Passions premières

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140 pages
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Au gré du rythme et des phonèmes / Dont tu ne sais où ils te mènent / Ecoute naître en ton esprit / Des airs de ronde et de sonnet / Par la syllabe et la métrique / A pas comptés l'écho d'un chant / Qui passe un mur d'orchestre en chambre

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Date de parution 01 septembre 2012
Nombre de lectures 25
EAN13 9782296503045
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

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Maquette de la couverture : Osama Khalil Illustration de la couverture : Tristesse et Joie de Sergio Birga
Illustrations Sergio Birga
Passions premières Dominique Thiébaut LEMAIRE
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Le Scribe cosmopolite – Poésie Collection dirigée par Osama Khalil
© Le Scribe l’Harmattan ISBN : 978-2-296-55781-9
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1.1 Le désir la joie la tristesse Tout se ramène à ces passions La tristesse est une faiblesse La joie promet la perfection C’est ce qu’enseigne la sagesse Dans l’infini des variations Le désir la joie la tristesse Tout se ramène à ces passions Le philosophe en sa justesse Loin de la commisération Qui se nourrit de la détresse N’a eu aucune hésitation Entre la joie et la tristesse Qu’il n’y a que six passions primitives. … On peut aisément remarquer qu’il n’y en a que six qui soient telles ; à savoir : l’admiration, l’amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse ; et que toutes les autres sont composées de quelques-unes de ces six, ou bien en sont des espèces (Descartes, Les Passions de l’âme). L'amour, dis-je, n'est autre chose qu'une joie… et la haine n'est autre chose qu'une tristesse… … Je ne range pas l'étonnement (admiration) au nombre des affections… Je reconnais donc seulement trois affections primitives ou fondamentales... celles de la joie, de la tristesse et du désir… (Spinoza, Ethique).
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1.2 Heureux celui qui s’en revient Libre d’esprit dont le bagage S’est enrichi de sens d’images Dans le parcours des méridiens Je pense à celui qui jusqu’au rivage Où l’infranchissable est rêve aérien S’en va puis retourne au bout du voyage Se réaccoutume au vieux sol terrien Heureux celui qui s’en revient Passé le temps des longs sillages Plus éclairé sinon plus sage Comprenant mieux l’amour des siens Je pense à celui qui redoute l’âge Et qui sans savoir s’il atteint le bien Sillonne toujours la blancheur des pages Dans un long chemin de mots magiciens
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1.3 Entends les mots prête l’oreille Ils sont consonne ils sont voyelle Où le poète aussi voyait De la couleur synesthésie Plaisir de sens et de musique En vibrations de fond lointain Sonorités du plus beau timbre Au gré du rythme et des phonèmes Dont tu ne sais où ils te mènent Ecoute naître en ton esprit Des airs de ronde et de sonnet Par la syllabe et la métrique A pas comptés l’écho d’un chant Qui passe un mur d’orchestre en chambre Accueille en toi comme leçon Venue des mots d’abord le son Tout en aimant mais sans désastre Aller chercher le clair des astres En tête garde issu du nombre Un art moins haut plus près d’une ombre
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1.4 Ce qui demande un long effort N’est pas toujours le plus précieux Travailler dur ne peut suffire Pour que le bien se change en mieux Parfois le beau nous est offert Comme le don d’un ciel radieux Ce qui demande un long effort N’est pas toujours le plus précieux Quand je me trouve au carrefour Entre la grâce et la biffure Pensant que rien ne coûte à Dieu Parfois j’écarte en geste pieux Ce qui demande un long effort
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