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Ogo

De
130 pages
Il n'y aucune parole « humaine » qui ne soit la demeure de l'esprit. Il n'y a pas d'appel qui ne dérange nos certitudes. Pour le reconnaître, il suffit de lire Ogo comme on lit un mythe, comme on tâtonne en religion ou comme on questionne en philosophie. Ogo dit de l'homme le déracinement, l'enracinement, et le dépassement. Ogo dit que toute expérience est unique ; qu'elle est manque de terroir. Il dit l'inquiétude métaphysique et non pas la fiction d'une culture ou d'une époque. T. K. Murhula
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OGO
Poètes des Cinq Continents En hommage à Geneviève Clancy qui l’a dirigée de 1995 à 2005. La collection est actuellement dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan
La collectionPoètes des Cinq Continentsnon seulement révèle les voix prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace d’ouverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de titres par an.
Déjà parus
557 – Claire GALLI,Un été de solitude, 2012. 556 – Mahshid MOSHIRI,S’il n’y a pas d’amour, 2012. 555 – Anne-Marie JEANJEAN,Stèles pour un signe, 2012. 554 – Abdelkhaleq JAYED,Musique de pierres,2012. 553 – Jean-Damien ROUMIEU,Nucléus, 2012. 552 – Cheikh Tidiane GAYE, Maria Gabriella ROMANI KOUACOU,L’étreinte des rimes/Rime abbracciate, 2012. 551 – Thierry MATTEI,Je serai voltigeur, 2011. 550 – Rita MORANDI,Vers l’ailleurs, 2011. 549 – Philippe TANCELIN,Au pays de l’indivis amer. Cahier, 2011. 548 – Emmanuel MATESO,Les mères de Kolomani,2011. 547 – Serge VENTURINI, Éclats d’une poétique de l’inaccompli (2009-2012) Livre V, 2011. 546 - Françoise et Sonia DELMAS,Pages Marges Visages, 2011. 545 – KALIDASA,Pour la naissance de Kumâra, 2011. 544 – Nicolas BELLISARIO,Haïkus, 2011. 543 – Jean GILLIBERT,La mort à vif, 2011.
Arnaud Delcorte
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Préface de ToussaintKafarhire Murhula
L’Harmattan
© L’HARMATTAN, 2012 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-96094-7 EAN : 9782296960947
À Omar, Karim et Muftah Dans l’éphémère
À Thélyson et Fabian Dans l’or
Préface
Comment voir différemment ?
“Et les hommes en écho… Le premier: Les fruits de l’esprit sont la charité et la joie La paix la patience la douceur la bonté La fidélité la bénignité la tempérance Le second: D’un vestige de l’œil sous le puits de savoir Le suffrage et le sang révèlent l’épitaphe des moyens”(p.66)
La poésie a toujours représenté pour moi cet espace d’apparition où le sens jaillit de nos différences existentielles. Elle a toujours exprimé, du moins pour ma part, la foi en tout ce qui est beau, vrai, noble, et digne d’être aimé en l’homme et autour de lui. Tout poète qui écrit pour rejoindre l’essentiel, écrit l’esprit des choses, du temps et des êtres. Car seul l’esprit sait traverser les mondes et survivre au temps. Dans ce poème d’Arnaud Delcorte résonne pour moi le dialogue avec l’histoire, la culture et la quête de l’essentiel en ses multiples points de vérité et de vulnérabilité.
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Lorsque vous lisez un poète, tout grand poète, vous êtes presque sûr qu’il vous entraîne sur une terre sacrée où comme Moïse, vous cernez sans le comprendre le mystère d’un buisson ardent qui brûle sans se consumer.Ogo, me semble-t-il, traduit en parole ce feu qui brûle au-dedans de chaque pèlerin de l’essentiel ! À sa lecture s’est réveillé en moi un « quelque chose » d’archaïque, cette nostalgie du futur que nous trimbalons avec nous toute notre existence sans arriver à la nommer. Me projetant en amont de l’histoire, il m’a confronté à mes nombreuses formes d’aliénations, d’exclusions, de conventions, de douleurs, de peurs inconscientes, et autres formes d’égoïsmes accumulés et inavoués. Appelons ça des « mythes ! » Ou si vous voulez, cette manière culturellement ancienne d’exorciser l’inconnu. Que l’auteur ait choisi de nommer son poèmeOgon’est pas simple coïncidence.
Ogome paraît justement être cet appel à réécouter l’archaïque essentiel ! Il semble exiger le retour à « l’intérieur », là où l’homme se reconnaît « la force du buffle » ; là où il renaît du tumulte de plusieurs mythes ; là où convergent toutes les autres sphères de l’existence. Là, précisément, nous rappelle le poète, l’homme partage ce monde avec une multitude d’êtres et d’histoires – si semblables et si différents à la fois.
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