Des mots...Que des maux...

Des mots...Que des maux...

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Livres
143 pages

Description

Ils aiment trop pour ne pas se détruire. Ils sont différents. Elle abandonne tout pour partir. Ils tuent, haïssent, aiment et se détruisent. Ils frappent parfois ou se tuent. Ils vivent tout simplement. 21 nouvelles pour rentrer dans quelques vies qui auraient pu être les nôtres et qui le sont souvent, d’une certaine façon. 21 combats, parce qu’on lutte tous contre quelque chose et la seule différence réside souvent dans la fin. C’est l’histoire de quelques vies qui s’éparpillent pour mieux se retrouver. C’est aussi et surtout une grande histoire de sentiments où tout se regroupe pour pouvoir mieux se différencier ailleurs.

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Informations

Publié par
Ajouté le 16 juin 2011
Nombre de lectures 109
EAN13 9782748170207
Langue Français
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Des mots...
Que des maux...
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Dess
Des mots...
Que des maux...

Nouvelles



5Éditions Le Manuscrit




















© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-7020-2 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748170207 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-7021-0 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748170214 (livre numérique)
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. .
8 Des mots… Que des maux






Je me présente. Dess, tout simplement. Dess
n’est bien sûr qu’un pseudo mais plus qu’une
identité virtuelle, Dess est devenue une
véritable personne, mon véritable moi. Sous ce
pseudo, je me redécouvre une vie et je me rends
compte que c’est la mienne. Sous ce pseudo, j’ai
toujours 19 ans et je suis toujours moi, mais
plus profondément qu’en réalité. Parce qu’avec
Dess, les barrières tombent, parce qu’avec
Dess, je suis réellement ce que j’essaye d’être
tous les jours mais que je ne suis jamais
entièrement par respect des règles imposées par
notre société. Vous voulez me connaître ?
Demandez Dess. Vous en connaîtrez bien plus
qu’en demandant Chris. Dess en soi même a
une existence encore relativement jeune. 4 ans
je crois. 4 ans que je promène ma poire de site
en site en espérant tomber sur ce qui va me
manquer. Et un peu plus d’un an que Dess a
pointé le doigt sur les blog. Et son identité a
pris toute son importance.

On m’a dit que j’étais gentille, belle. Que j’avais
du charme et que j’étais fragile. Que mon
impulsivité faisait de moi quelqu’un qu’on
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admire et qu’on ne pouvait qu’avoir envie de
me protéger du monde et de ses désillusions.
On m’a dit que j’étais sincère, on m’a dit que
j’étais sympa. On m’a dit que je savais être
généreuse et que je serais reconnue pour ça. Je
me suis dit que je n’avais rien de plus que les
autres, que ma fragilité ne me servirait qu’à me
briser trop vite. Je me suis dit que mon
impulsivité n’était pas un don de la nature mais
plutôt une capacité à se rendre compte que le
mur était en face de moi une fois que je me
l’étais pris. Je me suis dis que oui, j’étais sincère
et que je pensais être quelqu’un de sympa. Je me
suis dis que je n’étais pas généreuse, parce que
je savais prendre le temps de donner aux autres
autant que je prenais le temps de m’occuper de
moi, je me suis juste dit que j’avais peut être su
trouver le bon milieu.
On m’a dit que j’étais froide et cassante. On m’a
dit que je n’avais aucune pitié et aucune
compassion pour les autres. On m’a dit que je
n’étais là pour personne et que ça ne reflétait
qu’un immense égoïsme de ma part. On m’a dit
que j’étais distante, on m’a dit que j’étais
ailleurs. On m’a dit que j’étais méchante, on m’a
dit que je profitais des gens. On m’a dit que je
ne trouverai jamais personne pour me
supporter. Je me suis dis que je pouvais être
froide et cassante quand je ne supportai plus de
jouer leur jeu et de me forcer à sourire. Je me
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suis dis que je n’avais pas beaucoup de
compassion et que je n’étais capable de ressentir
de la pitié que quand j’allais bien. Je me suis dis
que j’étais capable de distance parce que j’avais
besoin de me retrouver avant de retrouver le
groupe, je me suis dis que j’étais souvent ailleurs
parce que mon monde ne ressemble pas au leur.
Je me suis aussi dis que j’étais méchante quand,
certains jours, je ne supportais plus ces autres et
leurs vies qui étaient fades et que je me montrai
blessante envers eux pour leur en faire prendre
conscience. Je me suis dis que oui, j’avais peut
être déjà profité de certaines personnes, mais
que les gens que j’aimais je ne profiterai jamais
d’eux. Je me suis dis que personne ne me
supporterait jamais.

Si j’étais une fleur, je serai une rose noire.
Si j’étais un pays, je serai l’Inde.
Si j’étais une ville, je serai Toulouse.
Si j’étais un aliment, je serai une fraise.
Si j’étais une couleur, je serai le bleu foncé ou le
noir.
Si j’étais un mois, je serai Avril.
Si j’étais un chiffre, je serai 2.
Si j’étais un animal, je serai une panthère noire.
Si j’étais une planète, je serai Vénus.
Si j’étais un cours, je serai la philosophie.
Si j’étais une chanson, je serai « Manu » de
Renaud.
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Si j’étais un sport, je serai le tennis.
Si j’étais une personne célèbre, je serai La mort.
Si j’étais un livre, je serai « Je voudrai que
quelqu’un m’attende quelque part » d’Anna
Gavalda.
Si j’étais une lettre, je serai le Z.
Si j’étais un film, je serai American History X.
Si j’étais un mot, je serai Effacée.
Si j’étais un prénom, je serai Lou.
Si j’étais un poète, je serai Rimbaud.
Si j’étais un arbre, je serai un saule pleureur.
Si j’étais une citation, je serai « Tu ne seras pas
seul. On est jamais seul. On est avec soi. C’est
autre chose, tu le sais bien ».
Si j’étais une devise, je serai « Marche ou
crève ».

Insaisissable.
Lumineuse.
Vivante.
Rieuse.
Effacée.
Détestable.
Insupportable.

Je suis moi. Dans mon intégrité, dans mes
défauts, dans mes qualités et dans tout ce qui
fait qu’on m’aime ou me déteste. Je suis moi et
je suis Dess. Et je suis là, ce qui n’est déjà pas
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mal et qui devrait vous en apprendre plus que je
ne pourrai en dire.

Quoi de plus facile qu’une description
finalement ? On écrit ce qu’on croit être, ce
qu’on pense devenir même peut être alors que
tout ça ne représente pas grand-chose à part du
vide. De ce vide qu’on porte en nous et qui ne
nous quitte jamais. Une dernière fois, si vous
voulez me connaître il faut me lire. Dans
chaque histoire, il y a un peu de mon histoire
tout comme il y a sans doute une part de la
votre.
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