140 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Immortels souvenirs

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
140 pages

Description

Un fou, débitant pêle-mêle des noms propres, dans un bistrot de Lalala Dakar, à Libreville, a inspiré à l'auteur le style touffu de ce premier roman. Cette narration picaresque, foisonnante et colorée, est un cocktail d'humour, de jeux de mots, de fantaisie, d'ironie, de mélancolie et de nostalgie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2012
Nombre de lectures 34
EAN13 9782296507340
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0082€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

SDV ODLGH ,O VXI¿W GH YLYUH 6RXIIULU WRXMRXUV VRXULUH SDUIRLV 3HUGUH HQFRUH WULRPSKHU DXVVL 6RXSLUHU VRXYHQW MRXLU WRXWHIRLV 0DLV YLYUH WRXMRXUV 5LUH HW PRXULU (W VH VRXYHQLU
 YLW OH MRXU OH  RFWREUH  j 0RXQGRX 8Q IRX GpELWDQW SrOHPrOH GHV
362
Néto de AG O ST I N I
Immortels souvenirs
Immortels souvenirs
Encres Noires Collection dirigée par Maguy Albet et Emmanuelle Moysan La littérature africaine est fortement vivante. Cette collection se veut le reflet de cette créativité des Africains et diasporas. Dernières parutions N°361, Epi Lupi ALHINVI,Pays Crépuscule, 2012. N°360, Elie MAVOUNGOU,Les Safous, 2012.N°359, Cosmos EGLO,Du sang sur le miroir, 2012. N°358, AYAYI GBLONVADJI Ayi Hillah,Mirage, Quand les lueurs s’estompent, 2012. N°357, Léonard Wantchékon,Rêver à contre-courant,2012. N°356, Lottin Wekape,J’appartiens au monde, 2012. N°355, Kolyang Dina Taïwé,rupture ou les déboires d’une La conversion,2011. N°354, Blaise APLOGAN,Gbêkon, je journal du prince Ouanilo, 2011. N°353, Sa’ah François GUIMATSIA,Des graines et des chaînes, 2011. N°352, Sémou MaMa DIOP,En attendant lejugement dernier, 2011. N°351, Lottin WEKAPE,Montréal, mon amour, 2011.N°350, Boureima GAZIBO,Les génies sont fous,2011. N°349, Aurore COSTA,Les larmes de cristal. Nika l’Africaine III, 2011. N°348, Hélène KAZIENDE,Les fers de l’absence, 2011. N°347, Daniel MATOKOT,La curée des Mindjula. Les enfants de Papa, 2011. N° 346, Komlan MORGAH,Étranger chez soi, 2011. N°345, Matondo KUBU TURE,Des trous dans le ciel, 2011. N°344, Adolphe PAKOUA,La République suppliciée, 2011.
Néto de Agostini
Immortels souvenirs
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00095-4 EAN : 9782336000954
A Chad Mbaïdoumdé Baré de Nguendeng
Première partie Les journées amères
Chapitre I : Triangle des Bermudes
Coupure d’électricité traître tels Iscariote, Compaoré, Bourgi. Voire telle l’idylle mou Barack - Moubarak. Silence lourd tels Franco, Pépé Kallé, Shaquille O’Neal, Obélix. Nuit lugubre tel Iznogoud plus N’djamena. Voire telles les caves de Gorée. Nuit noire tels Diop, Diouf, Dieng, Diaw, les lutteurs de Kaolack, Ziguinchor, Thiès, Mbour. Voire tel Tonton Makossa de Pazengué. Et, englouti dans ce noir à gaver le chic Le Pen d’idées noires, le ghetto de Beaux Lolos, tel Ariel Sharon, dormait à poings fermés. Comme si la misère était du Valium. La cité des rats était, dans ce noir à ressusciter le Ku Klux Klan, tombée dans les pommes. D’autant plus que ne s’entendait plus Bobaraba, ce Couper-décaler, homicide musical qu’aimaient à aboyer les enceintes du Kouassa-Kouassa. Le Kouassa-Kouassa, ce bistrot vieux comme Mathusalem, morose telle Naplouse, moche tel Iznogoud, aimait glapir à la place de ces cousins de Pif, Milou, Idéfix, Bill, Rantanplan, Scooby-Doo, dodus tels Gandhi et Tristane Banon, affublés (les cousins de Pif) de gale tel Papa Wemba d’un anorak Yohji Yamamoto ; ces cabots SDF, R.M.I-istes, martyrs d’une fringale de Tantale, pélotés tel Job par Lucifer, manquant du SMIC de tonus requis pour aboyer. Mais il n’y avait pas que le Kouassa-Kouassa, cette synagogue des Mozart de la Castel terrés dans ces villas de l’Homme de Cro-Magnon, qui aimait aboyer ces croassements de Douk Saga, Borossangui, Molare et DJ Arafat, gifle pour Tabu Ley, supplice pour Louis Armstrong, guillotine pour Beethoven, un Couper-décaler toutefois le must Cocoville. Le Sarkozy, autre bistrot de Beaux Lolos, Eldorado de ces pin-up et call-girls bon marché tel le rutabaga de Bamenda ou l’igname de Perpignan, ces Madonna fétides aux épidermes écarlates ou bariolés tels des Picasso, des Degas, des Kandinsky, des Dufy, des Dali, des Botticelli, des Modigliani, le Sarkozy, avec ses chaises blanches noircies de crasse telle une population blanche 9