Essaouira, ma belle
78 pages
Français

Description

Le voyage dans l'âme, toujours prête à partir vers des horizons nouveaux avec une prédilection pour les pays du Sud où elle aime séjourner, Louisa Cabanes fixe ses souvenirs à travers différents ouvrages. « Essaouira, ma belle » rassemble des chroniques de vie propre à cette ville du Maroc qu'elle aime. Ce port mythique, l'ancienne Mogador où elle retourne régulièrement.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 3
EAN13 9782379180200
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Préliminaires
Résumé
Auteur
Illustrations
Exergue
I Le carré de tissu
II Le port
III La plage
IV Les calèches
V Les carousas
VI Les Benhurs
VII Les balayeurs
VIII Les pains-galettes
IX Les escargots babouches
X Le boucher
XI Le compte à rebours...
XII Les petites montagnes
XIII Les Gnaoua
XIV C'est qui ?
XV Au café
XVI C'est marqué !
XVII La file
XVIII Les petites mains
XIX La rencontre
XX Le Hammam
XXI Les fou... foulards
XXII Les Haiks
XXIII Le vendredi
XXIV L'écolier
XXV Les élégantes
XXVI La Donza
Sommaire
XXVII Les galeries
XXVIII Le patio
XXIX Le raphia
XXX Le thuya
XXXI Les Araucarias
XXXII L'Arganier
XXXIII Les Alizés
Conclusion
... En marche vers les photos ...
Résumé
Préliminaires
Le voyage dans l'âme, toujours prête à partir vers des horizons nouveaux avec une prédilection pour les pays du Sud où elle aime séjo urner, Louisa Cabanes fixe ses souvenirs à travers différents ouvrages.
« Essaouira, ma belle »rassemble des chroniques de vie propre à cette vil le du Maroc qu'elle aime. Ce port mythique, l'ancienne Mogador où elle retourne régulièrement.
Auteur
Louisa Cabanes, née en 1938, après une vie professi onnelle dans le social, part seule à travers le monde pour réaliser un rêve de jeuness e et tester l'inconnu en vivant intensément.
Illustrations
Photos de l'auteure présentées à la suite des texte s.
Exergue
Il en parlait comme un amoureux, il l'habitait par choix et c'est ainsi qu'il s'exprimait à chaque retour de voyage.
« Essaouira, ma belle », comme lui tu m'as séduite et j'ai voulu te fixer dans mes souvenirs car tu resteras l'incomparable.
I Le carré de tissu
Dans ce pays de soleil, il était assis par terre ch aque jour au même endroit, à l'entrée de la plage. Un vieillard sec, ridé, propre. Il lev ait le doigt à chaque passage d'étranger et attendait, sans jamais changer d'attitude, la pi écette qui devait arriver dans ce grand mouchoir propre étalé au sol devant lui et retenu à chaque coin par quatre petits cailloux.
C'était une figure familière. La seule fois où je l 'ai vu bouger, c'était pour faire quelques mètres lentement en se courbant puis s'accroupir pr ès d'un muret, soulever sa djellaba pour uriner et repartir vers son mouchoir en guetta nt inlassablement l'éventuelle pièce qui le garnirait.
Toujours courbé et si vieux, je me demandais s'il m e reconnaissait lorsque je passais devant lui ? Or, depuis deux semaines, je ne le voi s plus. Il manque son ombre, le doigt levé. Je revois toujours le mouchoir aux peti ts cailloux. Les jours passent et je m'aperçois qu'il me manque. Le reverrai-je ?
C'est étrange, depuis une semaine une femme s'est i nstallée au coin de la rue, à trois mètres de mon habitation. Elle a étalé un carré de tissu rapiécé, mais propre, au sol. Des petits cailloux le retiennent. Je n'ai jamais v u de mendiants ici, dans cette rue excentrée. Je reste très perplexe ! Quel drôle d'en droit pour mendier !
Généralement, les mendiants se contentent de tendre la main et pourquoi cette femme s'est-elle installée presque devant ma porte avec a ussi un tissu étalé au sol garni de petits cailloux ? Une coïncidence ? Un message ? C' est comme une erreur, un doublage mal approprié, une copie à laquelle je n'a dhère pas. Rien ne me sera aussi familier et attachant que mon vieillard et c'est el le qui m'en fait prendre conscience.
Mais, il est revenu ! Je l'ai retrouvé au même endroit deux semaines plus tard. Rien n'a changé et je ne me pose plus de questions. Ce vieil lard ne prendra pas de retraite, c'est certain !