Avalon - Les portes de l

Avalon - Les portes de l'impossible - Deuxième reliquaire - Tome 1

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246 pages
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Description

Depuis la mort d’Uther Pendragon, c’est la chienlit.
Le royaume d’Avalon est sur le point de disparaître, entraînant avec lui l’extinction des treize ordres. Viviane, la dernière reine des fées, est prête à tout pour éviter cette disparition. Kendall, l’écuyer muet, a choisi d’accompagner Merlin vers une autre quête : trouver un roi au coeur pur qui saura ramener la paix sur les deux Bretagne. Le magicien devra s’opposer à Viviane, qui prétend que le futur roi sera chrétien, et qui lui demande de rassembler les treize trésors qui rouvriront les portes d’Avalon.
En Brocéliande, l’enfant que Merlin a pris sous son aile devient un jeune homme prometteur. Il ignore pourtant qu’il est l’ancien protégé de Taliésin, et le fils d’Uther Pendragon…
Ce récit émouvant et captivant vous fera voyager d’un bout à l’autre des deux Bretagne, et rencontrer une multitude de nouveaux personnages hauts en couleur, dans un univers empli de guerres, de perfidies, mais aussi d’amour et de magie.

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Publié par
Ajouté le 21 mars 2018
Nombre de lectures 219
EAN13 9782372861748
Langue Français
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PAGES DE GARDE
DU MÊME AUTEUR
Evalon – Reliquaire premier : Les reines de Brocéliande, 2017, Éditions Bergame
Evalon – Reliquaire deuxième : Les portes de l’impossible – Tome II, 2018, Éditions Bergame
MENTIONS LÉGALES
© Éditions Bergame, 2018 Pour tout contact : Éditions Bergame – 9 rue du Quatre-Septembre – 75002 Paris www.editions-bergame.com
DÉDICACE
Je dédie ce reliquaire deuxième à tous mes lecteurs, à tous ceux qui me suivent depuis la parution du premier volume, tant lors des salons de dédicaces que sur la page Facebook.
Sans vous, Avalon n’aurait jamais vu le jour! J’espère que la suite de mes aventures vous séduira autant que le reliquaire premier. Bonne lecture!
NOTE DU TRADUCTEUR (PRÉFACE)
Je n’ai aucun don pour l’écriture. Je tenais à ce b ue le lecteur le sache d’emBlée en commençant cet ouvrage, Bien bu’il s’en sera vraise mBlaBlement rendu compte dès les premières pages. Aucun don d’écrivain donc, j’ai vo ué mes études et déjà une partie de ma vie aux langues mortes, aux dialectes anciens, b uelles bu’en soient les origines. Voilà ma seule et véritaBle aptitude, mon unibue pa ssion. Je ne me suis jamais vu comme un romancier ou un grand conteur. Mais il y a près de douze ans, mon attirance pour les formes de communication anciennes, éteinte s ou déclinantes m’a mené à devoir porter le chapeau de celui pour bui les histoires c ouchées sur papier n’ont plus de secret. Après une étude approfondie de différentes formes h éBraïbues et latines, je me suis notamment intéressé aux langues celtibues, Bretonne s et gaélibues. Était-ce un hasard ou non si, peu de temps après avoir accumulé nomBre d’ouvrages et de traductions, je découvre ces curieux oBjets, enfouis depuis plus de 1600 ans dans un endroit où l’on se serait attendu à trouver Bien autre chose. Tout, en fait, sauf ces deux récipients. Je me tairai sur l’endroit exact de cette découvert e, de même bue sur ma propre identité, afin de protéger mes proches et moi-même des plaisantins, des curieux ou même des journalistes bui pourraient devenir harcel ants. Vous comprendrez Bien mieux en parcourant les pages bui vont suivre pourbuoi mo i, d’esprit rationnel et scientifibue à la Base, je préfère ne pas Brandir à la lumière des médias ces documents bui contestent tout ce bue j’ai pu nier depuis toujours. Par aille urs, outre mon attrait énorme pour les langues utilisées dans ces recueils, j’ai suivi à l a lettre – si vous me permettez ce mauvais jeu de mots – les volontés de ceux bui écri virent ces parchemins il y a plus d’un millénaire. J’ai mis du temps, mais je suis mainten ant conscient d’être le seul à posséder un écrit si détaillé de cette épobue. Depuis une di zaine d’années je suis réellement trouBlé par cette découverte et ce bu’elle contient , car tout autour de moi me fait penser bu’il était prévu, noté buelbue part bue ça devait arriver. Que je devais faire cette fouille, rendant service à un ami historien (bui m’a d’aille urs analysé mon trésor, parvenant à me fournir l’âge du matériau mais bui a refusé de s’in clure dans mon projet, fuyant une faille énorme de son raisonnement d’historien : la parfait e conservation et la diversité de l’écriture !), bue je serais à même de traduire ces écrits, et bue je n’aurais de cesse bue de les puBlier, les partageant ainsi avec le plus d e lecteurs possiBle. Là donc aussi je rejoins la volonté de l’écrivain d’origine. J’ai déterré et dégagé moi-même ces deux énormes re libuaires de forme cylindribue. J’y ai trouvé une multitude de parchemins en très B on état. De retour chez moi, et découvrant la forme de l’écriture ainsi bue le lang age utilisé, j’ai su bue j’avais une mine d’or entre les mains. J’étais consterné, d’autant b ue j’appris par la suite l’âge approximatif de cette écriture. Très peu de temps a près, je commençai à lire le récit contenu dans le premier relibuaire et le traduisis relativement facilement. Ce bue ces personnes m’ont confié par écriture interposée m’a d’aBord fait sourire, et je me suis contenté au départ de relater les faits tels bu’ils m’apparaissaient. J’ai émis pas mal de jugements, et j’ai fait la grosse erreur de laisser naître en moi un méchant préjugé sur ces auteurs bui devaient selon moi être au Bord de la folie furieuse. Mais au fur et à mesure bue j’avançais dans le récit, il me semBla b ue je faisais corps avec lui, bu’il me communibuait son verBe passionné (et passionnant) e t bue moi-même, dans ma traduction, laissais à cette histoire un peu de mon âme. Oui, je me suis fortement attaché à cette précieuse découverte. Par précieuse j’entends riche en humanité, en sentiments, en réflexions, no n en or ou en pierres précieuses… Attaché oui, mais je n’écrirais pas ici bue j’ai cr u en tout ce bue j’ai relaté. On ne me demandait pas de croire, juste de traduire et de fa ire partager.
Voilà donc ce bue je poursuis aujourd’hui, déchiffr ant la multitude de documents contenus dans le second relibuaire. Les formes bue prend l’écriture bui y est contenue me semBlent les mêmes bue dans la dernière partie du premier relibuaire, Bien bue plu s aBouties et tracées avec plus de maîtrise. J’en déduis donc, et avec raison, bue le deuxième auteur du premier cylindre, le muet Kendall, a accompli sa promesse, et a poursuiv i son récit, à ma plus grande joie. Petites précisions avant de commencer votre lecture : – les noms des relibuaires et des diverses parties bui y figurent sont ma façon d’ordonner ces documents, et ne viennent en aucun c as de l’auteur d’origine. – certains noms de lieux sont ceux de l’épobue, je les ai retranscrits tels buels ; pour les autres, je les ai nommés tels bu’ils apparaisse nt de nos jours en tenant compte des descriptions de l’auteur original, tout comme les u nités de mesure. Exemples : Ynys Wydryn = GlastonBury Armoribue = retagne française Venta elgarum = Winchester J’ouBliais de préciser bu’une autre de mes connaiss ances, amateur passionné de légendes Bretonnes et celtes, m’a éclairé sur Bon n omBre d’éléments, tels bue les noms des lieux de l’épobue, sans savoir (le pauvre !) à buoi ils serviraient. Là aussi, la similitude entre ses dires et ma découverte est tro uBlante. Réellement trouBlante. PREMIÈRE PARTIE LE ROI AU CŒUR PUR
CHAPITRE 1
Nous revenions du village, ce soir-là, et il neigea it tellement que ma douce Évène s’était blottie contre moi, jusqu’à plonger sa tête aux cheveux soyeux dans ma cape de fourrure. Mon cœur se gonflait d’amour en la sentant serrée c ontre moi, avec le doux parfum de sa chevelure que les vents du Nord ne parvenaient p as à emporter avec eux. Nous venions de participer pour la première fois à une fête chrétienne, celle qui commémore la naissance du Christ. Cela faisait des mois que ma tendre – et persuasive – épouse insistait pour que nous y assistions ensemble. L’année précédente j’avais ref usé de la suivre jusqu’à ce bâtiment qu’on nomme chapelle, et elle n’avait rien répliqué ; mais j’avais ressenti sa déception, et en avais même éprouvé une certaine tristesse. Allai s-je un jour tourner le dos définitivement à l’ancienne tradition, comme tous l e font ici-bas ? Allais-je un jour oublier le monde qui m’a vu naître ? Allais-je laisser dans un recoin de ma mémoire tous ces personnages qui avaient fait de moi ce que je suis ? Allais-je délaisser mes dieux pour me convertir ? Je pense aujourd’hui que c’est ce qu’Évène désirait le plus. Mes récits la terrifient, et c’est la raison pour laquelle j’omets de lui conter certains détails. Elle se serrait contre moi, alors que le toit ennei gé de notre chaumière apparaissait à la sortie du village ; elle se protégeait des éléments hivernaux, mais ses mains serrées sur mes hanches me confiaient qu’elle me remerciait d’ê tre venu me joindre à elle pour cette célébration. J’étais le plus heureux des hommes, et pourtant, la neige et ces pensées de renom aux anciens rites replacèrent clairement mon passé dans mon esprit, et la promesse que j’avais faite à Taliésin : écrire tout ce que nous avions vécu afin que rien ne soit oublié. Vingt-huit ans s’étaient écoulés depuis la mort du roi Uther, et je n’avais plus touché un seul roseau, ni aucun parchemin. Devant les événements de ma vie, j’avais délaissé m a promesse, et l’avais refoulée le plus loin possible dans les ténèbres de mon silence . Et j’avais oublié la présence du trésor que je poss édais dans mon humble demeure, caché aux yeux de tous, même à ceux d’Évène. Mais en ces moments de silence dont la neige a le s ecret, rendant tout bruit muet et chaque pas feutré, le besoin de reprendre mon œuvre là où je l’avais laissée me saisit puissamment. Il fallait que je m’entretienne avec Évène de cette envie irrépressible, et je cherchais déjà les mots que j’utiliserais afin de la convainc re, alors que nous contournions mon établi de maréchal-ferrant et que nous nous dirigio ns vers l’arrière de notre maison, nous séparant pour marcher l’un derrière l’autre entre l es remparts de la tranchée que j’avais creusée dans la congère. J’étais fier de ma chaumière, et heureux que ma bie n-aimée acceptât d’y construire notre famille. Ces quatre murs au toit de chaume ét aient le résultat de ma réussite, et la réponse de mon passé : je les avais connus depuis l ’enfance, et chaque jour qui m’était donné pour que je les entretienne et les rafistole, j’avais une pensée pour Keu et Riwalenn, qui jadis y vécurent. Chaque fois que je la quitte, je ne puis m’empêcher de jeter un regard sur le talus de Taliésin que même Évène entretient avec soin. Les l ierres sont toujours là, mais quand les saisons nous le permettent, nous les agrémenton s de jolies fleurs printanières qui éblouissent la sépulture de mille couleurs. Quelques villageois chuchotent à notre sujet, et à propos de la tombe d’un magicien défunt. J’ai longtemps cru que ces rumeurs causeraient quel que peine à Évène, mais elle m’a
un jour dit : « Tu es le maréchal-ferrant le plus r éputé du coin, il est normal que les gens parlent et s’interrogent. Certains pensent même que tu es sous la protection d’un quelconque magicien, tant ton travail est parfait. N’est-ce pas grisant ? » Et elle partait d’un rire joyeux et sincère ; pourt ant je sais qu’elle-même n’approuve pas forcément les anciens rites, mais c’est là l’une de s concessions qu’elle octroie à notre couple. Évène vient de l’île d’Irlande, et ses grands-paren ts qui l’élevèrent pratiquaient l’ancienne religion ; elle me comprend d’autant mie ux. Mais elle passe de longues soirées à me conter les récits fabuleux de grands h ommes appelés Noé, Moïse, Adam, Abraham, et d’autres encore. Bientôt je serai moi aussi un parfait converti, mai s un pincement au cœur me rappelle que je fus issu d’une tout autre croyance, qui me f it connaître bien des aventures, auprès de personnages à renommée égale. Elle me convaincra par amour, c’est certain. Mais pourrai-je la convaincre de mener à bien mon é criture ? Ce soir-là, en rentrant chez nous, Évène dut sentir que mes pensées étaient ailleurs, et, alors qu’elle ôtait son manteau couvert de floc ons et découvrait son ventre proéminent, promesse de la venue de notre premier e nfant, elle me fixait avec un certain amusement. « N’as-tu pas apprécié cette fête ? J’en doute ; to utes ces lumières et ces chants ont dû te toucher, Kendall-le-dur-à-convaincre… » Je lui souris pour toute réponse, tiré de mes rêveries. Son sourire s’effaça quelque peu. « C’est peut-être plus important que je ne le croya is, fit-elle. Est-ce encore ta crainte que notre premier-né naisse muet ? » Je baissai les yeux ; non, cette fois, je n’y pensa is pas. Mais à bien des reprises cette inquiétude m’avait parcouru le cœur et l’âme : et s i mon enfant naissait comme je naquis, privé de parole ? « Je te l’ai dit, mon amour, continua-t-elle. Ce ne sera pas le cas ; et même si cela l’était, nous l’aimerons comme tout autre, car il s era un cadeau de Dieu ». Comme je ne répondais toujours rien, elle s’approch a de moi et me serra dans ses bras. « Apaise ton esprit, murmura-t-elle. Car au fond de toi, tu sais que notre enfant sera sain et inondera cette maison d’un bonheur tel qu’e lle n’en connut jamais. Et puis après tout, tu as recouvré la parole, n’est-ce pas ? Il n ’est rien de mal fait que Dieu ne puisse défaire. » Elle desserra son étreinte et me regarda droit dans les yeux : « Et ne crois pas la vieille sorcière du village qu i dit qu’un vieil… » « … qu’un vieil homme et une fille plus jeune n’eng endreront rien de bon, continuai-je en souriant. » Elle éclata de rire. « Seigneur, tes quarante années ne font pas de toi un vieillard ! » C’est ce moment que je choisis pour déclarer : « Évène, il faut que j’écrive ». Elle fronça les sourcils et posa ses mains sur ses hanches. Je connaissais ces gestes, et redoutais cette réaction ; j’étais habitué à son caractère, dû à ses origines irlandaises, bien qu’il se fût adouci depuis que notre enfant grandissait en elle. « Tu m’as dit que les comptes que les villageois t’ ont confiés étaient à jour… Ta renommée est grande, ici, car non seulement tu es f orgeron, mais en plus tu établis les documents dont le peuple a besoin ; mais je t’ai to ujours dit que ces tâches ne devaient pas interférer sur la famille que nous voulions con struire. » « Il ne s’agit pas de comptes ni de messages à envo yer, annonçai-je. Si je veux moi aussi bâtir notre famille sur des bases solides, il faut que je couche sur parchemin
certains souvenirs qui me pèsent sur le cœur. » Le regard d’Évène se fit plus grave, et elle rejeta ses longs cheveux châtains par-delà ses épaules. Elle parut réfléchir à ma déclaration, noircissant davantage son regard, et cet instant me parut éternel. Je m’attendais à dava ntage de questionnements de sa part. « Oh, ton histoire, n’est-ce pas ? Ton passé ? » Je hochai la tête. « Oui, je suppose que cette célébration t’a fait re ssurgir des éléments qui t’ont forgé, des bribes d’anecdotes comme celles que tu m’as con tées quand nous nous sommes connus. » « Parce que je te fais confiance, ajoutai-je. Ce ré cit n’est pas à mettre entre toutes les mains. » « J’en conviens, Kendall. J’en conviens. Et si l’ac te de coucher ces souvenirs sur le parchemin peut t’en débarrasser définitivement, c’e st en effet une sage décision. » « Je sais que tu comprendras. Je sais que tu me sou tiens. » Elle me répondit d’un faible sourire. Trop faible à mon goût. À mon tour, une question me brûlait les lèvres : « As-tu jamais cru à ce que je t’ai conté ? » Son sourire s’élargit encore, mais d’une manière ré signée. « Je te crois parce que je t’aime. Et je connais to utes les guerres dont tu me parles, j’éprouve même une certaine fierté à l’idée que tu aies pu côtoyer les anciens rois, et d’autres personnages illustres. Je sais que tu as d écouvert l’étrange, et que certaines choses restent inexpliquées. Seulement, ne me deman de pas d’y trouver une raison, ou de tenter de comprendre. J’accepte ce que tu as véc u, mon amour. Un jour peut-être saurai-je lire tes écrits. » Je la serrai à mon tour dans mes bras, et posai une dizaine de baisers reconnaissants sur ses joues. Nous convînmes que je commencerais m a tâche le lendemain matin. Nous allâmes nous coucher, mais auparavant j’avais installé sur la table de notre logis plusieurs parchemins vierges, le pot d’encre et le roseau taillé en pointe. Je soufflai la chandelle qui y trônait, et entrepris de gravir l’e scabeau qui menait à notre couche. Un vacarme nous fit tous deux sursauter, Évène déjà installée sur la couche, et moi-même, me tenant sur le quatrième barreau de l’échel le. Un bruit métallique étrange et long résonna un instant dans la chaumière, et je me retournai : il provenait du mince conduit qui donnait sur notre pièce principale, jus te à côté de l’âtre, et où je renfermais les documents que j’archivais. Cette pièce minuscul e n’était séparée de notre foyer que par une toile grossièrement tissée ; une lueur puis sante venait d’y naître, et semblait se mouvoir derrière le lin tressé. D’un saut je me jetai au sol, et me ruai sur la toi le, dont j’écartai aussitôt un pan. La vision qui me fut offerte ne m’étonna guère, car j’avais redouté cet instant. Le trésor était resté silencieux depuis trop longtemps. L’évo cation de mon écriture et des anciens rites avaient dû le réveiller. Excalibur, que j’avais dissimulée sous des tas de l aine et de toiles qui devaient devenir bientôt des vêtements, irradiait derrière les couch es successives. Une lueur puissante et blanche descendait des poutres, les transperçant, e t ne recouvrait qu’elle. Projetant les laines et les toiles, je saisis l’épé e sacrée, et découvris que les symboles celtiques qu’elle arborait depuis toujours étaient parcourus d’étoiles argentées. Redoutant la réaction d’Évène, je la serrai contre moi. Mais une voix enfantine se fit entendre : « Alors que l’ancienne tradition s’éteint, Je promets le salut à celui qui, s’il advient, Me ramènera à qui de droit,