tout cas, pas dans les premiers moments de gribouillage. Ce n’est que chemin faisant, en accumulant des bribes de poèmes lues à mon entourage, que j’ai commencé à recevoir des encouragements et des incitations à les publier. Je ne sais comment l’écriture de poèmes se produit-elle chez les autres ? En ce qui me concerne, c’est dans la douleur que cela se produit. La nostalgie me fait réagir et m’inspire par exemple. Vivant loin des miens, le manque que je ressens vis-à-vis d’eux me facilite l’exercice d’écriture des poèmes. L’émotion et la variation de mon propre état aussi bien physique que psychologique sont d’excellents adjuvants qui m’aident dans l’écriture de poèmes. Une souffrance presque réparatrice naît en moi de la première lettre à la dernière. Par contre, je suis toujours aux anges à la fin de la rédaction d’un poème. Je prends effectivement mon pied, comme on aime à le dire. Il s’agit d’un véritable sentiment de délivrance, pas loin de l’effet que produit une extase. Ceci est tout simplement possible car la beauté de la poésie ne se dément pas. Mais enfin, qu’est-ce que la poésie ? Je me suis surpris à la définir dans un de mes poèmes qui porte bien son titre « les poètes », comme étant le «soleil brillant aux lueurs remplies de bonté». Ceci se justifie lorsqu’on dénonce à travers la poésie, à l’instar du poème auquel j’ai donné le titre de la poésie : «…réceptacle consentant de plaintes légitimes…». Ou dans cet autre vers issu du même poème : «…en véritable compagnon des opprimés…». De même que lorsqu’on magnifie à travers la poésie. C’est le cas de ce poème intitulé l’Afrique des femmes
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dont je choisis ici une strophe qui chante l’éloge des femmes : « Votre humanité, est à jamais, nulle autre pareille Que vous soyez vêtues ou dans votre plus simple appareil Votre rein solide est le creuset de l’espoir africain Votre dos, le support incontournable d’un poids de requin». Plus sérieusement, d’après Wikipédia, l’encyclopédie libre, la poésie est un genre littéraire très ancien aux formes variées, écrites aussi bien en vers qu’en prose et dans lequel l’importance dominante est accordée à la «forme», c’est-à-dire au signifiant. La poésie est un art du langage qui fait une utilisation maximale des ressources de la langue. Ainsi, selon la même source, le poète (ancienne orthographe : poëte) est celui qui écrit ou dit la poésie. C’est donc celui qui possède l’art de combiner les mots, les sonorités, les rythmes pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions. On parle également de poète pour dire d’une personne qu’elle n’a pas le sens de la réalité. Toujours selon Wikipédia, le mot poésie vient du grec (poiein) qui signifie «faire, créer»; le poète est donc un créateur, un inventeur de formes expressives. Au fil des époques, la poésie sera descriptive, narrative et philosophique avant de faire une place grandissante aux sensations. Pour la poésie, l’importance est orientée vers la «forme», vers le signifiant, dans une démarche «réflexive», symbolisée par le «vers» qui montre une progression dans la reprise avec le principe de retour en arrière (le vers se «renverse») que l’on peut représenter par une spirale. La poésie ne se définit donc pas par des thèmes particuliers, mais par le soin majeur apporté au signifiant pour qu’il démultiplie le signifié : l’enrichissement du matériau linguistique prend en effet compte autant du travail formel que des aspects formels, ainsi que le poids des mots allant
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bien au-delà du sens courant du terme «poésie» qui renvoie simplement à la beauté harmonieuse associée à une certaine sentimentalité. Cependant, certains romantiques et particulièrement Victor Hugo feront entrer le poète dans la Cité en lui attribuant un rôle de guide pour le peuple. De prophète, il devient Messie comme l’expose le célèbre «fonction du poète» (les rayons et son âme), devenu porteur de lumière et visionnaire, «des temps futurs perçant les ombres». Pour revenir à ma relation avec la poésie, je dirai que j’ai aimé la poésie dès les tout premiers contacts avec elle. Il s’agit pour moi d’une forme particulièrement riche pour communiquer sa pensée. Elle se démarque de toute autre forme d’expression culturelle bien que le Rap et/ou le Slam lui soient plus ou moins proche, quoi que l’on dise ou pense, finalement. Mon appartenance à la culture populaire, n’est pas étrangère à la symbolique qui me lie à la poésie. Le besoin d’affirmation, mais aussi de contestation d’un certain type d’ordre social m’a conduit à opter pour ce mode d’expression littéraire. Il est à déplorer que seul un nombre réduit de personnes accède à cette œuvre en particulier et aux œuvres poétiques en général, du fait même que la diffusion de la poésie en librairie est de plus en plus rare. Néanmoins, mon souhait le plus ardent reste que ceux qui liront ces poèmes comprennent qu’il s’est agi d’un exercice ludique bien que l’enfantement ne fut pas de tout repos. À ces amoureuses et amoureux de la littérature, je leur ferai une seule confidence à savoir qu’à travers ce texte constitué de poèmes, je les invite à la réflexion et à l’action comme j’ai essayé de le faire moi-même en «me jetant dans la bataille» comme le disait Jean-Paul Sartre, «Qu’est-ce que la littérature ?», inSituation II, éditions Gallimard, Paris, 1951. À celles et ceux auxquels ce petit recueil ne parlerait pas, je leur répondrai ainsi : «Ce n’est pas sous cette forme-là que je pouvais dire ce que je croyais avoir à vous dire, ce que
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