200 pages
Français

Lettres de Sainte Marine

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Description

Ces textes évoquent le rapport à l’écriture et à l’autre (dans l’amour, la confrontation, l’absence): "Tu aimes ce livre / peut-être plus qu’aucun autre / et je l’aime aussi moi qui l’ignore encore / par défi j’ai voulu courir au devant / de ce que tôt ou tard on tient au creux / des mains / quelqu’un d’autre." "Apprendre à aimer" semble être le maître mot de cette correspondance subtile, entretenue sur plusieurs années, et aujourd’hui rassemblée en un recueil poétique, à la fois ludique, mystique et exalté. Dans les lettres se disent l’amour, la solitude, le besoin de l’autre, qu’il soit le lecteur ou Dieu. Eclate également la nécessité de la mise à nu dans l’écriture: "N’écris jamais écrit vain / il y a des écritures qui ne sont pas vaines / on dit de la veine que c’est un coup de chance / La chance a le hasard quelle veut."

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Informations

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Date de parution 01 juin 2005
Nombre de lectures 68
EAN13 9782748326413
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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FRANCIS DUBUS LETTRES DE SAINTE MARINE Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN : FR.010.0098367.000.R.P.2002.035.40000 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2003
A Françoise, pour les gants. A Claire, pour la compassion. A Nicki, pour le silence.
 Mais je repars, car je sais de science presque certaine, et cependant dans langoisse de linconnu, que jécris avec, que dautres parlent par ma voix, écoutent déjà, que je suis branché sur le petit nombre damis.
Jean Sulivan , Matinales Editions GALLIMARD
740705 ve Roubaix 10heures 30  une lettre comme un soir où jaurai envie de parler pour ne rien dire faire des mots des phrases même tout seul surtout seul à vrai dire on ose moins quand il y a quelquun aimer le son de sa propre voix au point de sécouter où seulement la supporter pour ne plus avoir à en supporter labsence écrire en somme comme je parlerai aragon par habitude ou souvenance jaime le son des voix le soir au fond de moi  il faudrait sortir dun pays où les mêmes mots reviennent toujours sans quon ne sache jamais lesquels et rester là pourtant où ils gardent un sens à défaut de quelque chose à dire et rester là pourtant parce que ailleurs ils ont perdu leur existence et leurs murmures ils ne font plus ce bruit comme avant ils ne font plus ce bruit comme après quand ils ne sont plus là passés et quils restent pourtant  il faudrait sortir un peu les laisser là quelque temps samuser entre eux tout seul tous seuls et ne jamais revenir pour que cela ne serve à rien il faudrait navoir pas inventé le silence une lettre comme un soir où jaurai envie de parler faire des mots des phrases comme on ouvre la bouche tout grand lentement pour sortir une immense bulle énorme qui nest pas même allée jusquau plafond comme on fait les choses dont on a peut-être un peu moins linaccoutumance que dautres histoire de croire on ne sait trop quoi sans importance histoire davoir encore histoires avec moi-même  ou avec cette voix qui sourd de mes doigts. Francis_
9
Un jour tu seras sur le sable heureuse et pleine douce comblée comme la pierre emportée que les eaux ont pétrie et traînée
que la main ramasse que la main caresse et que lon dépose sur la cheminée
Tu seras galet.
10
740806 ma Montpellier 14 heures
Francis_