Pratiques et représentations linguistiques en Guyane

Pratiques et représentations linguistiques en Guyane

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Livres
488 pages

Description

La Guyane française, avec sa grande richesse culturelle et linguistique, offre un observatoire privilégié pour l'étude des relations entre langue et société. On y parle en effet une trentaine de langues d'origines multiples : langues créoles, amérindiennes, asiatiques, européennes. Des populations aux histoires diverses participent aux processus de migrations et d'urbanisation, se trouvant ainsi confrontées aux langues et cultures dominantes de la région. Tant dans le domaine de l'éducation que dans celui de la santé ou de la justice, la promotion quasi-unique du français conduit à des difficultés d'ordre linguistique et culturel à l'origine d'importants problèmes sociaux. Linguistes, anthropologues, sociologues, historiens, dicacticiens, psychologues croisent ici leurs analyses pour susciter des politiques prenant en compte la spécifié des langues et cultures guyanaises. Cet ouvrage s'adresse à la communauté universitaire, aux pouvoirs publics, aux enseignants, aux acteurs sociaux, mais également à tout lecteur concerné par les questions sociolinguistiques et anthropologiques telles que le contact des langues et des cultures, le rôle des représentations culturelles dans l'apprentissage des langues, la construction de l'identité et la place des langues dans cette construction.


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Date de parution 27 mars 2014
Nombre de lectures 37
EAN13 9782709917896
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Pratiques et représentations linguistiques en Guyane

Regards croisés

Isabelle Léglise et Bettina Migge (dir.)
  • Éditeur : IRD Éditions
  • Année d'édition : 2008
  • Date de mise en ligne : 27 mars 2014
  • Collection : Hors collection
  • ISBN électronique : 9782709917896

OpenEdition Books

http://books.openedition.org

Édition imprimée
  • ISBN : 9782709916301
  • Nombre de pages : 488
 
Référence électronique

LÉGLISE, Isabelle (dir.) ; MIGGE, Bettina (dir.). Pratiques et représentations linguistiques en Guyane : Regards croisés. Nouvelle édition [en ligne]. Montpellier : IRD Éditions, 2008 (généré le 22 janvier 2015). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/irdeditions/6936>. ISBN : 9782709917896.

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© IRD Éditions, 2008

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La Guyane française, avec sa grande richesse culturelle et linguistique, offre un observatoire privilégié pour l'étude des relations entre langue et société. On y parle en effet une trentaine de langues d'origines multiples : langues créoles, amérindiennes, asiatiques, européennes. Des populations aux histoires diverses participent aux processus de migrations et d'urbanisation, se trouvant ainsi confrontées aux langues et cultures dominantes de la région. Tant dans le domaine de l'éducation que dans celui de la santé ou de la justice, la promotion quasi-unique du français conduit à des difficultés d'ordre linguistique et culturel à l'origine d'importants problèmes sociaux.

Linguistes, anthropologues, sociologues, historiens, dicacticiens, psychologues croisent ici leurs analyses pour susciter des politiques prenant en compte la spécifié des langues et cultures guyanaises. Cet ouvrage s'adresse à la communauté universitaire, aux pouvoirs publics, aux enseignants, aux acteurs sociaux, mais également à tout lecteur concerné par les questions sociolinguistiques et anthropologiques telles que le contact des langues et des cultures, le rôle des représentations culturelles dans l'apprentissage des langues, la construction de l'identité et la place des langues dans cette construction.

Sommaire
  1. Préface

    Bernard Cerquiglini
  2. Introduction

    Isabelle Léglise et Bettina Migge
    1. Pourquoi ce livre ?
    2. Donner l’image d’une Guyane plurielle
    3. Hétérogénéité des pratiques et plurilinguisme
    4. Hétérogénéité des pratiques et des rapports à l’écrit
    5. Contacts de langues et de cultures : représentations de l’Autre et relations interculturelles
    6. Gestion de l’environnement multilingue et multiculturel par les institutions
    7. Structure de l’ouvrage et résumé des contributions
  3. Partie 1. Situation sociolinguistique Pratiques et représentations des langues et cultures en contact

    1. Des langues, des domaines, des régions

      Pratiques, variations, attitudes linguistiques en Guyane

      Isabelle Léglise
      1. Introduction
      2. Enquêtes, méthodes, données
      3. Éléments pour une vision globale
      4. Une grande variété dans les pratiques et dans les rapports aux différentes langues
      5. Quelques éléments de conclusion
    1. Alternances codiques en Guyane française

      Les cas du kali’na et du nenge

      Sylvie Alby et Bettina Migge
      1. Introduction
      2. La recherche sur les alternances codiques
      3. Aspects structurels du parler bilingue
      4. Aspects sociaux des discours bilingues
      5. En conclusion
    2. L’écrit en Guyane

      Enjeux linguistiques et pratique sociale

      Laurence Goury
      1. Introduction
      2. L’écriture et la raison : des théories évolutionnistes aux représentations des locuteurs
      3. Écrire les langues
      4. Conclusion
    3. Approche anthropologique du multiculturalisme guyanais

      Marrons et Créoles dans l’Ouest

      Marie-José Jolivet
      1. Introduction
      2. Mise en perspective socio-historique
      3. Une société en recomposition : immigration et intégration
      4. En guise de conclusion
    4. Dynamiques interethniques dans le haut Maroni

      Francis Dupuy
      1. Introduction
      2. Une différence par la culture
      3. Nouvelles donnes
    5. L’insertion scolaire des enfants de l’Ouest guyanais

      Le cas des réussites paradoxales

    1. Jeannine Ho-A-Sim
      1. Introduction
      2. Problématique
      3. Approche qualitative, le cas des enfants kali’na et hmong
      4. Conclusion
    2. Le « taki-taki », une langue parlée en Guyane ?

      Fantasmes et réalités sociolinguistiques

      Isabelle Léglise et Bettina Migge
      1. Introduction
      2. Le « taki-taki » dans la littérature
      3. Les auto-désignations et hétéro-désignations des créoles de base anglaise en Guyane
      4. Variations dans la langue businenge (langue A)
      5. Résultats d’une enquête sur les attitudes face au taki-taki
      6. Description de deux variétés de taki-taki
      7. Conclusion
    3. De l’influence du français et du créole guyanais sur le hmong parlé en Guyane

      Chô Ly
      1. Introduction
      2. Les Hmong de Guyane
      3. Méthodologie de recherche
      4. Résultats et interprétations
      5. Conclusion
    4. Pratiquer une langue locale pour s’intégrer

      Pratique des langues locales et représentations de l’Autre chez les métropolitains de Guyane

      Marion Thurmes
      1. Introduction
      2. Les métropolitains
      3. Les facteurs déterminant l’apprentissage des langues de Guyane
      4. Les métropolitains pratiquent une langue locale pour s’intégrer
      5. Conclusion
    5. Yo nan peyi laguyan tou

      Pratiques langagières des Haïtiens dans l’île de Cayenne

      Maud Laëthier
      1. Introduction
      2. Situation des langues en Haïti
      3. Présence haïtienne en Guyane
      4. Haïtiens en Guyane : de leur langue à la langue des autres
      5. Des jeunes nouvellement arrivés et non scolarisés
      6. Conclusion
    1. Les places de la langue dans la construction identitaire des Créoles de Guyane

      Isabelle Hidair
      1. Introduction
      2. Problématique
      3. Langue et usages socialement acceptables
      4. Attitudes antagonistes face à l’introduction du créole à l’école
      5. Langue créole et monopole des médias
      6. Les fêtes familiales et populaires : omniprésence du créole dans l’espace ludique
      7. La politique et le phénotype : images négatives du « créole »
      8. Conclusion
    2. Lieu et langue

      Paramètres d’identification et d’attribution du Soi et de l’Autre en wayana (caribe)

      Éliane Camargo
      1. Introduction
      2. Le groupe wayana
      3. Un peu de leur histoire d’hier et d’aujourd’hui…
      4. Différenciation et identification
      5. Polysémie du terme wayana et identification
      6. Les kalipono « Autre »
      7. Conclusion
    3. Usages de l’histoire des Premiers Temps chez les Marrons ndyuka

      Jean-Yves Parris
      1. Introduction
      2. Marronnage et Premiers Temps : une spécificité socio-politique
      3. La transmission des Premiers Temps
      4. Dynamique des Premiers Temps : une ressource politique
      5. Vers une mise à l’écrit de l’histoire des Premiers Temps : une ressource identitaire
    4. Listes, lettres et documents

      L’écrit et l’école chez les Wayãpi de la Guyane française

      Sylvia Tinoco
      1. Introduction
      2. Les Wayãpi : histoire et organisation sociopolitique
      3. L’écrit : supports, fonctions, usages
      4. L’école et l’écrit
      5. La fonction et la symbolique de l’écriture
      6. Conclusion
  1. Partie 2. Gestion des langues et des cultures par les institutions

    1. Contribution à une histoire des politiques linguistiques éducatives mises en œuvre en Guyane française depuis le xixe siècle

      Laurent Puren
      1. Introduction
      2. 1848-1946. Le contexte colonial post-esclavagiste : une école réservée à l’élite créole
      3. 1946-1970 : la départementalisation : « francisation » et premières expériences de scolarisation des Amérindiens dans les homes catholiques
      4. L’émergence des écoles publiques sur les fleuves du milieu des années 1950 à la fin des années 1970
      5. Vers un renouveau des politiques linguistiques éducatives en Guyane à travers la prise en compte des langues maternelles
      6. En guise de conclusion
    2. Place « officielle » du français à l’école et place « réelle » dans les pratiques des acteurs de l’école

      Conséquences pour l’enseignement en Guyane

      Sophie Alby
      1. Introduction
      2. Un constat préliminaire : la diversité des situations scolaires
      3. Le français face aux autres langues de l’école. Les langues de l’école dans les discours des futurs enseignants
      4. Place du français et des autres langues de l’école dans les pratiques scolaires
      5. Conclusion : perspectives pour l’école ?
    3. Former des enseignants dans un contexte plurilingue et pluriculturel

      Sophie Alby et Michel Launey
      1. Introduction
      2. Prendre en compte le plurilinguisme à l’école
      3. Redéfinir les objectifs de la formation des PE en Guyane
      4. Former les enseignants : actions, outils et propositions didactiques
      5. Adapter la formation des enseignants au contexte guyanais
      6. Conclusion
    1. L’école sur le Maroni

      Places et fonctions, réelles, prévues et occupées

      Élisabeth Godon
      1. Introduction
      2. Trouver une place d’élève
      3. Des enquêtes sur les représentations : places symboliques et places réelles
      4. Conclusion
    2. Toutes les langues à l’école !

      L’éveil aux langues, une approche pour la Guyane ?

      Michel Candelier
      1. Introduction
      2. Grand angle : ce qu’est l’éveil aux langues
      3. Zoom avant : l’éveil aux langues et la situation guyanaise
      4. Les effets de l’approche
      5. Quelques informations sur les premières actions entreprises en Guyane
      6. En conclusion, pour poursuivre…
    3. Des adultes en formation à Saint-Laurent-du-Maroni. Approche interculturelle

      Florence Foury et Catherine Tabaraud
      1. Introduction
      2. Contexte général de la formation de base en Guyane
      3. Le public de l’Appel, à St-Laurent-du-Maroni, évolution en tendance de 1997 à 2004
      4. L’approche interculturelle
      5. Construire la diversité culturelle : quelques exemples d’activités au sein de l’Appel
      6. Conclusion
    4. Environnement graphique, pratiques et attitudes linguistiques à l’hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni

      Isabelle Léglise
      1. Introduction
      2. Les « forces » en présence
      3. L’environnement graphique à l’hôpital
      4. Pratiques déclarées et pratiques réelles dans un service hospitalier
      5. Conclusion
    1. L’écriture du kali’na en Guyane

      Des écritures coloniales à l’écriture contemporaine

      Odile Renault-Lescure
      1. Introduction
      2. Quelques réactions à l’écriture occidentale
      3. Écritures exogènes
      4. Des notations exogènes à une écriture kali’na
      5. Conclusion : la Déclaration de Bellevue
  1. Références bibliographiques

  2. Glossaire

  3. Liste des auteurs

  4. Illustrations

Préface

Bernard Cerquiglini

1La France possède une langue commune, le français, langue de la République ; elle permet de vivre ensemble au sein de la nation. Cette langue de la citoyenneté ne saurait toutefois s’imposer aux dépens des autres. Langue officielle, langues régionales, langues sans assise territoriale forment un patrimoine de culture immatérielle qu’il convient de valoriser, de protéger et de faire connaître.

2L’attention récente que la France porte à son patrimoine linguistique a donné un grand essor aux recherches consacrées à la Guyane. Certes, depuis longtemps des anthropologues, des linguistes, des amateurs éclairés se sont attachés à décrire les cultures et les idiomes de plusieurs communautés guyanaises. Toutefois, la politique menée en faveur des « Langues de France »1 a donné à ces recherches à la fois une légitimité, un soutien et une finalité ; il s’agit de porter un regard scientifique global sur la réalité linguistique guyanaise, afin de constituer un savoir et d’éclairer l’action publique.

3Ce n’est que justice. Si la France, tout d’abord, peut s’enorgueillir de sa richesse linguistique, trop longtemps méconnue ou méprisée, elle le doit en grande partie à l’Outre-mer, et particulièrement à cette trentaine de langues pratiquées entre Maroni et Oyapock. En France, on parle français, créole, occitan et breton, mais aussi palikur et kali’na. Ensuite, quelques-unes seulement de ces langues ont été correctement décrites, alors que toutes, à la seule exception du créole guyanais, sont en situation fragile. La complexité, enfin, de la disposition linguistique guyanaise (langue officielle, le français/langues régionales nombreuses, de nature, d’extension et de statuts fort différents/langues d’immigration, dont le portugais du Brésil en progression rapide) constitue un véritable laboratoire pour la recherche. Elle incite à des études d’ensemble, à la fois rigoureuses et complexes, informées des méthodes les plus récentes, respectueuses de la variété des pratiques.

4C’est ce que font avec bonheur les études qu’ont rassemblées Isabelle Léglise et Bettina Migge. S’inscrivant dans une sociolinguistique des interactions et des représentations, leurs auteurs examinent, selon des approches complémentaires et dynamiques, les questions des idiomes (typologie et extension), de leurs pratiques (variation et changement de code), de leurs effets réciproques (influences et images), de leurs statuts (ambivalence de l’écrit, fondements culturels), de leur contact aux lieux d’éducation (école) et de socialisation (hôpital, centre communautaire). Sont ainsi abordés, avec la pénétration que donne la meilleure connaissance du terrain, avec l’ardeur théorique d’une recherche qui allie le renouvellement des méthodes au défrichage pionnier, avec le sérieux enfin d’une étude qui a mesuré l’urgence et le prix de son action, des domaines (construction de l’identité au travers de la langue, plurilinguisme, contacts culturels et linguistiques, rôle de l’école et de l’écrit, etc.) qui concernent directement la métropole et la politique qu’elle entend conduire en faveur de son patrimoine.

5Cet effet en retour, de la Guyane vers son Outre-Mer, n’est pas la moindre vertu de cet ouvrage remarquable, des plus utile et passionnant.

Notes

1 NDE : la Délégation à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture), au travers de son « Observatoire des pratiques linguistiques » a largement contribué, ces cinq dernières années, au financement de recherches sur les pratiques des langues en France (métropolitaine et Outre-Mer). En Guyane, cette volonté politique a permis également de renforcer la visibilité de programmes scientifiques menés par le CNRS et l’IRD, en particulier par l’unité de recherche Celia qui s’est efforcée, depuis 1994, de décrire les langues de Guyane et d’organiser des formations pour leur prise en compte dans l’éducation.

Auteur
Bernard Cerquiglini

Ancien Délégué général à la langue française et aux langues de France
Professeur à l’université d’État de Louisiane (Baton Rouge)

Introduction

Isabelle Léglise et Bettina Migge

Pourquoi ce livre ?

1La Guyane française présente une grande diversité culturelle et linguistique qui, bien que longtemps méconnue, a attiré un certain nombre d’observateurs, de l’intérieur comme de l’extérieur. Au fil des recherches menées ces trente dernières années, cette diversité a été interrogée au travers de différentes perspectives historiques, anthropologiques, sociologiques ou encore linguistiques. Toutefois, ces travaux demeurent peu connus à l’extérieur des différents champs disciplinaires concernés et ont fort peu tenu compte les uns des autres.

2Pourtant, la situation sociolinguistique guyanaise interroge, intrigue, malmène parfois, les pouvoirs publics, les acteurs sociaux et les institutions aux rangs desquelles l’Éducation nationale a une place de choix. L’explication des causes de l’échec scolaire guyanais passe par exemple souvent par l’invocation de cette situation sociolinguistique, vue comme spécifique et déroutante, sans toutefois que les connaissances scientifiques dont nous disposons soient convoquées, pour la rendre plus intelligible et moins singulière. Il faut dire que la diffusion de ces connaissances fait encore défaut, en Guyane comme en métropole, tant pour les divers acteurs impliqués sur le terrain que pour les politiques – en particulier les politiques d’aide au développement et les politiques linguistiques et éducatives – s’appliquant à ce département français d’outre-mer.

3C’est pour remédier au manque de diffusion des connaissances que le projet de ce livre a été conçu. Nous espérons que mieux connaître la situation sociolinguistique guyanaise contribuera, en prenant en compte les réalités sociales et linguistiques, à formuler des politiques linguistiques innovantes, sensibles au défi langagier présenté par ce département.

4C’est aussi pour remédier au manque de discussion entre champs disciplinaires que cet ouvrage collectif a été conçu1, comme un croisement de différents regards sur un objet commun : les pratiques linguistiques et culturelles en Guyane et les représentations qu’en ont les acteurs.

5En ces temps de globalisation, avec l’augmentation des phénomènes d’urbanisation et de migration, les situations multilingues – qui constituent la majeure partie des situations au monde et non un cas particulier, comme l’idéologie monolingue française tend à le faire oublier – intéressent particulièrement les sciences humaines et sociales. La Guyane, avec sa grande richesse culturelle et linguistique, offre un observatoire privilégié pour l’étude des relations entre langue et société.

6D’un côté, elle présente toute une gamme de situations mettant en contact des populations aux histoires diverses, ce qui permet de réaliser des études sur de nombreux sujets : nouvelles pratiques linguistiques et sociales liées à l’urbanisation, effets de la migration sur les populations en présence, stratégies d’appropriation des langues et cultures dominantes, etc.