De quel système relationnel êtes-vous prisonnier ?

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Livres
195 pages
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Description

Si vous voulez identifier les systèmes qui nuisent à l’harmonie de vos relations affectives, si vous souhaitez que votre relation amoureuse et toutes vos autres relations importantes pour vous reposent sur une meilleure connaissance de vos fonctionnements personnels, sur le dénouement progressif de vos systèmes relationnels insatisfaisants et sur la communication authentique, ce livre est pour vous. Si vous voulez éviter le plus possible de répéter des réactions qui mènent au conflit ; si vous voulez contacter votre sensibilité sans vous laisser gouverner par elle ; si vous souhaitez agir le plus consciemment possible plutôt que de réagir involontairement, vous trouverez dans cet ouvrage des informations, des moyens, des balises qui faciliteront graduellement et en douceur votre transformation vers une vie affective plus harmonieuse et plus satisfaisante.
Ce livre n’a aucun pouvoir magique. Il s’adresse à ceux qui veulent améliorer leurs relations affectives et à ceux qui souhaitent comprendre la cause de leurs souffrances relationnelles et qui sont prêts à prendre des moyens pour s’en sortir.

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Ajouté le 01 mai 2015
Nombre de lectures 10
EAN13 9782897210885
Langue Français
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M O N T R É A L
COLETTE PORTELANCE
AUTRES OUVRAGES DE COLETTE PORTELANCE AUX ÉDITIONS DU CRAM
Approfondissez vos relations intimes par la communication authentique
Éduquer pour rendre heureux
Aimer sans perdre sa liberté
La guérison intérieure, un sens à la souffrance
Relation d’aide et amour de soi
Les 7 étapes du lâcher-prise
3 grands secrets pour réussir votre vie amoureuse
Vivre en couple et heureux, c’est possible
Les Éditions du CRAM 1030, rue Cherrier, bureau 205 Montréal (Québec) Canada H2L 1H9 Téléphone : 514 598-8547 Télécopie : 514 598-8788 www.editionscram.com
Conception graphique Alain Cournoyer Photo de couverture © Ekely — iStockPhoto II est illégal de reproduire une partie quelconque de ce livre sans l’autorisation de la maison d’édition. La reproduction de cette publication, par quelque procédé que ce soit, sera considérée comme une violation du droit d’auteur. e Dépôt légal – 3 trimestre 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada Copyright 2014 © Les Éditions du CRAM Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Portelance, Colette, 1943-[Guérison intérieure par l’acceptation et le lâcher-prise] L’acceptation et le lâcher-prise Nouvelle édition. (Collection Psychologie) Publié antérieurement sous le titre : La guérison intérieure par l’acceptation et le lâcher-prise. 2008. Comprend des références bibliographiques. ISBN 978-2-89721-071-7 1. Souffrance. 2. Guérison. 3. Lâcher prise. 4. Acceptation de soi. I. Titre. II. Titre : Guérison intérieure par l’acceptation et le lâcher-prise. III. Collection : Collection Psychologie (Éditions du CRAM). BF789.S8P662 2014 155.9’3 C2014-941944-9
Imprimé au Canada
À Louis-de-Gonzague Chevrier et Raymonde Sabourin, mes chers oncle et tante pour souligner leur e 70 anniversaire de vie amoureuse et pour leur manifester mon admiration, mon affection et ma gratitude.
Introduction
L’origine de mon questionnement par rapport à la re lation affective remonte à mon enfance. Je me souviens des malaises que je res sentais quand mes parents se disputaient. À cette époque, je n’aurais malheureusement pas su mettre des mots sur mon vécu, mais je sais aujourd’ hui que j’étais habitée par l’insécurité, l’impuissance et de nombreuses peurs. Parfois, je prenais parti pour ma mère et, à d’autres moments, pour mon père. De t oute façon, j’en arrivais toujours à la conclusion que l’un avait tort et que l’autre avait raison, et je blâmais celui des deux qui bouleversait le plus ma tranquillité intérieure du moment. J’ai mis des années à comprendre qu’ils ava ient tous les deux leur part de responsabilité dans leurs différends et que leur s blessures respectives les poussaient à se défendre. Lorsqu’ils se disputaient , ils n’étaient pas conscients du monde complexe des émotions et des besoins qui l es habitaient et qui suscitaient à leur insu leurs réactions. Beaucoup p lus tard, forte de ma propre expérience de couple, j’ai découvert que leurs comp ortements défensifs involontaires avaient créé des systèmes relationnel s dont ils avaient été totalement prisonniers.
Entendons-nous bien. Mes parents ne se disputaient pas tous les jours. Je me souviens aussi des nombreux moments d’harmonie q u’a connus leur relation. Aussi je suis loin de vouloir les blâmer de mon vécu par rapport à leurs problèmes de couple, sachant très bien moi-même ce qu’est la vie à deux. Avec le recul, je les trouve bien courageux, comme plusi eurs parents de cette génération (je suis née en 1943), d’avoir composé l e mieux possible avec leurs secousses relationnelles. Ils ne bénéficiaient pas de la panoplie des moyens dont nous profitons aujourd’hui dans le domaine du développement personnel et de la vie relationnelle.
C’est pendant la messe du dimanche et au cours des retraites fermées qu’ils trouvaient le réconfort et les stimulants pour pour suivre le plus agréablement possible leur route ensemble quand ils traversaient des périodes épineuses. Ils se sont organisés relativement bien avec les moyens de leur temps. J’éprouve pour eux une énorme reconnaissance, parce qu’ils m’ ont appris à ne pas rester passive devant mes difficultés relationnelles, mais à chercher à les résoudre. Les ressources d’ordre spirituel qu’ils utilisaient s’avéraient pour eux d’une valeur et d’une efficacité aussi considérables que certains outils d’ordre psychologique mis à notre disposition aujourd’hui. De toute façon, l’important, ce ne sont pas surtout les chemins que nous choisisson s d’emprunter pour améliorer nos relations affectives, mais plutôt la volonté d’agir au lieu desubir quand nous sommes coincés dans des impasses qui nou s font souffrir. Agir, c’est choisir la voie qui correspond le mieux à nos besoins, dans la fidélité à ce que nous sommes et dans le respect des autres.
Ma gratitude envers mon père et ma mère est d’autan t plus considérable que l’héritage psychique qu’ils m’ont laissé est à l’or igine du travail personnel et professionnel que j’ai accompli par la suite en ce qui concerne les relations humaines, que ce soient les relations amicales et a moureuses, les relations parents/enfants, les relations frères/sœurs, les re lations familiales et les relations professionnelles. Leur influence conjugué e à mon expérience m’ont
amenée, au fil des ans, à découvrir et à comprendre les systèmes relationnels, grâce surtout au travail que ces systèmes m’ont enc ouragée à accomplir dans ma propre vie affective et professionnelle. Cette d émarche personnelle, qui a d’abord été inestimable pour la réussite de mes rel ations, m’a encouragée par la suite à m’intéresser à la psychologie relationnelle , à m’inscrire à des formations, M C 1 à créer l’Approche non directive créatrice , à fonder le Centre de relation d’aide de Montréal et, par conséquent, à aider des couples, des parents, des enfants, voire des personnes aux prises avec des bl ocages relationnels, et ce, dans tous les milieux de vie. Combien d’amoureux, de parents, d’enfants, d’amis, de patrons et d’employés, déçus, frustrés, confrontés à l’impuiss ance à résoudre leurs conflits ont cherché des réponses aux nombreu ses questions qu’ils se posaient à propos de leurs tribulations r elationnelles ? Voici quelques exemples de questions qui m’ont été adress ées au cours des années par des personnes en recherche de solutions.
Je me rappelle, notamment, de Louis et de Juliette, qui se demandaient d’où venaient leurs comportements compulsifs et leu rs mots déchirants pour le cœur de l’être aimé, alors qu’ils savaient par expérience que ces mots et ces comportements les plongeaient tous les deux au cœur de leurs propres meurtrissures. Pour leur part, les sœurs Aline et Madeleine souhai taient que je leur explique la raison pour laquelle elles n’arrivaient pas à contrôler leurs réactions sarcastiques quand elles étaient blessées l’une par l’autre. Je n’ai pas oublié le regard suppliant de Carmen et de Rodrigue lorsqu’ils m’ont demandé de leur expliquer ce qui l es poussait à se comporter parfois l’un envers l’autre et avec leurs enfants comme des êtres insensibles et impitoyables alors que, émotio nnellement, ils étaient profondément bouleversés. Ils se sentaient tellemen t coupables. Geneviève et David, son beau-père, m’ont profondéme nt touchée lorsqu’ils m’ont exprimé à quel point ils se sentai entanormaux. Ils se demandaient pourquoi ils entretenaient la haine et la guerre entre eux alors que tout ce qu’ils voulaient, c’était l’amour et la paix. Ils souhaitaient que je leur dise la raison pour laquel le ils agissaient contrairement à leur volonté et à leurs véritables besoins.
Quel amoureux, quel parent, quel beau-parent, quel ami ne s’est-il pas interrogé, un jour, à la manière de ces personnes ? Qui n’a pas été confronté à l’impuissance devant ses propres fonctionnements qu and il est blessé ? Combien de personnes, par exemple, sont passées d’u ne relation amoureuse à une autre dans le but de ne plus souffrir et ont eu la déception de retomber avec leur nouveau conjoint dans les mêmes embûches que d ans leur relation précédente ! Combien de couples remettent sans cess e en question leur relation parce qu’ils se disputent continuellement ? Au cours des premières années de ma vie amoureuse, quand j’étais blessée par mon conjoint, j’avais parfois le sentim ent d’être menée comme une marionnette par des forces intérieures que je n ’arrivais pas à dominer, malgré mes connaissances rationnelles et ma bonne v olonté. Ces forces, que je reconnais aujourd’hui comme des blessures de fond, me poussaient, quand je souffrais, à réagir défensivement. Comme m es parents autrefois, je
me protégeais contre ma souffrance par la fermeture ou par la contre-attaque. En guerre avec moi-même, j’adoptais alors inconsciemment des comportements qui réactivaient les blessures de mon conjoint. Blessé à son tour, il se défendait avec autant d’intensité que j ’avais pu en manifester moi-même. C’est ainsi que se créait l’incommunicabilité entre nous. Nous ressortions de ces situations conflictuelles meurtr is, froissés comme une feuille qu’on chiffonne et qu’on n’arrive plus à dé froisser parce que, par nos réactions, nous exacerbions les blessures originell es de l’autre et, ipso facto, les nôtres. Je me sentais prisonnière de mes réactions défensiv es beaucoup plus que de mon conjoint. J’étais d’autant plus frustrée que, me sachant seule à détenir la clé de ma liberté, je ne la trouvais pas . Elle n’a pas été facile à découvrir, parce que nous étions tous les deux impl iqués dans ces processus de destruction et d’autodestruction lorsq ue nous étions blessés et que chacun d’entre nous responsabilisait l’autre de sa souffrance. Le fait d’essayer de changer l’autre pour calmer nos malais es personnels envenimait notre relation plutôt que de la rendre h armonieuse. J’aspirais à la paix et à l’harmonie, et cette quête était pourtant vitale pour moi. Quelque chose manquait à ma démarche ; quelque chos e d’important m’échappait de ma vie intérieure et de celle de mon conjoint.Le plus grand mystère de l’homme pour l’homme se trouve en lui-mê me. C’est en perçant ce mystère jour après jour, par le travail sur moi et la communication authentique, que j’ai acquis davantage de maîtrise de ma vie et, par conséquent, plus de pouvoir sur mes réactions. J’ai pu ainsi cerner les modes de défense compulsifs qui naissaient de mes b lessures, qui provoquaient nos conflits de couple et qui se trouv aient à l’origine des systèmes relationnels que nous entretenions. Ceux-c i perturbaient mon équilibre intérieur et rendaient ma vie, à certains moments, infernale. Qui des deux conjoints est responsable de la dishar monie d’un couple ? Qui du parent ou de l’enfant devenu adulte est à la sou rce de leurs affrontements et de leurs déchirements intérieurs ? Qui du patron ou de l’employé est fautif dans le conflit qui les tourmente ? L’expérience m’a app ris que chercher un coupable n’a jamais vraiment résolu le problème de ceux qui sont coincés dans le labyrinthe de leurs blessures. Attribuer la cause des difficultés relationnelles d e deux êtres humains à un seul des deux n’a jamais réglé leur problème d e fond, puisqu’ils forment un système dans lequel les deux sont obliga toirement concernés, quelles que soient les apparences.
Ce système, créé par la rencontre de leurs fonction nements psychiques personnels, les entraîne parfois dans des sables mo uvants desquels ils n’arrivent pas à se dégager. Plus ils se débattent pour en sortir, plus ils s’y enfoncent et y étouffent.
Comment émerger alors des profondeurs et de l’obscu rité dans lesquelles sont parfois plongés ceux qui s’aiment ? C’est en apportant un éclairage sur le fonctionneme nt des systèmes relationnels que, dans cet ouvrage, je répondrai à cette question. Pour en faciliter la lecture, je l’ai divisé en trois parti es :