Edwige 1

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PRÉSENTATION DE l'AUTEUR



La vie d'Edwige bascule le jour où elle est injustement accusée du meurtre d'une amie. Après qu'elle ait ingénieusement réussi à prouver son innocence, la jeune fille n'hésite pas à se mettre au service des victimes dans la société. En effet, Edwige partage ses six enquêtes avec son ami Ekue pour rétablir la justice. Parfois au péril même de leur vie, ces deux héros n'hésitent pas à défendre tout le monde.





PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR



La vie d'Edwige bascule le jour où elle est injustement accusée du meurtre d'une amie. Après qu'elle ait ingénieusement réussi à prouver son innocence, la jeune fille n'hésite pas à se mettre au service des victimes dans la société. En effet, Edwige partage ses six enquêtes avec son ami Ekue pour rétablir la justice. Parfois au péril même de leur vie, ces deux héros n'hésitent pas à défendre tout le monde.



Ce recueil n'est que le premier d'une longue série. Il vise à tordre le cou à certaines idées préconçues selon lesquelles les filles ne peuvent pas faire aussi bien que les hommes.





À PROPOS DE L'AUTEUR



Esso-Solam est un jeune écrivain passionné. Lorsqu'il n'a pas la tête dans ses cours universitaires, il passe son temps devant son écran à faire vivre ses personnages. C'est quelqu'un de très ouvert qui aime le contact et vous pouvez le joindre sur Facebook sous l'identifiant Esso Solam.

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EAN13 9782956607465
Langue Français

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Esso-Solam
Edwige - Tome 1
Nouvelle
J'aime la littérature
À Roméo Edwige.
Une innocente sous les verrous
 S’il existe des personnes à qui le destin n’a ja mais su s’imposer, c’est bien mon amie Edwige Padaro. Edwige avait juste vingt ans lorsqu’ elle se retrouva malencontreusement accusée d’un meurtre. Je connais sais mon amie depuis une dizaine d’années et la savait incapable de commettr e un tel acte mais la justice ne l’entendait pas de cette oreille. Voici donc commen t se passèrent les faits qui lui étaient reprochés.
 A l’époque nous totalisions à nous deux quarante ans, et nous étions étudiants en droit à l’université publique de Kara. Dans ce doma ine, Edwige avait acquis la réputation d’être la meilleure étudiante que l’univ ersité ait connue depuis son ouverture. En trois ans, elle avait si bien travaillé qu’elle aurait débuté le master l’année suivante, si cette monstrueuse accusation ne l’avai t pas anéantie dans son amour propre. Tout se déroula la veille de l’affichage de s notes et nous étions tous sortis en groupe pour prendre quelques verres. Par nous, il f aut entendre mon amie Edwige, Magnim, Ashley ainsi que moi. A nous quatre, nous t ravaillions très bien mais c’étaient surtout les deux filles du groupe qui excellaient l e mieux parmi tous les étudiants de notre faculté. Cette concurrence alla bien assez ra pidement au-delà du niveau scolaire. En un an, les deux filles ne participaient jamais a ux mêmes fêtes. Elles se vouaient une rivalité féroce pour déterminer laquelle d’entr e d’elles serait la meilleure à la fin de l’année. Tout le personnel enseignant les savait en lice pour obtenir la meilleure moyenne à la fin de l’année universitaire. Personne n’était ni assez idiot, ni assez doué pour se mesurer face à ces deux-là et c’était toujo urs l’une ou l’autre qui obtenait la meilleure note selon les matières. Le semestre harm attan écoulé, mon amie avait eu une moins bonne moyenne générale que sa rivale. Cel le-ci l’avait dépassée de peu de points et Edwige ne comptait pas se laisser faire a ussi aisément. Elle s’était mise à travailler d’arrache-pied comme une folle pour dépa sser l’autre. Elle connut, au cours de ce second semestre, des moments de faiblesse pen dant lesquels elle dût garder le lit mais cela n’empiéta jamais sur sa détermination de faire mieux que l’autre.
 Cette nuit, les deux rivales avaient accepté d’en terrer la hache de guerre avant l’affichage des notes. A quoi bon continuer cette rivalité ? Ce fut pour moi, dès le début de la soirée, un souvenir mémorable que de voir les deux filles les plus intelligentes de la faculté faire la paix entre elles.
 A quatre, nous prîmes la route menant au nouveau bar ayant ouvert ses portes à deux pas de l’université. Le bistrot était récent e t tout le monde en disait déjà beaucoup de bien. Nous y passâmes un merveilleux moment dans la joie et la bonne humeur. Magnim et Ashley, dont les parents étaient bien for tunés, devaient s’envoler dans le mois à venir pour poursuivre leurs études au Canada . Quant à Edwige et moi, nous n’avions pas de projet de vie future à ce moment-là . Nos parents n’avaient pas des revenus illimités, aussi ne savions-nous pas encore quel serait notre sort pour l’année à venir. Lorsque nous quittâmes le bar, cette nuit- là, ce fut dans l’allégresse. L’alcool aidant, je vis les deux filles rire comme deux meil leures amies. Elles avaient d’ailleurs passé l’essentiel de la soirée à rire ensemble. Pui s vint le moment de rentrer chez
nous. Il sonnait presque minuit et, avant de quitte r les lieux, Ashley et Magnim allèrent se vider la vessie, nous demandant de les attendre là.
— Si seulement nous avions été davantage amies que rivales elle et moi, Ashley est une fille vraiment géniale.
 Je voyais une immense joie se refléter dans le re gard de mon amie. Nous vîmes revenir les autres et payant notre consommation, no us quittâmes les lieux. Tandis que les deux filles marchaient devant nous, riant et di scutant, je restai derrière avec Magnim. Je tentai d’avoir avec lui une conversation mais il n’était pas très bavard. Il ne me répondait que par des monosyllabes.
— Qu’est ce qui te trouble ainsi ? Lui demandai-je à un moment.
— Ça va.
— Tu m’as l’air bizarre et un peu préoccupé.
 Au même moment, le ton s’éleva du côté des filles . Elles s’étaient arrêtées au milieu de la rue et nous entendions la voix vive d’Ashley s’élever en protestations. Quelques badauds s’étaient arrêtés pour les regarder. Elles en seraient sûrement arrivées aux mains si nous ne nous étions pas avancés pour les s éparer. Ashley avait le regard chargé de haine. Elle se tourna et s’en alla, suivi e par Magnim, qui n’eut pas même le bénéfice d’un regard. De mon côté, je rentrai avec Edwige. Durant tout le parcours, elle garda le silence sans casser du sucre sur le dos de sa rivale. Une fois chez elle, je la laissai et rentrai me coucher. Le lendemain, je n’é tais point satisfait de comment s’était finie notre soirée et décidai d’aller me renseigner auprès d’Edwige des raisons de leur dispute. Une fois devant sa maison, je remarquai un e foule immense d’individus. Je voulus rentrer mais on me l’interdisait et, bientôt , j’aperçus mon amie ressortir avec les menottes aux poings. Il me semblait que je devais h alluciner. Je tentai d’en savoir plus mais, dans l’immédiat, la police l’embarqua dans so n fourgon et s’éloignait. Peu à peu, la foule se dispersa. Je pénétrai à l’intérieur de la maison et me dirigeai aussitôt vers sa mère, auprès de qui j’espérais obtenir les informations.
— Mon fils, s’il te plait, vas leur dire que tu éta is avec elle et qu’elle n’a pas pu tuer cette fille. Ils ne veulent pas la croire.
 Je n’avais pas besoin d’en entendre davantage . Je pris la route de la prison et bientôt, j’étais devant la cellule de mon amie. C’é tait une cellule commune et elle avait, avec elle, trois autres femmes. Par les barreaux, e lle m’expliqua qu’elle avait été accusée du meurtre d’Ashley.
— Comment ? Ashley est morte ? Quand et comment ?
 Elle aussi n’en savait pas grand-chose.
 — Je te jure que je n’ai jamais tué qui que ce soi t. Je vais le prouver à tous. Ashley était mon amie. Je ne lui voulais aucun mal.
— Je ne sais que vous ne vous entendiez pas, mais a ller jusqu’au meurtre…
— Ekué, j’ai besoin de ton aide pour prouver mon in nocence.
— Tout ce que tu voudras, avais-je tout de suite dit sans réfléchir une seconde.
 Je promis à mon amie de lui rapporter toutes les informations que je réussirai à rassembler sur le crime dont elle était accusée. Je ne savais pas encore comment j’allais obtenir ces renseignements mais je comptai s sur la publicité de la chose pour vite savoir ce qu’il en était vraiment. Comme je l’ avais espéré, les langues se délièrent très rapidement et bientôt, je commençai à y voir p lus clair dans cette sombre affaire. Ce fut d’abord auprès d’un ami mécanicien que j’eus les premiers échos, échos que je décidai de mettre dans un petit carnet acheté pour l’occasion. Par un ami, celui-ci avait ouï-dire qu’Ashley n’était pas une fille auss i innocente qu’elle le laissait penser. Fille aux mœurs légères, elle aurait entretenu des relations avec des types bien plus âgés. Quel choc ! Toutefois, si je voulais prouver l’innocence de mon amie, il fallait que j’accepte certaines vérités. La soirée venant, com me j’étais à la maison, je réalisai que j’avais oublié l’autre victime de cette macabre nui t. Ashley avait été la seule assassinée mais Magnim était la deuxième victime de ce meurtre. Il avait perdu sa copine et c’est sûr que l’annonce de sa mort devait lui peser. Je me dirigeai vers sa maison mais leur domestique ne me permit pas d’entrer le voir.
— Il est malade depuis qu’on lui annoncé le décès d e sa copine. Le médecin est passé le voir et l’a mis sous traitement.
 Après qu’elle m’eut refermé la porte au nez, je me retournai pour partir et au même moment, je vis la voiture du père de mon ami rentre r. Ce dernier était un de nos professeurs et d’habitude il avait toujours le sour ire aux lèvres, en quelque endroit qu’il soit. Ce jour-là cependant, ce fut plutôt d’une min e indifférente qu’il vint me dépasser. J’avais espéré qu’il me fasse rentrer mais je resta i sur les lieux pendant dix minutes sans que la porte ne s’ouvre pour moi. J’abandonnai s donc là, plus confus que jamais et rentrai chez moi. J’étais à ma devanture, la têt e entre les mains, ne sachant comment faire pour aider mon amie. Je n’avais rien, même pas le début d’une piste. Cela était peut-être dû au fait que je ne connaissa is même pas les faits de cette sombre nuit. J’essayai de voir si je pouvais recons tituer les faits. Je ne connaissais qu’une seule personne qui puisse me fournir les ren seignements que je voulais.
 Lorsque j’arrivai devant le poste de police, je le vis assis dans sa cafétéria. A cette heure si avancée, il n’avait aucun client et devant son poste téléviseur, Mohamed était occupé à suivre un match.
— Salut Salah.
 Mohamed était un grand fan du joueur qui portait le même prénom que lui et je me faisais un plaisir de l’appeler par le patronyme de son héros. Lorsqu’il me vit, il afficha un grand sourire et m’invita à prendre place.
— Ekué, ça fait plaisir de te revoir. Tu n’es sans doute pas là pour prendre un café, alors c’est pour quel service cette fois-ci ?
 Je prenais rarement du café mais parfois, j e me rendais chez mon ami pour trouver de l’électronique à bon prix, comme les cel lulaires par exemple.
— J’ai vraiment besoin de ton aide. As-tu entendu p arler du meurtre de la fille du docteur Miabé ?
 Après avoir jeté un coup d’œil à gauche, puis à droite, il se pencha vers moi pour me murmurer.
— Ton amie risque d’avoir de gros ennuis. Le docteu r est une personne respectée dans le coin et les policiers veulent régler cette affaire dans les meilleurs délais. D’après ce que j’ai compris, ils ont toutes les pre uves en main et d’ici quelques jours, elle passera devant le juge.
— C’est injuste. Elle est innocente.
— Tu sais bien…
 Il n’avait pas besoin d’aller au bout de sa pensé e. Je devinai que quelqu’un avait arrosé le commissariat pour voir mon amie derrière les barreaux. Mais qui serait assez cruel pour le faire ? J’étais encore là quand arri vèrent, au comptoir, deux messieurs. L’un d’eux était aveugle et son ami l’aida à s’inst aller. Ils commandèrent à boire et tandis que mon ami se tournait pour les servir, j’e ntendis sans le vouloir leur conversation.
— Pauvre gosse, elle fera la prison pour un crime q u’elle n’a pas commis. Je suis sûr que c’est ce monsieur que nous avons salué cette nu it. On devrait aller leur dire ce qu’on sait, tu ne crois pas ?
— Louis, crois-tu vraiment que cela les intéresse d e connaitre la vérité ? Avec ce qu’ils nous ont fait subir, tu oserais remettre les pieds là-dedans ? Moi, je ne passe pas.
— Cette fille… Edwige, que Dieu la protège dans cet enfer.
 A ce moment, je ne pus m’empêcher de relever la tête. Parlaient-ils de mon amie ? Cela ne faisait pour moi aucun doute. Je m’approcha i rapidement d’eux, à la grande surprise de Mohamed, qui crut que je m’en allais.
— Attends-moi deux secondes, j’arrive.
— Non, ce n’est pas toi…Bonjour messieurs, j’ai par hasard entendu une partie de votre conversation et je suis l’ami de la fille qui est en prison. Pourriez-vous m’aider à l’innocenter ?
 Ils me jetèrent...