Cocogirl

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Cocogirl Du même auteur Les soupirs de la Saint-Valentin,Roman, Flamboyant, 2014 La danseuse Sakpata,Nouvelles, Tamarin, 2014 Les souliers du lac Nokoué,Nouvelles, Tamarin, 2014 La déesse aux longs cheveux,Roman, Tamarin, 2015 Sirénou rythmait ses pas au son des tambours LesFrères Guèdèhounguè Rodrigue Atchaoué Cocogirl Roman © Tamarin Collection Bogolan ISBN : 978-99919-0-469-6 Photo de couverture : Tamarin Pour Marius Ahamidé Prologue es murs troués. Des bouts de briques partout. D Des tables renversées. Des portes défoncées, éventrées. Un plafond tout aussi criblé, avec des lézardes courant dans tous les sens. Par moments, des pans de béton se détachaient et tombaient dans un gros nuage de poussière. Chaque bloc de pierre qui descendait laissait un vide traversé par des barres de fer en forme de doigts faméliques et par où on pouvait voir le ciel noir. Une RGHXU GH VRXIUH UHPSODoDLW OD GRXFH HIÁXHQFH GH PHUFXrochrome et d’éther. Soudain, un bruit de détonation. La salle trembla sur ses racines. Encore un autre bruit, plus fort. Et le bâtiment d’à côté piqua du nez, puis se coucha de tout son long, arrachant au passage une partie de l’autre plafond. À la vue du paquet de béton venant de là-haut comme un monstre ailé, Claudy étouffa un cri. Ferma les yeux. Le bruit fut terrible. Il attendit que la poussière se dissipât, puis ouvrit OHV \HX[ /H VSHFWDFOH O·KRUULÀD 7RXV OHV DXWUHV pWDLHQW morts, coincés sous les décombres.

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Date de parution 01 janvier 2015
Nombre de visites sur la page 11
EAN13 9789991904696
Langue Français

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Cocogirl
Du même auteur
Les soupirs de la Saint-Valentin,Roman, Flamboyant, 2014 La danseuse Sakpata,Nouvelles, Tamarin, 2014 Les souliers du lac Nokoué,Nouvelles, Tamarin, 2014 La déesse aux longs cheveux,Roman, Tamarin, 2015
Sirénou rythmait ses pas au son des tambours  Les Frères Guèdèhounguè
Rodrigue Atchaoué
Cocogirl Roman
© Tamarin Collection Bogolan ISBN : 978-99919-0-469-6 Photo de couverture : Tamarin
Pour Marius Ahamidé
Prologue
es murs troués. Des bouts de briques partout. D Des tables renversées. Des portes défoncées, éventrées. Un plafond tout aussi criblé, avec des lézar-des courant dans tous les sens. Par moments, des pans de béton se détachaient et tombaient dans un gros nuage de poussière. Chaque bloc de pierre qui descendait laissait un vide traversé par des barres de fer en forme de doigts faméliques et par où on pouvait voir le ciel noir. Une odeur de soufre remplaçait la douce efuence de mercu-rochrome et d’éther. Soudain, un bruit de détonation. La salle trembla sur ses racines. Encore un autre bruit, plus fort. Et le bâti-ment d’à côté piqua du nez, puis se coucha de tout son long, arrachant au passage une partie de l’autre plafond. À la vue du paquet de béton venant de là-haut comme un monstre ailé, Claudy étouffa un cri. Ferma les yeux. Le bruit fut terrible. Il attendit que la poussière se dissipât, puis ouvrit les yeux. Le spectacle l’horria. Tous les autres étaient morts, coincés sous les décombres. Chacun avait eu son lot de briques. Certains avaient la poitrine ou le bassin
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Rodrigue Atchaoué broyés. Chez d’autres, les briques avaient visé une autre partie. Les ventres, ouverts d’un coup, montraient à tous ce qu’ils avaient caché depuis des années et des années. Un mélange de cervelle et de sang fumant dégoulinait des têtes aplaties, etc. Il essuya, de la main, la aque rouge sur son front et jeta un coup d’œil sur le dernier lit pour voir dans quel état se trouvait Amavi. Son ami était tourné vers lui et le regardait. Amavi. La brique était tombée sur l’arrière de sa tête, expulsant les yeux de leurs orbites. Pareils à des billes, ils avaient roulé sur le lit trempé de sang, retenus par les nerfs, et lui faisaient adieu. Claudy poussa un cri. Comment se fait-il qu’il soit en-core vivant ? Lui, parmi tant de tristesse. Soudain, il aperçut une ombre à l’entrée de la salle, puis une autre. Qui donc ? Pas les inrmiers en tout cas, tous avaient déserté le centre, les abandonnant à leur lu-gubre sort. Les deux hommes avancèrent. Ils portaient des treillis, et marchaient d’un pas assuré. Ils avançaient, l’arme au poing. Ils s’arrêtaient devant chaque lit, déga-geaient les pierres pour identier le corps. Puis ils conti-nuaient leur fouille. Le colonel Amétépé et l’un de ses hommes. Il le reconnut, malgré son visage barbouillé de goudron. Et son cœur se mit à cogner dans sa poitrine, comme si c’était un pilon. Fort, encore plus fort. Après quelques minutes, les deux hommes s’arrêtèrent près de son lit.
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