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L'humanité n'est plus humaine.

De
151 pages
Œuvre ivre de malheurs, ‘'L'humanité n'est plus humaine'' est un tissu à caractère pittoresque comportant comme motif de tissu la plupart des points saillants et immondes de plusieurs guerres en Afrique particulièrement. Pour ceux qui chercheront à travers cette œuvre une présentation exhaustive et systématique d'une guerre ou des guerres dans ce continent longtemps martelé, seront déçus. Ceux qui par contre y verront une arme destinée à faire comprendre la guerre et son escorte de deuil auront la satisfaction de l'esprit.
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2 Titre
L'humanité n'est plus
humaine

3Titre
Cobbold la Paix Koffi
L'humanité n'est plus
humaine

Roman
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-01472-3 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304014723 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-01473-0 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304014730 (livre numérique)

6





« A la mémoire de tous ceux ou celles qui sont tom-
bé(e) s
Ou qui ont subi les affres d’une guerre imposée. »
. .
8
PRÉFACE
Que devient l’Etat, lorsque ses propres droits
régaliens font état d’anéantissement. Lorsque
encore, l’un des éléments qui le constituent à
savoir la nation ou la population se voit être
privée de ses droits même les plus intangibles
(les autres éléments étant le territoire et le pou-
voir étatique, eux-mêmes le plus souvent affec-
tés). L’on connaît vraisemblablement le champ
lexical qui embrasse le concept de ces situa-
tions : catastrophe humanitaire, Etat de non
droit, rébellion, guerre civile, sécession etc.
« Le corps humain est sacré ». Leitmotiv trop
sacré même qui figurerait dans presque toutes
les constitutions inhérentes à la plupart des so-
ciétés humaines. Or l’imbroglio serait que, pour
aboutir à certaines fins, une violation trop maté-
rialisée de cette déclaration contenue dans un
ou des articles de ces constitutions, conduirait à
un désastre humanitaire, à la fois sarcastique et
déplorable duquel l’on pourrait vraisemblable-
ment déduire que la primauté de la raison et
celle du droit peuvent toujours être fermement
9 L’humanité n’est plus humaine
contestées. Cette mutilation de la constitution,
règle fondamentale sur laquelle se base l’Etat
dans un Etat de droit, serait une atteinte grave,
trop grave même puisqu’elle déshonorerait par-
fois l’humanisme et serait en mesure d’inscrire
l’humanité dans un contexte trop anarchique où
le maître mot est l’instinct.
Ainsi le bien-être de cette humanité se fonde-
rait sur l’idée selon laquelle, toute société, quel
que soit son système d’organisation politique,
sociale, culturelle, religieuse, devrait être en me-
sure d’assurer le bien être de chacun. Enten-
dons là, un monde noyé dans la culture de
l’amour, de la fraternisation, l’échange mutuelle,
la tolérance, un monde où la définition objec-
tive de la nation (la communauté de territoire,
de langue, d’idéologie) et sa définition subjec-
tive (la volonté très bien partagée de vouloir vi-
vre ensemble) ont un sens.
Politiquement, disons tout en rappelant que
le pouvoir étatique ou le pouvoir central, de nos
jours, a besoin pour son exercice d’une équipe à
la tête de laquelle on trouverait une personne
physique. Cette idée appelle alors tous les
membres de la société à plonger dans des ré-
flexions profondes avant de procéder au choix
du chef. Mais là encore, « ces examens de ré-
flexion » semblent être visiblement écartés au
profit d’un phénomène que certains trouvent
alléchant du fait des intérêts individuels ou pro-
10 Préface
pres à leurs régions qu’ils croient obtenir : le
népotisme, ce qui mine encore de nombreux
pays, particulièrement l’Afrique. Ce qui est en-
core dur à concevoir réside dans le fait qu’après
plusieurs siècles de sensibilisation, d’aucuns se
laissent encore emporter par le népotisme, qui
de ce fait continue de tuer par le pouvoir qu’il
détient, les mentalités.
En effet, plusieurs fois, l’on a retenu que
dans la plupart des sociétés, le chef n’est choisi
que soit parce qu’il émane de mon clan, soit de
ma caste, de ma région etc. C’est vraiment faire
preuve de « faiblesse d’esprit » en procédant
d’une telle méthode, puisque obligeant quelque
part le chef choisi dans ce contexte à une mau-
vaise répartition des richesses. Alors, retenons,
le chef est chef pour la société toute entière.
Raison pour laquelle certaines recommanda-
tions stipulent l’idée que nous traduisons à no-
tre manière : on ne choisit pas le chef parce
qu’il est de ma région, mais parce qu’il fait de
ma région sa région et de ta région ma région.
Tous vivent dans la même société, tout doit
donc être sociable. Ainsi dans une société où le
peuple a été conçu par le mixage de peuples hé-
térogènes ayant formé par la suite une nation,
c’est presque déraisonner en légitimant le pou-
voir à celui qui la détient en faveur des mem-
bres de sa région, de son ethnie etc. En effet,
dans la plupart des rébellions qui ont martelé le
11 L’humanité n’est plus humaine
monde particulièrement l’Afrique, telle ethnie
s’est dressée contre une autre ; telle autre a usé
de la détention du pouvoir du fils de la région
pour souligner les faiblesses de l’autre. Pour en-
dormir ces faiblesses, on procédera à la stratégie
de « Némésis » tendant à soutenir l’autre fils de
la région plus que dévoué à s’accaparer du pou-
voir par tous les moyens. Voilà l’un des vérita-
bles imbroglios qui minent la plupart de nos so-
ciétés africaines. Ainsi, par un tel état d’esprit,
on procède de conflit en conflit, de coup d’état
en coup d’état, de rébellion en rébellion etc. En
récusant alors de bâtir la patrie avec ceux que
nous désignons par le concept « d’ennemis poli-
tiques », en niant l’idée selon laquelle tous doi-
vent se soumettre au chef le plus démocrati-
quement désigné, en refusant encore, d’omettre
ces maudites querelles politiques, d’adopter les
maîtres mots du champ lexical de l’évolution
sociale de l’humain comme la tolérance,
l’amour, la fraternité, que pouvons-nous pro-
duire encore ; l’on aura maintes fois préparé des
forums de réconciliation dans un pays clivé,
mais un humain reste un humain, les rivalités
s’afficheront par des stigmates et pire des sé-
quelles toujours et toujours.
Dans une société, lorsqu’on est minoritaire à
cracher son refus pour l’élection d’un chef élu,
on « se soumet“à celui-ci, pas à ses ordres, mais
à” sa présence », puis on examine d’un esprit
12 Préface
gorgé de maturité sa politique tout en épiant les
élections prochaines où la précieuse voix de
chacun saura encore décider. Cependant, l’on
ne puisse comprendre que pour quelques frac-
tions d’avantages, ou de réalisations de volonté
politique, d’aucuns sont jusqu’à chiches
d’embourber toute une nation à l’épreuve des
flammes du chaos. Ainsi, on s’attelle à manier
ou encore à emporter des pions psychologi-
quement déterminés à embrocher l’ennemi.
Après toutes les sensibilisations menées pour
la paix, après toutes sortes de leitmotiv instau-
rés partout dans le monde pour la primauté de
la paix, la paix dans les pays, dans les cœurs
même, dans le plus profond du silence, dans les
foyers, la paix de l’âme… d’aucuns s’efforcent
encore, s’épuisant dans la certitude de l’échec, à
démontrer ou à contester et même à contourner
cette paix. Pour cela, ils ne lâchent jamais af-
faire, ils ont leurs moyens propres pour toucher
le pouvoir politique.
Dans toute société, les résultats d’un litige,
qu’il soit un problème politique ou non, obte-
nus pacifiquement s’avèrent les plus tenaces.
Raison pour laquelle l’on a toujours prôné le
dialogue, la diplomatie etc. Malheureusement
l’absence de la compréhension des autres n’est
pas loin de les gangrener l’esprit.
L’on aura beau blâmé, mystifié les rébellions,
puisque le pacifisme peut-être nous l’oblige.
13 L’humanité n’est plus humaine
Mais ayons le grand courage de propager que
ces pratiques brutales certes ont toujours assi-
gné des maux, mais des maux qui parfois sont
apodictiques. Il y a plusieurs manières d’accéder
au pouvoir politique. Mais généralement, on
n’en retient que deux. La voie des élections et
l’autre procédé dénudé de toute idée de vote.
La politique c’est peut être de l’art. Mais
celle-ci ne s’érige aucunement en l’art
d’atteindre le pouvoir politique ou encore en
l’art de se faire ce pouvoir. La politique elle est
complexe. Très complexe à saisir, à manipuler,
elle est d’ailleurs vue comme une science, l’art
de la conduite des affaires publiques. Pour ceux
qui ont vu dans la politique d’autres aperçus qui
s’éloignent formellement de celui-ci, le plus
grand service qu’ils puissent rendre à la société
à laquelle ils appartiennent et même à
l’humanité, serait d’arrêter « leur politique poli-
ticienne » comme le dirait le père fondateur de
la Côte d’Ivoire, politique qu’ils croient être la
bonne. Pour ceux-là, nous pensons qu’ils doi-
vent être paternels de l’apprentissage de deux
principes au niveau du pouvoir étatique. En ef-
fet, le pouvoir est à la fois exclusif et légitime.
Force est de constater que les dirigeants de bon
nombre d’Etats ont un engagement prompt
face à la prérogative exclusive de commander et
de se faire obéir à l’intérieur des limites territo-
riales ; prérogative que dispose le pouvoir dans
14 Préface
son espace étatique. En fait, nous disons que le
pouvoir est exclusif et jouit pour cela de préro-
gatives de puissance publique, parce qu’il est
souverain. Cette souveraineté se laisse paraître à
la fois à travers la Souveraineté dans l’Etat, et
Souveraineté de l’Etat.
En ce qui concerne le second principe et dif-
féremment du premier, ces mêmes dirigeants
ont toujours eu ce choix préférentiel de la
contourner. En effet, le pouvoir légitime qui est
et doit être à la fois consenti et limité ne semble
pas faire leur affaire. Raison pour laquelle, à
cette ère encore, nous avons des dirigeants que
les peuples n’ont jamais trouvés agréables mais
qui sont là bien avant que leurs territoires ne
soient assignés. De manière détaillée, disons
d’abord que le pouvoir légitime doit être
consenti. De quoi s’agit-il ? Il est en fait ques-
tion du pouvoir ou de son destinataire qui bé-
néficie de l’onction populaire, donc oint de la
légitimité du peuple. Cette onction résultera
peut-être du suffrage universel, à condition que
les élections soient libres et limpides.
En outre, ce pouvoir doit faire l’objet d’une
limitation. Contrairement à ce que croiraient
certains « associés du pouvoir », le pouvoir éta-
tique est un pouvoir temporel et non divin. En
effet, le pouvoir temporel est à la fois limité par
sa durée (existence d’un mandat, qui limite la
durée d’exercice du pouvoir dont sont déten-
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