5 - Les Millions de l'Usurier

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Français
21 pages
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Épisode 5 sur 6 : Les Millions de l'Usurier :




M. Mirmac est un trentenaire, riche et sportif, que la vie ennuie à mourir. Il a pour domestique un Américain de son âge, Harry Wilson, un homme intelligent et dévoué.




Tous deux sont blasés jusqu'au jour où Mirmac décide de mettre du piment dans son existence en embrassant la carrière de détective. Il en profite pour exhorter Harry à jeter son uniforme de domestique pour qu’il devienne son aide, son acolyte, son partenaire...




Dès lors, le privé investit son argent au service de son métier, et lui et son compère vont retrouver le goût de l’existence et prouver leurs qualités d'enquêteurs. Car, c’est lorsque l’on frôle la mort que l’on mesure la beauté de la vie, c'est là tout le sel d'un destin fait de péripéties et de dangers.

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Date de parution 08 mai 2015
Nombre de lectures 2
EAN13 9782373470246
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Les Aventures d'un Détective Amateur

Les Millions de l'Usurier

 

Auteur inconnu

 

 

D’après les textes publiés journellement à partir du 29 novembre 1908 dans LE FEUILLETON du « MATIN ».

I

 

Il ne me fut pas difficile de découvrir le domicile du petit vieux que j’avais vu dans le café de Belleville et qui avait été assassiné quelques heures après.

Après avoir été transporté à la Morgue pour l'autopsie, le corps avait été ramené au domicile du défunt, qui se trouvait rue du Ruisseau, tout près de l'endroit où il avait été assassiné. Et là j'eus tous les renseignements que je pouvais désirer. J'appris que le vieillard s'appelait Ripette et qu'on l'appelait dans le quartier le père Ripette. Il menait une existence menue de petit rentier paisible, habitant une petite maison proprette, tenue par une femme de ménage qui venait le matin et s'en allait le soir.

On attribuait sa mort à quelques apaches du quartier qui l'avaient assassiné pour le voler, et c’est dans ce sens qu’avait été dirigée l'enquête ouverte par la préfecture de police, qui avait commencé par faire des rafles dans tous les hôtels borgnes et dans tous les bouges suspects du quartier, sans parvenir, du reste, à découvrir un indice pouvant mettre sur les traces des assassins.

Moi je flairais autre chose, je ne sais pourquoi, qu’un meurtre vulgaire. La scène dont j’avais été témoin par hasard, de ce jeune homme très chic, semblant appartenir au monde des grands clubs, venant remettre des billets de mille francs entre les mains de ce petit vieux, auquel j’aurais été tenté de donner l'aumône, tant il paraissait misérable, ne me sortait pas de l'esprit. Il fallait que j’eusse l'explication de cette scène et peut-être y trouverais-je la genèse du drame, la cause de la mort du vieillard.

Je continuai donc mon enquête, et, désespérant de rien obtenir dans les parages de la rue du Ruisseau, où l’on ne connaissait rien de l'existence passée et même de l’existence intime actuelle du père Ripette, je résolus de rechercher ce jeune homme que j'avais vu lui apporter de l’argent.

Cela ne devait même pas m'être très difficile. J’avais encore dans les yeux sa physionomie, qui m’avait frappé à ce moment, et je le reconnaîtrais certainement du premier coup d’œil.

De plus, par son allure, par sa mise, il appartenait sûrement au monde élégant, à ce monde qu’on voit dans les restaurants chics, dans tous les établissements à la mode, et à la réunion de Longchamp qui eut lieu ce jour-là ce fut une des premières personnes que j'aperçus en entrant au pesage. Il rôdait autour des baraques du pari mutuel, très élégant, la lorgnette en sautoir, semblant hésiter à faire son pari et attendre avant de s'y risquer quelque dernier et précieux renseignement.

Je ne m’étais pas trompé. Je le vis abordé, quelques instants après, par un...