Humanisation de la mort en réanimation

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Extrait : "La mort est un processus physiologique. Elle peut être considérée comme un aboutissement, une fin ou voir même un début. Elle est toujours d’actualité, c’est un sujet vivant.
En maints instants chaque être humain peut être amené à réfléchir sur sa propre mort. Les occasions à l’origine de cette réflexion sont nombreuses : il pourrait s’agir d’une maladie, d’un décès, d’une visite à l’hôpital, de la connaissance d’un simple fait divers relaté par les médias, de la lecture d’un roman ou d’une poésie, ou à l’occasion d’un spectacle…"

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Date de parution 21 janvier 2019
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Langue Français

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OUAHID BAROUTI HUMANISATION DE LA MORT EN REANIMATION
COLLECTION HUMANITES-SCIENCES
ÉDITIONS AÏNI BENNAÏ 131, bd d’Anfa, 20000 Casablanca, Maroc eds.aini.bennai@wanadoo.net.ma
er 1 semestre 2019 Publication numérique YOUSCRIBE © Éditions Aïni Bennaï 2019 © Dr Ouahid Barouti
CET OUVRAGE : « HUMANISATION DE LA MORT EN REANIMATION » A ETE SOUTENU POUR UN DIPLOME UNIVERSITAIRE DE PSYCHOLOGIE MEDICALE ET DE THERAPIE COGNITIVO-COMPORTEMENTALE (Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca, Université HASSAN II, Promotion 2008-2009)
I- INTRODUCTION
PLAN
II- MATERIEL ET METHODES
II-1- MATERIEL ........................................................................................ 6
II-2- METHODES ........................................................................................ 6
III- RESULTATS
III-1- CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION ETUDIEE
III-2- RESULTATS ANALYTIQUES
IV- DISCUSSION
V- CONCLUSION
VI- ANNEXE
VII- BIBLIOGRAPHIE
SU
MMARY
Ma vie durant je me suis toujours demandé comment j’allais mourir, cette nuit sentant ma In si proche, je voyais déjà ma stèle tombale portant l’épitaphe " Ci-git celui qui est mort de tristesse le 01 Avril 2009 ". J’étais serein car pour moi mourir ainsi était une révérence romantique. Durant la nuit, la mort m’a rejoint, elle m’a parlé, puis elle s’est mise dans un coin pour m’observer. Je lui ai demandé en vain que l’on parte immédiatement: elle n’était pas d’accord, elle avait tout son temps. La mort est restée à mon chevet jusqu’à l’aube.
Au petit matin elle se leva, me regarda, tourna ses talons et se dirigea vers la porte. J’étais étonné de la voir s’en aller toute seule. A mi-chemin, elle marqua un temps d’arrêt pour me demander: Sais-tu pourquoi je ne t’ai pas pris avec moi aujourd’hui ? Extenué, je lui répondis non imperceptiblement de la tête. Elle quitta alors la pièce en me disant : Ta tristesse est tellement grande que même moi je serai incapable de la supporter… »
Avant-propos de l’auteur
Je ne suis pas poète, loin de là. J’ai toujours eu une sensibilité particulière par rapport à la vie, à ses joies et à ses malheurs. Cette sensibilité me faisait souFrir, mais j’enfouissais cette souFrance au fond de moi-même faute de savoir l’exprimer, on disait de moi que j’étais diFérent des autres, en avance sur mon âge. J’étais l’élève de mon père, j’ai eu mon examen d’entrée en sixième à l’âge de dix ans.
Au collège, j’avais opté pour une îlière littéraire. Mon père, enseignant, avait d’autres projets pour moi, il voyait en moi un futur ingénieur des grandes écoles et par conséquent avait décidé de m’orienter vers une îlière mathématique… C’était la première confrontation entre l’élève et le maitre, en tout cas ce n’était pas la dernière. Après une discussion orageuse, nous avons trouvé une solution qui sauvait la face pour les deux protagonistes : il a été convenu que j’allais préparer un baccalauréat série « Sciences Expérimentales ». Mon père allait prendre sa revanche trois années plus tard. Ma souFrance m’accompagnait en permanence.
Je suis médecin : c’est la revanche de mon père, il m’a inscrit d’oce en Médecine. Etant mineur, toute inscription pour études universitaires était subordonnée à son accord… Adieu mes rêves de faire de la recherche scientiîque dans des laboratoires réputés, adieu le CNRS : lieu magique qui continue à me hanter, aussi bien que ma souFrance. En tant que médecin, je me
suis rendu compte que, non seulement il me fallait gérer ma propre souFrance, mais également gérer celle des autres…
Je suis Anesthésiste Réanimateur : cette spécialité me met en contact permanent avec l’extrême souFrance des autres et avec la mort. J’œuvre dans un « no man’s land » placé entre la vie et la mort. Mon travail consiste à essayer de ramener à la vie ces patients dont le regard désespéré me réclame de l’aide. Parfois ce même regard m’implore de les laisser partir en paix.
J’ai un bonheur immense à faire ce travail.
Ces regards m’accompagnent chaque fois que je reviens chez moi, ils sont tristes mais ils sont là aussi pour me rappeler la beauté de la vie et son immense secret. L’échec fait saigner mon cœur et me rappelle à l’humilité. A l’opposé, c’est dans l’ivresse de l’euphorie que je me noie lors du succès. Autant de sentiments ambigus et contradictoires qui m’ont usé et qui au îl du temps ont également aiguisé ma sensibilité.
Un jour d’Avril 1998, à Paris vers 4 heures du matin, je me suis réveillé en sursaut avec l’envie terrible d’écrire, d’accoucher de cette souFrance qui me taraudait depuis mon enfance, c’était mon premier poème.
Je remercie Dieu pour cette acuité sensitive qu’il m’a donné, la souFrance n’étant rien d’autre que le pendant du bonheur et de la joie de vivre. Mon soleil brille plus que celui des autres, sa chaleur est plus chaude, le vent m’apporte les senteurs des autres pays,