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L'esprit de l'escalier

De
256 pages

« Oui, au début ça avait l’air facile : "Vous allez nous inventer 
une vie", toute une vie. Au fond, on me demandait de m’inventer. Une nouvelle vie. J’avais 
l’embarras du choix... Je pouvais raconter ma vie d’empereur de Chine. 
Ou de légionnaire romain, de bandit catalan, que sais-je ! Au fond, j’ai eu 
de la chance : j’ai réinventé ma propre vie, juste avec un léger décalage. 
Je ne pouvais pas savoir que cette vie-là, j’allais la vivre. Pour de vrai ! Que 
la mort par moi racontée, je devrais la subir. Littéralement (si j’ose dire). »

R.R.

L’esprit de l’escalier est un hymne à l’imaginaire, ayant valeur de testament. 
Raúl Ruiz y a mis la toute dernière main quelques jours avant sa mort. Qu’il 
ait pris un revenant pour alter ego prend une signification particulière, même 
si le thème du spectre est récurrent dans son oeuvre cinématographique. Le 
fantastique facétieux, le nonsense ironique, le burlesque déstabilisant nous 
sont libération. Désarmés par une insolite poésie, nous assumons enfin avec 
humour de n’être jamais qu’apparitions.

                                  Jean-Luc Moreau

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« Oui, au début ça avait l’air facile : "Vous allez nous inventer 
une vie", toute une vie. Au fond, on me demandait de m’inventer. Une nouvelle vie. J’avais 
l’embarras du choix... Je pouvais raconter ma vie d’empereur de Chine. 
Ou de légionnaire romain, de bandit catalan, que sais-je ! Au fond, j’ai eu 
de la chance : j’ai réinventé ma propre vie, juste avec un léger décalage. 
Je ne pouvais pas savoir que cette vie-là, j’allais la vivre. Pour de vrai ! Que 
la mort par moi racontée, je devrais la subir. Littéralement (si j’ose dire). »
R.R.
L’esprit de l’escalier est un hymne à l’imaginaire, ayant valeur de testament. 

Raúl Ruiz y a mis la toute dernière main quelques jours avant sa mort. Qu’il 
ait pris un revenant pour alter ego prend une signification particulière, même 
si le thème du spectre est récurrent dans son oeuvre cinématographique. Le 
fantastique facétieux, le nonsense ironique, le burlesque déstabilisant nous 
sont libération. Désarmés par une insolite poésie, nous assumons enfin avec 
humour de n’être jamais qu’apparitions.
                                  Jean-Luc Moreau