L'histoire

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102 pages
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Ouvrage bilingue, nouvelle traduction !


Après les nouvelles Amy Foster et Demain, le traducteur Jean-Yves Cotté s'invite à nouveau dans l'univers de Joseph Conrad, avec cette nouvelle traduction de cette nouvelle ayant paru en 1917 dans The Strand Magazine, puis en 1925 dans le recueil de nouvelles Tales of Hearsay.


Un officier britannique raconte comment il a envoyé à sa perte un bateau neutre soupçonné de ravitailler les sous-marins allemands.




« Que veux-tu que je te dise ? » demanda-t-il d'une voix raisonnablement posée.



Il commençait à lui être reconnaissant de ce je-ne-sais-quoi de définitif dans son intonation qui avait dissipé toute tension.



« Pourquoi ne pas me raconter une histoire ? »


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EAN13 9782376419600
Langue Français

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L’histoire
un texte dejosephconrad
jean-yvescotté à la traduction
L’histoire
Bilingue françaisanglais
GWENCATALÁÉD. remueurartslittéraires d
t
Ouside he large single window he crepuscular ligh was dying ou slowly in a grea square gleam wihou colour, ramed rigidly in he gahering shades o he room.
I was a long room. The irresistible tide o he nigh ran ino he mos disan par o i, where he whispering o a man’s voice, passionaely inerruped and passionaely renewed, seemed o plead agains he answering murmurs o infinie sadness.
A las no answering murmur came. His movemen when he rose slowly rom his knees by he side o he deep, shadowy couch holding he shadowy suggestion o a reclining woman revealed him all under he low ceiling, and sombre all over excep or he crude discord o he whie collar under he shape o his head and he ain,
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Derrîère l’unîque grande Fenêtre la lumîère crépusculaîre se mourraît lentement en une ample lueur carrée blaFarde, strîctement délîmîtée par les ombres envahîssant la pîèce.
C’étaît une pîèce tout en longueur. L’îrré-sîstîble marée de la nuît s’engoufraît dans sa partîe la plus éloîgnée, où les chuchote-ments d’une voîx masculîne, passîonnément înterrompue et passîonnément ranîmée, [1] semblaîent plaîder sa cause contre d’în-sîstants murmures d’une înfinîe trîstesse.
Les murmures însîstants cessèrent enFîn. Sa Façon de se mouvoîr quand îl se releva lentement devant le proFond canapé plongé dans la pénombre près duquel îl étaît agenouîllé et quî abrîtaît la sîlhouette
[1] Psaumes 43.1 : Rends-moi justice, ô Dieu, défends ma cause contre une nation inIdèle !
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minue spark o a brass buon here and here on his uniorm.
He sood over her a momen, masculine and myserious in his immobiliy, beore he sa down on a chair near by. He could see only he ain oval o her upurned ace and, exended on her black dress, her pale hands, a momen beore abandoned o his kisses and now as i oo weary o move.
He dared no make a sound, shrinking as a man would do rom he prosaic necessities o exisence. As usual, i was he woman who had he courage. Her voice was heard firs—almos conventional while her being vibraed ye wih con licting emotions.
“Tell me somehing,” she said.
The darkness hid his surprise and hen his smile. Had he no jus said o her everyhing worh saying in he world—and ha no or he firs time!
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îndîstîncte d’une Femme allongée révéla qu’îl étaît grand sous le plaFond bas, et sombre de pîed en cap à l’exceptîon du contraste brutal de la blancheur de son col sous la Forme de sa tête et de l’éclat flou et ténu d’un bouton de cuîvre çà et là sur son unîForme.
Il se tînt un înstant au-dessus d’elle, vîrîl et mystérîeux dans son îmmobîlîté, avant de s’asseoîr sur une chaîse à côté. Il n’aper-cevaît que l’ovale flou de son vîsage renversé et, tendues sur sa robe noîre, ses maîns pâles, l’înstant d’avant abandonnées à ses baîsers et désormaîs apparemment trop lasses pour bouger.
Il n’osaît pas Faîre de bruît, se dérobant comme le Font les hommes conFrontés aux oblîgatîons prosaques de l’exîstence. Comme à l’accoutumée, ce Fut la Femme quî fit preuve de courage. Sa voîx s’éleva la pre-mîèrepresque banale quand tout son être vîbraît encore d’émotîons contradîctoîres.
« Dîs-moî quelque chose », dît-elle.
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“Wha am I o ell you?” he asked, in a voice crediably seady. He was beginning o eel graeul o her or ha somehing final in her one which had eased he srain.
“Why no ell me a ale?”
“A ale!” He was really amazed.
“Yes. Why no?”
These words came wih a sligh peulance, he hin o a loved woman’s capricious will, which is capricious only because i eels isel o o be a law, embarrassing sometimes and always diFficul o elude.
“Why no?” he repeaed, wih a slighly mocking accen, as hough he had been asked o give her he moon. Bu now he was eeling a lile angry wih her or ha eminine mobiliy ha slips ou o an emotion as easily as ou o a splendid gown.
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