A Jeudi

A Jeudi

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Français
163 pages

Description

Nice. Clémence erre dans les soirées mondaines, parmi ce « genre humain » qui la renvoie au chaos de sa soudaine solitude. Pierre l’a quittée pour Isabel. Une seule phrase : « Je suis désolé ». Paris. Quelques mois plus tard, « elle » rencontre « lui ». Dans le froid impersonnel d’un cabinet de médecin, la sensualité des corps réveille la vie . Comme un journal intime aux séquences toujours plus proches, l’auteur nous entraîne dans les méandres intérieurs de son héroïne. Le temps s’écoule et les mots battent la chamade. Sous la plume de l’auteur, le drame de la rupture amoureuse parvient à émerveiller, à subjuguer, et à glisser doucement vers une renaissance. Avec ce premier roman, Victoire Theismann, comédienne, orchestre la vie à la manière d’une pièce de théâtre. Levez le rideau !

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Date de parution 08 novembre 2006
Nombre de lectures 78
EAN13 9782748164725
Langue Français

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À jeudi…
Victoire Theismann
À jeudi…
ROMANLe Manuscrit www.manuscrit.com
Illustration de couverture : Croquis, Irina Rotaru © Irina Rotaru © Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-6473-3 (fichier numérique)  ISBN 13 : 9782748164732 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-6472-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748164725 (livre imprimé)
à J.L.A., cet être lumineux qui m'a guidée et aidée à déployer mes ailes
VI C T O I R ETH E I S M A N N
Elle a raccroché. L’écho des mots prononcés est encore là, terrible, vibrant, douloureux, assassin. Elle a raccroché. Une douleur indicible la fait vaciller. Ivre, elle est ivre de douleur, saôule à en mourir. Il faut partir. Refuser l’enfermement dans la tristesse et la désespérance. Heureusement, Monsieur, le cocker noir est en vacances avec son petit maître, ce fils, ce petit homme qui n’arrête pas de grandir. Peut-être lui aussi assassinera-t-il un jour avec des mots et un sourire. Les chats subtils, l’un assis sur la cheminée, l’autre à côté d’elle, ont attendu que l’orage soit passé pour apparaître. Ne dit-on pas qu’ils ont le pouvoir de guérir du mal et du noir. Un calme apparent a envahi la pièce. Le gris aux yeux d’opale ronronne à côté d’elle. Il fait une petite musique rythmée et lancinante dont il a le secret. Souvent elle a essayé de l’imiter. Janvier. Jeudi 9 janvier. Ce jeudi. Trop difficile de rester là tout un week-end en tête-à-tête avec le poids des mots encore chauds et terribles. Partir !
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