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Réminiscence - Tome VII

De
218 pages

« Les heures heureuses passées, le cœur triste se lamente
Enfoui dans son destin. Cependant derrière lui
Le cœur laisse la trace et le chemin du temps
A laissé des repaires. Ruines d’un bel amour
Où peines, joies, bonheur se sont accumulées
Forgeant un chemin sûr pour affronter la vie.
De ses ruines muettes, les fondations se font
Pour un bonheur nouveau. La douceur de l’amour
Estompe à tout jamais la perfection cherchée. »


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Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-23021-6

 

© Edilivre, 2017

Feuilles de mots fripés

Chemin de mots

Frémissement de l’âme

Avancée de l’esprit

Qui veut sortir de l’ombre

Ombre de ma pensée

Bien plus sourde que mes pas

Dans ma mémoire inerte.

Chemin inaccompli

Que mon empreinte trace

Tendu dans l’invisible

Au plus profond de moi.

Entre deux mots écrits

Le chemin de mes dires

Fait disparaître le lieu

Éclairant la pénombre.

Les phrases sur la page

Émergent au soleil

Et tendent vers l’écriture.

Et de l’ombre jaillit l’encre

Qui aligne les mots

Sur le blanc de la page.

La page blanche

La page s’est effritée

Mais les mots sont restés

Dans la tête du poète

Où d’autres renaîtront

Sur une page blanche.

Ils seront différents

Mais qu’importe pour eux

Ils aiment se mêler

À d’autres horizons.

Mais l’esprit du poète

Reste toujours le même.

C’est l’esprit de la page.

Le choix des mots

Écrire pour extraire du corps la sève, de ces mots

Qui s’accouplent dans la tête, jaillissent et se dispersent.

La pensée est si vaste et les mots si loquaces

Que parfois j’ai du mal à écrire dans ce brouillard

Comme une bruine très fine qui tombe au hasard

Se collant sur ma page ou s’étalant au sol.

Telle une loupe concentre les rayons du soleil

Pour faire jaillir en un seul point la lumière

Le feu, je suis seul maître de mes mots, je dompte

D’un coup de crayon magistral, je raye, surcharge

L’écriture, ou je la déchire de mes mains, froissant

La page mais aussi ma pensée. Frustration

Où selon les écrits, étrange satisfaction

De ma propre auto-censure, regard nouveau, clair

D’une page encore non souillée par l’encre et la pensée.

L’écriture rejaillit dans un état nouveau.

Le Mot, le Vide

Dans tous les recoins sales, je désespère

De ne trouver que des bouts de papier.

J’ai cherché, j’ai cherché, encore, encore

Partout ce mot qui ne voulait venir

Comme un cri étouffé, je l’ai senti

En vain du fond de mon ventre, de ma gorge

Mais seuls les graffitis m’apparaissaient.

Dégradations, graphes, tags, vitres rayées.

Pas la moindre annonce la moindre affiche

Pour m’aiguiller, déclencher une idée

Même les couleurs ne voulaient parler.

Ces verts, ces bleus, ces rouges et ces oranges

Ces jaunes, ces dégradés de blanc de noir

Ces couleurs de la vie qui d’habitude

Éclairaient mes idées, étaient éteintes.

Tout me paraissait sombre, désagréable

Les idées stagnaient, les mots me boudaient.

Je n’en faisais pas l’utilisation

Nécessaire à leur développement.

Tous ces mots s’étaient légués contre moi.

L’écrit

Écrire c’est comme rire, s’éveiller ou sourire

Parfois comme dans un rêve, j’hésite et je tâtonne.

Je regarde les mots sortir cela m’étonne

Et la plume pour suivre tous ces mots doit courir.

Écrire donne la joie, l’amour, et l’espérance

La beauté d’un matin, d’un regard d’innocence

D’un enfant qui s’éveille les yeux tout endormis

Et perçoit cette vie comme à son premier jour

Ouvrant à chaque fois un seul œil tour à tour.

Mais écrire, c’est me prouver que je suis. Hormis

Le regard des autres sur ma tentative d’écrire

Je suis satisfait quant à moi de poursuivre.

Les mots

Les

Signes

Sont partout.

Les mots veulent

Sortir de l’encre

Pour couvrir le papier

Des syllabes jusqu’aux phrases

Et composer un poème

Jusqu’au silence de la page

Où les mots ivres de sens exultent

Contents de former un tout sur cette feuille

Et se montrent partout, à chaque coin de rue

Prenant les passants pour témoins de leur joie.

Enfin une écriture qui s’exprime

Jusqu’aux cris, à la cacophonie

La page livrée à elle-même

Sans le secours du poète

Qui l’a pourtant créée

Par la fenêtre

S’est envolée

Dans la rue.

Fin des

Mots.

Micro glups

D’un signe à l’autre, tu m’interloques

Sur quel signe vraiment tu choques,

Dissèque donc le mot

Pour atteindre enfin

Sa signification !

Par l’étymologie

La racine paraîtra

Et le sens surgira.

En fonction bien sûr, de l’époque

Et en tenant compte du contexte

La phrase alors se construira

Et tout le texte tu verras.

Parenthèse

J’ai du mal à me concentrer

Pour m’isoler et écrire

Pour faire face aux critiques

De cette soirée bien trop mortelle.

Faut-il toujours rire et sourire

Quand un œil larmoie sans arrêt

Quand votre compagne souffre aussi.

La critique est alors facile

Le silence fait place à l’ennui

Pour cacher sa rage de crier

Des mots et des banalités

Que l’on regrette tout de suite après.

Paroxysme

Les mots sont-ils assez puissants

Pour décrier ce que je ressens ?

Vais-je bien les utiliser ?

Il n’y a que moi seul qui le sait !

On utilise les mêmes consonnes

Les mêmes voyelles qui résonnent.

Parfois un mot défie les autres

De par son aspect différent

Car on l’emploie moins fréquemment.

Pourtant le texte va s’écrier :

« Ce mot n’est vraiment pas des nôtres

Qu’on se le dise et qu’on le sorte

Car cette phrase fait peur aux autres ! »

Un mot qui n’est plus usité

Se retrouve très vite au panier

Ou dans un livre approprié

Je veux parler d’un dictionnaire

Et voilà la belle affaire !

Ce mot sortira dans cent ans

Il sera au goût de tous ces gens

Qui l’emploieront à bout de champ

Même si ce n’est à bon escient.

Il fera chanter toutes les dents

Et tous les gens seront contents.

Peintre de la vie

Comme le peintre peint la vie

Les mots eux, nous la racontent.

Comme le peintre peint le ciel

Les mots d’écrivent l’intensité

Des bleus, des lumières des ombres

Alors que chaque individu

Perçoit une lumière différente

Le langage est universel

Car on a plus souvent, c’est vrai

Le même apprentissage des mots

Que celui des teintes, des couleurs.

Mais le tableau traverse le temps

Comme la page de l’écrivain

Les années ternissent les couleurs

Et ne trouvent plus le sens des mots

Que chacun des deux accomplis.

Remenber

Des effluves de poème remontent à ma mémoire

Par petites brides saccadées et fragiles

Viennent alors, l’angoisse et la peur

Du poème incomplet.

La rime ? Un pied ?

Un blanc.

Quelle poisse

Terrible Mémoire !

Mais, est-ce vraiment sa faute ?

Ou bien dois-je m’en prendre qu’à moi-même.

Désir de trouver un poème complet

Ma mémoire est comme un tableau qui veut s’effacer.

Remove

Alternance de pairs et d’impairs

Dans des vers de différents pieds

Indifférence de parité

Dans sa relation conflictuelle

Avec sa mémoire et des vers

Qu’il n’a pas lui-même inventé

Et dont il n’a su préserver

Toute la force et l’entité.

Scritum

« Scritum », l’écrit semble puiser sa force dans l’esprit

Entre l’écrit et l’esprit le langage est là.

Après l’apprentissage de nombreuses années

La maîtrise s’accomplit, l’écriture vient après.

Le domptage syntaxique ne s’est pas fait sans mal

Barrage, questions, incompréhension, divergences

Lutte inégale entre le maître, le mot et l’élève

Lutte ou le maître-mot gagnera sans merci

Pour le bien de l’élève, pour qu’il maîtrise enfin

La syntaxe, la grammaire, et tout le sens des mots

Après avoir perfectionné et approfondi

Tous ces domaines, l’élève sera alors un maître.

Contrat éternel du dominé, dominant.

Spontaneité des mots

Même si j’écris de la poésie spontanée

Cela ne veut pas dire qu’à son surgissement

L’esprit et la conscience se censurent d’elle-même.

Je n’écris pas les mots comme ils viennent à l’esprit

Un déclic se produit, une phrase se forme

Et les mots sont filtrés pour devenir des vers

Et chaque vers suivant est soumis lui aussi

À ce même filtrage que ma conscience impose.

Je crois faire du café, car m’exprimant ainsi,

La symbolique demeure intacte. Partir du brut

Pour être une boisson, par la transformation

Alchimique de l’eau et du marc de café

Des mots qui viennent encore pour être mieux filtrés

Par l’esprit qui apure en régnant sur le mètre.