Le périple du Sirius

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Français
148 pages
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Le Sirius est un transporteur de minerai de 35000 tonnes. Après trois voyages entre le Pérou et le Japon, il doit rentrer en Europe. Mais une baisse du niveau d'eau dans le canal de Panama l'obligera à passer par le Cap Horn. Au cours de ce voyage, inhabituel au XXe siècle, des événements plus ou moins graves se produiront : tempête, sauvetage de deux plaisanciers, mais surtout, mort du capitaine...

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Date de parution 02 février 2015
Nombre de lectures 35
EAN13 9782336369037
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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donné aux flots mais deux autres sauvés de ces mêmes flots...”
Henri Bourdereau
LEPÉRIPLEDUSIRIUS
L’odyssée d’un cargo entre le Pérou et l’Europe
Roman
Le périple duSirius
Collection Là-bas dirigée par Jérôme MARTINDéjà parus Gérard LECLERC,Le Désir de voyage et la quête de l’Autre, 2015. Gérard PLOMMEE,Tanna, Kwérya, Itonga. Histoires océaniennes au Vanuatu, 2012. Pierre-Georges DESPIERRES,L’homme qui voulait voir le monde, 2012. Michel BOURGIN,Chroniques touarègues, 2011. Marcel LAUGEL,Nomades, fils des nuages, 2010. Suzanne LALLEMAND,Routards en Asie, 2010. Omer LUFTI,D'Istanbul à Capetown. Pérégrinations d'un Turc en Afrique du Sud (1862-1866), 2010. Jean-Marc HUGUET,Voyager l'Arctique (Préface de Jean Malaurie), 2010. Maria LANCEROTTO,Voyageurs français en A.E.F. (1919-1939),2009. e Jaël GRAVE,siècleL’imaginaire du désert au XX , 2009.Annie BLONDEL-LOISEL,La compagnie maritimeAllan de e l’Écosse au Canada au XIX siècle, 2009. Marcel G. LAUGEL,Sur le vif, 2008. Bruno LECOQUIERRE,Parcourir la terre, 2007. Eric DESCHAMPS,La cuisine des révoltés du Bounty, 2007. J. A. MEIJNVANSPANBROEK,Le voyage d’un gentilhomme d’ambassade d’Utrech à Constantinople. Texte présenté et annoté par C. VIGNE, 2007. Louis GIGOUT,Syracuse, 2007.Aline DUREL,L’imaginaire des épices,2006. Henri BOURDEREAU,Des hommes, des ports, des femmes, 2006. Gérard PERRIER,Le pays des mille eaux, 2006. Fabien LACOUDRE,Une saison en Bolivie, 2006. Arnaud NOUÏ,Beijing Baby,2005.
Henri Bourdereau Le périple duSiriusL’Odyssée d’un cargo entre le Pérou et l’Europe Roman
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Du même auteur Lettres du Pacifique, récit, MDV, 1999 Le tour du monde du Silvacane, récit, MDV, 2001 Des hommes, des ports, des femmes, récit, L’Harmattan, 2006 © L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05181-9 EAN : 9782343051819
À tous les marins long-courriers français des années 1950-1970 qui armaient la quatrième flotte mondiale de l’époque.
Celui qui, sur les mers, passa par tant d’angoisses En luttant pour survivre et ramener ses gens... Homère,L’Odyssée
PREFACE Ce livre est un roman. Cependant, comme probablement de nombreuses œuvres de fiction, le point de départ est réel. LeSirius, sous un autre nom, et son équipage ont vraiment existé. Ce navire minéralier, qui actuellement serait dénommé vraquier, se trouvait bien en 1963 dans un port du Pérou pour charger 35 000 tonnes de minerai de fer à destination de l’Europe, via le canal de Panama. Mais quelques centaines de tonnes de minerai en trop vont faire basculer la réalité dans la fiction et si cette éventualité a bien failli se produire elle fut évitée de justesse. Ainsi est conté ce qui aurait pu arriver auSirius et à son équipage : « faire le tour » comme s’exprimaient les marins, c’est-à-dire passer par le cap Horn pour rejoindre l’Europe... Un périple devenu rare dans cette moitié du e XX siècle. Un voyage, qui aurait dû être simplement une « rallonge » de deux semaines pour ces marins absents de chez eux depuis près de huit mois, va se muer en une odyssée aux événements imprévisibles mais qui auraient fort bien pu arriver dans d’autres circonstances ou en d’autres lieux. La modeste ambition de cet ouvrage est encore une fois, mais sous cette forme romancée, de sauvegarder la mémoire de la vie de ces marins long-courriers des temps modernes, trop souvent ignorée du grand public. Une petite société d’une trentaine d’hommes, absents de chez eux huit à dix mois par an mais qui, à l’inverse des
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équipages multinationaux actuels, ressentaient une communauté de destin qui les rendait solidaires, quelles que soient leur fonction ou leur position hiérarchique. Il s’agit aussi, du point de vue historique et économique, d’une époque pas si lointaine où une marine marchande sous pavillon français, qui était alors la quatrième du monde, contribuait à ces fameuses « trente glorieuses » en transportant sur toutes les mers du globe ce qui était indispensable à un monde en développement accéléré. Une époque sans téléphone satellite, Internet ou GPS qui pourrait paraître impensable aux générations actuelles, gorgées, ou même saturées, de moyens de communication et d’électronique sophistiqués. Ces marins n’ont certes pas l’aura de leurs prestigieux ancêtres, les vrais Cap Horniers des voiliers quatre- mâts e du XIX siècle, mais ils méritent cependant de ne pas être complètement oubliés.
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I ATTENTE San Juan du Pérou, le 3 août 1963 Six heures. La pause du matin. Le minerai de fer était immobile sur les tapis roulants. Le bruit d’avalanche des blocs tombant de 20 mètres de haut dans les cales s’était tu. La poussière rouge était retombée et on pouvait la voir flottant un moment à la surface lisse de la baie. Le ciel ainsi dégagé pour quelques instants laissait apparaître l’aube qui blanchissait vers l’ouest au large et rougeoyait vers l’est, derrière la Cordillère dont les escarpements, au bord de la bande désertique côtière, paraissaient si proches dans cet air qui avait retrouvé sa limpidité originelle et grimpaient brutalement en des éboulis de rocs rouges et bruns. Les oiseaux de mer s’envolaient par milliers vers les bancs d’anchois du large. Le chargement avait commencé à minuit et devait s’achever vers 18 ou 19 heures, si aucune panne ne survenait aux apparaux de chargement de la mine, plutôt fatigués et entretenus tant bien que mal. LeSiriusembarquait 32 000 tonnes de minerai à destination de Rotterdam. Le vraquier revenait enfin vers l’Europe après sept mois passés dans le Pacifique à alimenter les hauts fourneaux japonais avec ce minerai de fer péruvien. Les traversées étaient d’au moins un mois et les escales duraient une vingtaine d’heures au Pérou et rarement plus de 48 heures au déchargement dans les ports de l’archipel
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