Chopin, les civils et moi
114 pages
Français
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Chopin, les civils et moi

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Français

Description

Ce livre fait suite à Chopin, la Guerre et moi, et poursuit les amours de cette jeune collégienne tout juste sortie de la Légion d'Honneur, éperdument éprise de Chopin, qu'elle appelle Frédéric, et de son œuvre. 1968, lycée des Vertugadins. Isabelle ne se moque pas d'elle, quand elle fait la révérence lors d'une interro orale. Isabelle est la seule à comprendre que, saoule de joie, son amie pleure en écoutant les deux Concertos de son Amour, ou se chagrine de ne pas savoir jouer correctement l'"Étude révolutionnaire" de Frédéric.

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Informations

Publié par
Date de parution 05 mai 2015
Nombre de lectures 6
EAN13 9782336381701
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0071€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

MarieVéronique Gauthier
Chopin, les Civils et moi Roman
/ Littérature
Rue des Écoles
Rue des Écoles Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus Loozen (Jean-Luc),Campo Grande, 2015. Alcaraz (Nadia),La rage fut mon pays d’accueil, 2015. Berkowitz (Nadine),Les vingt vies de Mathilde, 2015. Cerasi (Claire),Identité, identités, 2015. Ferrier-Mayen (Andrée),La terrasse, 2015. Télégat (Constantin),La star et les pantins, 2015. Philippart (André),Un milieu social face à la pauvreté, 2015. Ducrocq (François),Théorie du stock froid, 2015. Jacques-Yahiel (Simone),Ma raison d’être(réédition), 2015. Albert (Thierry),Quel est votre nom ?, 2015. Mbuyi Mizeka (Alfred),L’enfant noir d’Afrique centrale, 2015. Alain Nesme,Léa la Sainte, 2015. Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
CHOPIN,LES CIVILS ET MOI
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06312-6 EAN : 9782343063126
Marie-Véronique Gauthier
Chopin, les Civils et moi
*
roman
Du même auteur
e Chanson, Sociabilité et grivoiserie au XIXsiècle, Aubier, 1992. Le Cœur et le Corps. Du masculin dans les années soixante. Des hommes écrivent à Ménie Grégoire, Imago, 1999. Chopin, la Guerre etmoi, Imago, 2000. Le Bonheur est dans la classe, Imago, 2001. Folies, Terra Cotta, 2012. Une Goy, la Shoah et les Juifs, Edilivre, 2014.
INTRODUCTION 1  Ce livre fait suite àChopin, la Guerre et moi dans lequel une jeune pensionnaire de la Maison d’Education de la Légion d’Honneur (les Loges, au cœur de la forêt de Saint-Germain en Laye, non mixte, devenue L.H dans le discours de l’adolescente), tient son journal de 1965 à 1968. La fillette est en uniforme bleu marine orné d’une collerette blanche et d’une grande et large ceinture de laine au liseré blanc qui descend des épaulettes pour ceindre la taille et s’attacher derrière au moyen d’une épingle à kilt. Chaque classe est représentée par une couleur : verte pour la sixième, violette pour la cinquième, aurore (orangée) pour la quatrième et enfin bleue pour la troisième. Les grandes classes sont à la Maison de Saint Denis et il n’en est pas question dans le livre. Dans les années soixante, les camarades de la jeune pensionnaire, dont certaines aristocrates, parlent beaucoup de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, la majorité ont un père officier qui a combattu aux côtés des forces alliées. Notre héroïne se plaît beaucoup à la L.H, contrairement à nombre de ses camarades et raconte sur un ton enjoué les punitions, les peines mais aussi les joies de cette vie recluse.  A l’arrivée en « verte », on donne le choix entre la pratique de l’escrime, du violoncelle et du piano. Comme toutes les filles de sa famille ont joué du piano depuis le début du vingtième siècle, elle s’inscrit. Et là, elle ressent un choc qui va entièrement bouleverser son existence d’enfant : jouant maladroitement le quatrième prélude de 2 Frédéric Chopin , elle tombe éperdument amoureuse de 1 Chopin, la Guerre et moi, Imago, 1999 2 Compositeur romantique de père français et de mère polonaise, 1810-1849
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l’œuvre et du compositeur, l’appelant familièrement « Frédéric » dans son texte. Dès lors, sa vie tourne autour de sa passion, quitte à lasser certaines amies. Lors du bouleversement politique de mai 1968, elle ne va pas dans le parc interdit faire la folle avec ses camarades « révolutionnaires », des bleues (troisièmes) surtout, elle rentre sagement dans son dortoir et rêve à son bien-aimé. Elle n’ira pas en bleue car ses parents l’inscrivent après les Evénements au lycée de Meudon où elle rencontre la mixité et le civil. Elle va désespérément chercher parmi ses camarades garçons un visage qui lui rappellerait son dieu, en vain. Le livre s’achève à ce moment-là.
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Décembre 1968
REGRETS
 Depuis que je suis dans le civil, au Lycée des Vertugadins, à Meudon, je passe mon temps à regretter ma chère L.H. L’uniforme majestueux, avec son béret, sa collerette blanche et ses ceintures de couleur selon les classes, même si la laine de l’uniforme piquait quand on sortait des douches. Justement, la ceinture de couleur bleue aurait mieux fait tenir les jupes que Maman me coud et peut-être fait oublier mon acné qui me défigure. Ici, tout le monde est habillé différemment et je trouve ça ridicule. Et en plus il y a les garçons, forcément avec des pantalons alors que les filles n’ont pas le droit et sont en jupe. Maman m’a cousu une robe chasuble grise et elle me fait mettre dessous des chemisiers de couleur.  C’est le 29 mai 68 qu’il a fallu rentrer dans les familles, je n’ai pu garder que mes ceintures, mon béret, ma collerette et une feuille du grand tilleul de la cour, cueillie en 1967 et conservée entre deux feuilles de papier. Ici, il n’y pas de grand tilleul, je dois appeler mes camarades par leur prénom, ce n’est marqué nulle part mais il paraît que cela se fait dans le civil. Des fois, Maman me fait porter des bas qui tiennent soi-disant tout seuls. C’est un supplice, ils descendent sans arrêt. Ou bien elle me fait mettre des collants. C’est encore pire, ça fait des palmes sous les jambes quand ils sont trop petits et ça remonte sous les aisselles quand on essaie de prendre ma taille. Je supplie Maman de mettre des chaussettes hautes, comme à la L.H et elle accepte.
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