SHORT ! Eté 2012

SHORT ! Eté 2012

-

Livres

Description

 

 

 

Partez en vacances avec SHORT ! Eté 2012, et emmenez avec vous les Lauréats du Prix. Feuilletez et trouvez le strip Le bar de la banquise de Mouss, rafraîchissant. Ravivez la nostalgie qui sommeille en vous avec le poème De l’enfant que j’étais, de Sandrine Davin ; glissez-vous dans la peau d’une mère désemparée avec le Très très court Yam de John-Henry, ou dans les pensées d’une malade se dissociant de sa maladie, débutant ainsi Ma vie sans moi. Ou la mauvaise nouvelle (Lilie Emme, Nouvelles).

 

Vous trouverez également les Lauréats choisis par l’éditeur, et parmi ceux-ci Les verrues plantaires persistantes de Madame Soupirail, poème plein d’ingéniosité de Mégadingue, ainsi que le Strip Premier jour d’école de Lucas Colabella, qui vous rappellera le cap à franchir pour grandir ! On lira aussi la belle déclaration de la Lettre à Claire (Céline Laurent-Santran, Très très court), et la Nouvelle Les fils d’Ariane, interview sentimentale (Lussi).

Et bien d'autres...


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 janvier 2013
Nombre de lectures 27
EAN13 9791091283083
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
AVANT LA NUIT Thibaut Van Cauwenberghe
Juste avant la nuit, j'ai voulu voir une dernière fois les quais de Saône. Savourer la beauté des derniers rayons de soleil qui se noient en éclats dorés au-dessus des eaux glauques, colorant la surface du fleuve d'un millier de prismes scintillants. Mais les quais de Lyon ne sont pas que poésie et possèdent également leurs parts de ténèbres. Bien malin celui qui pourrait évaluer le nombre de corps jetés du haut de ces ponts. Le pourriez-vous ? Je ne crois pas, c'est impossible. Moi-même après trente années de Police et d'enquêtes au service de cette ville, j'ai du mal à avancer un chiffre exact. Qu'ils soient froids comme le marbre ou encore chauds comme une brise de printemps, j'en décompte environ une quarantaine, rien qu'au cours de ma carrière. Et je ne vous cause là que des homicides. Les suicides et les accidents ne rentrent pas dans les statistiques d'affaires élucidées. Cela serait trop facile. Peu importe l'époque ou le lieu, les meurtriers n'ont eu de cesse d'éprouver une fascination morbide pour le délestage de congénères dans les eaux turpides. Lacs, océans, fleuves et rivières ont ainsi servi de vide-ordures naturels pour accueillir les gêneurs, fouineurs, innocents et autres empêcheurs de tourner en rond. Il faut reconnaître que le mode opératoire est des plus pratiques : Un beau plongeon, un « plouf » sourd et étouffé, quelques encyclies éphémères qui flétrissent silencieusement la surface, et voilà votre macchabée parti pour un voyage sans retour dans les abîmes de l'oubli. Séduisant non ? Sauf que j'ai sciemment omis de vous préciser un détail, et il a son importance. Il m'a permis de mettre à l'ombre pour un sacré bout de temps plusieurs imbéciles du terroir qui avaient eu l’outrecuidance de penser que leur stratagème s'apparentait au crime parfait. J'ai un ami médecin légiste. S’il était là, il vous expliquerait que les cadavres ont tous la même fâcheuse propension physique à remonter un jour à la surface. C'est inéluctable.