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De si longues vacances

De
624 pages
Le présent volume regroupe trois titres qui étaient devenus introuvables : J'ai cru trop longtemps aux vacances (1967), Passe-L'Eau (1971) et L'Orphelin de Mer (1982). Réunis, ils forment à leur manière une autobiographie de l'auteur, homme d'honneur et de fidélités, qui dit de lui-même : « Je suis empoisonné par le désinvolture ». Voici comment il décrit ce recueil, dans une préface émouvante, où la perte de l'être aimé le laisse solitaire, entre le passé à distance et l'avenir dévasté. « Les trois livres de ce recueil décrivent des moments de mon existence favorisée (et j'en ai toujours été conscient). Ils sont dans la catégorie « roman » parce que c'est un usage dans l'édition : je n'aurais pas la prétention de les présenter comme des essais, je suis un manuel et non un intellectuel ; je me sens mieux parmi les arbres que parmi les rhéteurs où pullulent les aboyeurs des carrefours, comme dit Adèle de Boigne ; je ne suis pas doué pour l'abstraction et les développements théoriques, mais je ne doute pas de mes talents de chroniqueur. Je sais donner à voir. Pour employer un mot à la mode ces temps-ci, et toujours à Paris (ma seule patrie) ces faux romans sont des auto-fictions. Que je qualifierais verticales. Car je me tiens droit. » E.O.
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Le présent volume regroupe trois titres qui étaient devenus introuvables : J'ai cru trop longtemps aux vacances (1967), Passe-L'Eau (1971) et L'Orphelin de Mer (1982). Réunis, ils forment à leur manière une autobiographie de l'auteur, homme d'honneur et de fidélités, qui dit de lui-même : « Je suis empoisonné par le désinvolture ». Voici comment il décrit ce recueil, dans une préface émouvante, où la perte de l'être aimé le laisse solitaire, entre le passé à distance et l'avenir dévasté. « Les trois livres de ce recueil décrivent des moments de mon existence favorisée (et j'en ai toujours été conscient). Ils sont dans la catégorie « roman » parce que c'est un usage dans l'édition : je n'aurais pas la prétention de les présenter comme des essais, je suis un manuel et non un intellectuel ; je me sens mieux parmi les arbres que parmi les rhéteurs où pullulent les aboyeurs des carrefours, comme dit Adèle de Boigne ; je ne suis pas doué pour l'abstraction et les développements théoriques, mais je ne doute pas de mes talents de chroniqueur. Je sais donner à voir. Pour employer un mot à la mode ces temps-ci, et toujours à Paris (ma seule patrie) ces faux romans sont des auto-fictions. Que je qualifierais verticales. Car je me tiens droit. » E.O.