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Ma mère, etc., roman

De
196 pages
Cela pourrait se dire une autobiographie. Depuis la naissance, en Pologne, c'est toute la gamme des événements petits et grands, parfois dramatiques, les amours et les amitiés, la construction psychologique et professionnelle de celui qui deviendra le poète de "Je est un juif". Les rencontres avec les grandes figures de ce temps, les rêves d'avenir, les utopies politiques... Autour du thème central de la mère, un roman aux variantes et embranchements multiples se dessine.
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Charles Dobzynski

Ma mère, etc., roman

Profils d’un classique

Daniel Cohen éditeur
www.editionsorizons.fr

Profils d’un classique,
une collection dirigée par Daniel Cohen

Profils d’un classiqueest une collection qui a pour vocation
d’offrir au lecteur français, par voie de l’essai ou de l’œuvre
plus personnelle, un éclairage nouveau sur des auteurs natio-
naux ou étrangers à qui la maturité littéraire et la renommée
nationale confèrent le statut de « classique ». S’il est vrai qu’elle
vise plus spécifiquement des auteurs contemporains, et en tout
e
cas nés auXXelle pourrait s’ouvrir également à des siècle,
e
auteurs plus anciens, nés auXIXsiècle notamment, mais dont
l’œuvre s’est déroulée, à cheval entre les deux siècles, soit par
son retentissement, soit par sa cristallisation.

ISBN :978-2-336-29829-0
© Orizons, Paris, 2013

Michel Arouimi,Jünger et ses dieux.Rimbaud,Conrad,Melville,
2011
Audrey Aubou (dir.),Reinaldo Arenas en toutes lettres,2011
Aimé Césaire,Du fond d’un pays de silence...Éditioncritique de
Fe rr eme nts, Lil
Souley201B2a,
Monique Lise Cohen,.en EUtt20yl1e3Hi clle t
Miguel Couffon,e Altvi rt ePe Une
Vi,e1859 ent1n9e19,201r1t e
Charles Dobzynski,J,e r20o11man,e stu
Charles Dobzynski,fon U — uTomeI:rLes poàètesbr
de Fr2a0n1c1e;, TIIpoèteso:me Les2013du Monde,
Charles Dobzynski,Ma m2è0r13e ,e
Raymond Espinose,Alb,e u rne tétCosse hi
2008
Raymond Espinose,n sBuor i, 20p0o9e anèt Vi,
Hamid Fouladvind,c Are agon,t20 09amou
André Gide,Poési e, illuss trationds de’AndChristian
Gardair,2009
Françoise Maffre Castellani,hLeEd ili t vr
sc»,2e011au x
Didier Mansuy,Le linc La eu
t ri—Rondi—Cotq,e 20é0 9te handu Jou
Tilmann Moser,ammaUne gr-ei r
mand par Dina2009. LeNeveu,
Claude Vigée,Mélanc, édiotliioned’Ann2e0 0 8Msoolauinic,r
Claude Vigée,L’e,2009e txt ase
Claude Vigée,Rêve20r11 d’éc r
Georges Ziegelmeyer,cLe s,yc le
Œu vr,2e009d-mond e

Ma mère, etc.,

Poésie

Du

même

auteur

Not re(Pierrea mouSeg1h9e5r1s),r e
Au c(aveclaiunrdessin dde Feernand
Seghers,1955)
D’u ne (de ssinsvoidexRocbertomLmapuoujad
Seghers,1962)
L’Opér a (Nd.R.F. Geallim1a96r3d), l’espac
Ar br (Roeugerie,197 6)d ’id e
Un cant (Eiurope/qpoésie,1976u)e
Table(Pdierre Beelf1o9n78d),s élément
Délogi (qBelfond,198u1)e s
Qu arant (Rouegerie,1983 )polar se
La vie(Pi erreeBelf1o9n9sd1t,) PrixuMax
Jacob1992
Alphabase (Rougerie,1992)
Fable (a vecChidesnepapiers froissés de La
Rougerie,1996)
Géod (dessinsede JacquesPHi,C19la98u)zel, Ed.
Jou r(acrylniaqlu esaltdeeFrançoisr- Férneatt,
chez,2000)
L’Esc alie(lavisrde ColedeD -etuomA’Lteblé,s
rier,2002)
Cor ps (àÉ d.rdeéila200n5v)eDifférencen,t e
La r é(aFlirontispticeédedNicolas’àRozicer, Lô
rier,2005)
La sc è(nÉed. de lpar 2006)Diifférencmei,t i
Ge st (udessinsaid’Alainr Bear) L edTem
cerises,2006
À re avecvoidesrcol,l ageslademémoLiadisla
Éd.PHi,2006

J’ai fai (Éditilolins delala20p1e0)Différenrce,d
Le Baladi n de
Temps des Cerises, 2012)
Jou rnal dpréeface d-elaBerlu
nard Noël, peintures de Marc Feld,
2013)

PRose

Cou leu rmé-moi r
r(réeid.asN1y9k9t7a),
Tar omanci e1977,,rtraductioonm an
tchèque :O1m9n8i8a),
Le comme (Messidror1985)cGraend
prix de la science-f1i9c8ti6o.n française,
Albe rt Fér(Éd.auFragments,d
1993)
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Lavoi rd et ou
de François Féret,1995)Éd. Cadex,
Le sc hoses(desnsi’ens den fo
Daniel Nadaud, É19d9.8) Cadex,
Le Monde yid
1998)
La sur(Éd.prdeiLas2e006)Différ ence,d
Solène e(Publtibook,2 010)le Cybor
La Comédi(Pueblibook,2 010) d e

TRaducTioNs

Adam MickiewPièclze,
anthologiee.F.R., (1955)

r,iessani dsuivi de’un

Nazim HikmC’eet,n dst u
Par is ma(rMessidoro,se:rééd Lee
Temps des cerises,1999)
Yannis Ritsos,l’arbre de la prison et les femmes(gra-
vur esde Zizi Makr is)biling u
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l’Impr200o0v)iste,
Antholog iede lal poéesie yidd is h,Mi
p(eGa1971,uLp ,leliSi uleam1987l, Poésiei-llGae/dr
ma2001d. r

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r

2013

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À Henr

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Cha pitre 1
Ma mère écrite &
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Honor éde Balz

Je pa
Pa rm
a uss i
De voi r
Geor ges Per
Un ev

i
Le premier jour
ue fut pourtoi le pr?emier jo
Q
Que fut pourtoi lapr emiè
Qui te cribla soudain da
d’un autr eciel ouvr ?a
Ga re du Nord. De ton pa
que cet enfant seul bag a

14

Déjà l’ailleur sse dessine en tes g
de leurla nga g
Tu ar pentas Par
En ce miroir brouillé des a
et tu as pris les astr e
pour lessig naux des destinée
Tu habita sla moiteur
où tama chineà coudre éta
mâcha ntdes fils comme on mâche un bétel.
Même minuit ne pouvait t’ar r
à ce tra va ila unoir
pr esquesa nsnom, sans pa
et ces tissus que tes mains effra
fur entta vieenfoncée dans le

ii
Ga gner so
Tu as touché ce talisma n,la
ma isce qui fut ton rêve t’aclo
de jouren nuit sursa cr
Tu te noyais. L’amour futta
Chez les mar chands où tu livr
tu m’emmenais quelquefois par
enjeu de l’ombre où tu n’étais pa
de leursour ir een forme
Pèr echômeur .L’époque était d
On ne ga gna it
Il s’en alla itquér ird
de quoi donnerà vivre sar

15

Était-? Étace un monidte- ce une mur
de Chine qui protèg ?e ses secre
Et chaque chose était gr
que le soleil un jourdéchiffr er a
Lor squetes sœurs au loin r
tu étais triste et de cendre en te
ton cœurba tta itcomme ba
à l’instant même où laha pp

iii
La Folie-Mér ico
Da nsce quar tiera
da nsce quar tierque
tout miroita ntde songes mim
toi tu menais tavie en diag
Rôda itle mythe au cinquième éta
L’ombr ependa itses linges d
et l’on tourna itla ru
du livre ouvert à Folie-Mér
La Républiqueéta it-ce la
de bronze noir indi?fférente a
Tu sillonnais laville, mal vê
pour tesa cha tstoujour
ja ma isà court d’espoir
tu nous filtra isla lumièr
en l’été lourd lafr aîc
a uxjour sde plomb l’ébréchur
La va ntsa nstr êvea
La va nta ussinotr e

16

sa nsr
que les toits g

ien savoir dela
r isder r

iV
La car pedu S
Non ce n’est pas du gr a
moudr e,
ma isc’est tavoix égr
sa nsfin repr issur ta
or gue pourmoi d’un ma
Des nigunim* de laPolog
l’écho roula itda nsla
tu y puisais jeunesse rena issa
qua ndson ressa ct’effa
Tu devenais cette imag evo
our lant les jours, les piqua
sur tama chineoù ta
à son tic-ta ctr ama
Elle éveillait les étra ng
de ton pays nata l.Cet or
que lamémoir eécoule en contr
et qui s’écrit en nous, même incompris.
Le vendredi vibra itcomme une
à tes doigts vifs, par eila
qua ndtu orna is,fa
r eined’un jouremba uma
* mélodiesen yiddish.

17

V
Ta foi
Quel fut le Dieu qui te donnala for
de tra ver? serle déser
De quel mystère appr ena
pour conjurer ?pa r
Toi tu n’étais guèr eexper
en rituels et en cérémonies.
L’unique foi qui te renda itsi fièr
a lla ita upeuple immense de
à ceux qui n’ont que leurs bra s
à ceux qui n’ont que leursueur pour
Tu par tag ea
et leurhistoir eéta itton seul tr
Je n’ai connu de toi que lacr o
en l’avenir quiscintilla itsoud
da nstes yeux gr iscomme un
nimbe de lar oséeen un jar
Ce qui brûla itsur ta
ce n’était pas quelque savoi
ni lasa gesse anc
ma isce bonheura ppelépoési

Vi
L’obscur equête
Penda ntdes mois père était a
On appela itcela mor

18

Il dériva itver sd’a ut
C’éta itcoutume auta ntque
Jour s:slianistrméas chines’a
Pèr emua itle riz en confetti,
il se croya itg astr
ma isdu poisson me laissa it
Comment tromper letemps qua
chôme ?
Quel exorcisme à démonte?rl’ennui
Il eut donné, déambula ntla
pour uncheva l-va peu
Que sava is-tu de cette obscur
qui si souvent loin de toi l’aima nta
Un jeu caché. Un amour que
sombr ele cœuren proie à ce r
Tel un ra dea use per
d’un littora lqu’il n’aper
Entr edeux eaux, père suiva
En s’éga ra ntda

Vii
Mon père, ce joueur
Mon père aima itjouer
Ma mère prête à servir
se morfonda itca ril
Elle gr ondait à s’en br
Elle exécra itfa ire le
Et m’envoyait dans son esta
cher chercelui que sapa