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David et Goliath sont en bateau

De
113 pages
Le héros, cadre dans une multinationale, ayant dépassé la quarantaine, se trouve malmené par une organisation qui a perdu toute considération de l'humain dans l'entreprise. Il se rend vite compte que sa résistance est vaine et va devoir s'inventer une nouvelle activité. La confrontation avec les méandres absurdes de la grande entreprise le pousseront à construire un modèle où chacun doit pouvoir s'épanouir. Ce modèle va pourtant se révéler être en conflit avec la société qu'il a du quitter , c'est David contre Goliath.
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2 Titre
David et Goliath
sont en bateau

3Titre
Philippe Berger d’Estremiac
David et Goliath
sont en bateau

Roman d’anticipation sociale
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-00908-8 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304009088 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-00909-5 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304009095 (livre numérique)

6 . .
8
PROLOGUE
Comme il se lave les dents, machinalement, il
pousse chaque jour, vers 8 h 45 les portes en
verre du siège de la société. Il plonge la main
dans la poche intérieure de sa veste, en bas à
gauche, et saisit sa carte magnétique. Ce petit
morceau de plastique est également un petit
morceau de son d’identité. Dieu sait quelles in-
formations le concernant sont stockées sur la
puce ! Horaires d’entrées, de sorties, dépenses
de cantine, décompte de jours de vacances,
dernier bilan médical…
Dans le hall se tiennent trois vigiles, pour la
sécurité. C’est une nette tendance du siècle ; il
faut de la sécurité, partout, en tous lieux. Il n’y a
pas si longtemps la présence des gorilles aurait
fait figure d’insulte à l’individualité de chacun.
A cette époque il suffisait de saluer de la main
un des deux vénérables gardiens qui avaient vu
défiler tout le personnel pendant des années, la
carte d’accès, presque inutile, ne comportait
qu’une photo et un nom, aucun homme en noir
9 David et Goliath sont en bateau
ne scrutait les arrivants soupesant la dangerosité
potentielle de tel ou tel.
Alors aujourd’hui, il se pose la question : n’ai-
je pas perdu quelque chose au long de ces an-
nées ? N’ai-je pas baissé ma garde et laissé faire
sans réagir ?
Mouais, humeur maussade ce matin, et cette
petite « fête » cet après midi, quelle galère !
10
1
Vingt ans de maison ! L’expression est plai-
sante ; n’emploierait-on pas la même pour un
taulard fraîchement libéré de Fresnes ou de la
Santé ?
Pierre Barnier, cadre, membre du club des
quadragénaires en pleine forme – du moins le
pense-t-il - reçoit des mains du chef du person-
nel, pardon du Directeur des Ressources Hu-
maines, Jean-André Cabert, un con fini incapa-
ble d’entretenir la moindre relation avec le per-
sonnel ; vous pensez quand on s’appelle Cabert,
le sucre Cabert, la famille Cabert, les intérêts
Cabert ; le personnel, hein ? pfuitt ! reçoit di-
sais-je une médaille en chocolat et un chèque
d’un demi-mois de salaire. Ca, c’est grand ! ça,
c’est généreux ! Vingt ans de sa vie consacrée à
Silquo géant planétaire de tout ce qui
s’ingurgite, et hop, une épinglette dorée et un
demi-mois de salaire ! Et… ah mais ce n’est pas
tout ! qu’y a-t-il dans cette petite boite… là…
un stylo plume, doré sur tranche, ventru à sou-
hait, indolent dans son écrin, un Materwann
11