A travers le Sahara

-

Français
96 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Ayant déja une expérience du désert, l'auteur s'est mis en tête de l'affronter seul, en ajoutant aux difficultés d'une telle expédition les risques d'expériences de survie inspirées de travaux américains. Obligé de respecter la législation algérienne, il devra modifier son itinéraire et limiter la durée de sa traversée du Tanezrouft en solitaire. Mais les difficultés seront bien au rendez-vous, tout au long de ce trajet d'Alger à Abidjan. Un école de courage et des résultats scientifiques utiles.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2013
Nombre de lectures 37
EAN13 9782296537408
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0068€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Marcel CASSOU
À travers le Sahara
Avec la soif pour compagne
À travers le Sahara
Marcel CASSOUÀ travers le Sahara Avec la soif pour compagneL’Harmattan
© L'Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01024-3 EAN : 9782343010243
Prologue
 Traverser seul le Sahara algérien est une entreprise qui peut, ou non, présenter quelques risques. Pour cependant les diminuer au maximum, la législation locale interdit de tels voyages et, sur les pistes dites de catégorie B, oblige tout véhicule isolé à attendre le passage d’un convoi pour partir.  Pourquoi une telle sévérité ?  Elle est compréhensible quand on sait l’importance qu’il faut accorder aux trois facteurs suivants : -facilité, en suivant des traces, de s’éloigner de la piste et de s’égarer -rapidité avec laquelle une panne de voiture, même  simple, peut engendrer la panique -risques d’accident matériel dans les passages  difficiles, zones de sable par exemple. Personnellement, je voulais non seulement traverser le Sahara en solitaire mais aussi, pour des raisons précises que j’explicite un peu plus loin, sortir des pistes. Je n’ai pu, malheureusement, réaliser entièrement ce que j’avais imaginé, ce qui diminue la valeur de mon témoignage. Avec le temps dont je disposais, j’ai cependant essayé de respecter au mieux ce que je m’étais fixé comme objectif et que je rappelle ci-dessous. Mon projet, appelé « Tanezrouft 71 », élaboré en novembre 1970, prévoyait : -de reprendre au Sahara des expériences effectuées près de Phoenix (Arizona) par le docteur Ray D. JACKSON. Leur but est de capter l’humidité du sol et de fournir ainsi au voyageur en perdition un moyen de survivre en attendant l’arrivée de secours. -de réaliser ces tests le long d’un itinérairehors piste, dans des conditions de solitude morale et
5
physique complètes. A cette occasion, mes impressions, enregistrées directement sur magnétophone, devaient être au retour dans l’émission « Envoyé Spécial » de France Inter, sur le thème de « L’homme seul face au désert ». Sortir des pistes n’était possible qu’avec une autorisation spéciale des autorités algériennes. Mon dossier fut transmis début novembre 1970 par les soins de l’Ambassade d’Algérie à Paris -au Ministère de l’Intérieur à Alger -au Ministère du Tourisme à Alger -à la Sous-Préfecture d’Adrar Je ne sais s’il arriva aux deux premiers destinataires mais cet envoi n’atteignit jamais Adrar. Faute de réponse, j’en renvoyai un exemplaire en décembre avec une lettre détaillée expliquant, entre autres choses, tout ce que j’avais prévu pour assurer ma sécurité, à savoir : -un jeu de photos aériennes correspondant à l’itinéraire que je voulais suivre -la possibilité de faire chaque soir le point à 1 km près par observation des étoiles, en utilisant un théodolite et des tables de navigation -la communication de cette position calculée aux postes de surveillance du Tanezrouft, grâce à la présence à bord de mon véhicule d’un poste émetteur-récepteur Fin janvier je reçus une lettre d’Adrar, après avoir renvoyé un télégramme, me disant que mon dossier avait été transmis, pour agrément, au Préfet de Béchar, avec avis favorable. Je repris mes préparatifs interrompus depuis plus d’un mois et, quand je quitte Paris le 6 mars, je n’ai pas d’autre nouvelle, les lettres adressées à la Préfecture de Béchar étant restées sans réponse.
6
6 mars 7 mars 9 mars
10 mars 12 mars 13 mars 14 mars
Chronologie générale du voyage
(6 h) (16 h)
15 mars 16 mars
17 mars
18 mars
19 mars (16 h) 20-27 mars 28 mars
Départ de Paris Arrivée à Marseille Départ à bord du « Catherine Schiaffino » Escale à Sète Arrivée à Alger Fin des formalités douanières Alger – Ghardaïa Ghardaïa – El Goléa – Plateau du Tademaït. Arrivée à Adrar Rendez-vous avec le Sous-Préfet d’Adrar Adrar – Béchar dans la nuit Rendez-vous avec le Préfet de Béchar Visite au Consulat de France Retour à Adrar. Formalités de départ. Départ d’Adrar Traversée du Tanezrouft Arrivée à Bordj Mokhtar. Entrée au Mali. Rupture du train avant droit de la voiture.
7
29 mars
30 mars 31 mars er 1 avril 2-3 avril
4 avril
(20 h)
Réparation de fortune. Arrivée à Gao. Gao – Ansongo : 90 km ! Arrivée à Niamey Réparation de la voiture Traversée de la Haute-Volta. Rupture d’un amortisseur. Arrivée à Abidjan.
8