Ma vie en poésie

Ma vie en poésie

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Livres
56 pages

Description

Cet émouvant recueil colle au plus près de l’air du temps et de notre réalité dans ce qu’elle a parfois de plus dure. Ainsi la brutalité d’un licenciement s’annonce dès le début de l’ouvrage, tout de suite suivi par un texte dénonçant la souffrance des hommes, souvent trop seuls, ainsi que celle qui touche les animaux, les plantes, la planète. Le passé est également évoqué, avec douceur et poésie, dans le très beau « Crémaillère du temps passé ». La nature et son caractère parfois sauvage ne sont pas oubliés, décrits avec des mots très justes comme dans « La plage », « La Patagonie », « La vague et l’océan », ou encore « Java la belle » qui nous transporte dans son univers typique. L’auteur observe avec acuité le monde qui l’entoure, et rend ainsi une belle humanité à celui qui erre dans la rue, à la recherche autant d’une petite pièce que d’un moment d’attention de la part du passant, mais également à tous ceux qui tentent de (sur)vivre à Calais.


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Informations

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Ajouté le 10 avril 2018
Nombre de lectures 1
EAN13 9782414203208
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Couverture
CopyrIght
Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-20318-5
© Edilivre, 2018
Licenciement
Mots couchés sur une lettre Contrat arrêté de façon arbitraire Aucun être ne peut l’admettre Subir ! non, crier ne pas se taire
La vie pour beaucoup un effondrement Perte de nombreux repaires Essayer de retrouver tous les fondements Ainsi pouvoir se refaire
Reconstruire son futur sagement Patiemment aménager, ainsi faire Rebondir, se reclasser, sa vie refaire Oublier, éloigner cette vieille lettre
Cri du cœur
souffrance le manque de travail avéré souffrance le mal logement général souffrance l’individualisme instaurée souffrance la déforestation « o pauvre végétal » souffrance la culture intensive souffrance l’humain chassé de ses terres souffrance la gestion de l’eau abusive souffrance la mort par pollution des hyménoptères souffrance les abeilles touchées par les neurotoxiques souffrance les élevages dédiés aux trafics internationaux souffrance le temps détraqué par les réchauffement climatique souffrance, souffrance cri le bien haut
La plage
L’océan jusqu’a l’horizon s’étalant Vague en rouleau déferlant Ressac sculptant le rivage D’écume formant l’image Meringue de mousse, ganache Volute au vent qui s’arrache Galet finement ciselé Sable roulé, brassé, accumulé Brun roux saupoudrant le sol Le vent lissant en bémol Mouvement sans fin A jamais gravé dans l’antre salin
La patagoNIe
le canal de beagle est embouqué par la jeanne sur cette eau calme et limpide la coque glisse profitant de ce miroir elle se mire notre dame finement repeinte pour elle quel délice l’onde serpente dans un écrin de roche terre tapissée de lichen gris et rose si beau à voir monts et pics entourés de nuages qui s’éffilochent algue laminaire qui a la surface se moire fleur de bois si particulière à ses forets les yamanas en décorait leur tente de peaux indiens adaptés à cette farouche contrée capable de pécher nus dans ces eaux froides
Hainequand tu nous tiens
noirceur de l’âme inhumaine tourment qui nous gangrenne toujours plus fort à l’intérieur pour faire mal à l’extérieur verbe dur, cinglant qui défigure les sentiments des milliers d’années à évoluer pourquoi aujourd’hui les dévaluer cette noirceur venue de la nuit des temps vient exciter encore nos tempéraments celle qui en douce nous courrouce chauffe nos veines, nous pousse aux actions les plus viles souvent...