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Ce monde en dessous

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34 pages

Quand on pense que c'est la fin, la vie recommence.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-67510-1
© Edilivre, 2014
Ce monde en dessous
Pims… ! Viens ici ! Mais où tu vas ? Le jeune labrador dévala les escaliers de l’apparte ment, passa la porte du sous-sol, et ventre à terre traversa le jardin en s’engouffrant sous le portail. Miel, haletante, courrait derrière… criant le nom d e son chien. Elle pensait bien qu’il ne tiendrait pas compte de ses appels. À six mois, les chiots n’en font qu’à leur tête ! De vrais garnements ! Derrière la maison, il fila à toute allure vers la forêt. La forêt ! Celle que Miel détestait depuis toujours. Il y avait tellement d’histoires horribles à propos de cet endroit, qu’il lui était impossible d’y mettre un p ied ! Parfois la nuit, elle regardait par la fenêtre de sa chambre et frémissait d’horreur, il lui arrivait même de ne pas trouver le sommeil. C’est à cause de mes cousins, t out ça ! grommela-t-elle, ils m’ont tellement raconté d’histoires macabres depuis toute petite. À chaque vacance d’été c’était le même rituel, cachés sous les draps, ils adoraient jouer à lui faire peur. « Si tu pénètres dans cette abominable forêt, tes m oindres souvenirs s’effaceront et il ne te restera que tes cauchemars , qui ne te quitteront plus, toutes tes nuits, et tu perdras aussi tes cheveux e t tes ongles… », racontait Benoît, mon stupide cousin. Bien entendu mes parents ont tenu à acheter cette m aison à deux pas de la lisière du bois. Une maison à l’abandon depuis des années, mais ils ont fait un sacré travail de rénovation, elle est parfaite aujourd’hui et je l’adore. Ma chambre a un grand balcon à l’étage, dont la vue donne sur le jardin et bien sûr, sur cette foutue forêt. J’ai hérité de cette grande bâtisse à mes dix-huit ans, année de la mort de mes parents. Ils étaient partis sur leur ba teau un été à l’Île Maurice, le rêve de ma mère, elle, fan de plongée, ne pouvait s’empêcher d’admirer les fonds marins et tous ces poissons exotiques. Elle s’était mis en tête d’initier mon père à la plongée en bouteille et les voilà partis seuls a u milieu de l’océan Indien. Cet été-là j’avais promis à Estelle, ma meilleure amie, de l’aider à préparer ses fiançailles avec Marc, son grand Amour. On avait de s préparatifs pour cent vingt personnes, autant dire qu’on n’allait pas chômer. L es vacances, ce sera pour l’année prochaine ! En pleine dégustation avec le traiteur qui me faisait choisir entre trois sortes de saumons, le cru, le cuit, le fumé, la sauce au vin blanc ou la sauce au beurre, le téléphone sonna. C’était un jeudi, 9 h 46, cet appe l je m’en souviens comme si c’était hier… au bout du fil,j’entendais de la friture, et une voix tellement lointaine,
inaudible, me parlait en anglais, je ne comprenais rien. Je répondis « Don’t speak english, don’t speak english ! » Il y eut un bruit encore plus sourd comme si on venait de faire tomber un objet à côté du téléphone . Un silence se fit pendant quelques secondes et une voix féminine me parla, nette et douce. « Bonjour, c’est le Consulat français de Port-Louis à l’Île Maurice », vous êtes bien Miel Ortence ? » Cette femme m’annonça la mort tragique de mon père...