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11 pages
Français

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L'horizon rouge, extraits...

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Description

À propos de ce livre :
Le texte qui suit est à visée promotionnelle. Il reproduit les dix premières pages de L’horizon rouge, paru aux éditions Myriel en octobre 2015. Vous trouverez en fin d’ouvrage toutes les informations renseignant sur les modalités d’achat ainsi qu’un texte de présentation de l’auteur.
L’équipe éditoriale, éditions Myriel
Résumé de l’œuvre et 4ème de couverture :
Luke, enfant fragile, semble dangereusement attiré par le mal. Gary et sa femme Margareth ont bien tenté de renouer le dialogue avec leur fils, mais Luke s’en moque. En lui bouillonnent des fantasmes atroces : il se voit assassin, il s’espère enfin venger, de la pire des façons. On s’active autour de lui, et pourtant Luke semble vouloir rester sourd aux avertissements lui demandant la retenue. Quel terrible projet prépare cet encore enfant ? Gary et Margareth ont-ils raison de penser au pire le concernant ? Et si ce qui tourmentait leur fils n’était qu’un banal coup de blues s’expliquant par le départ pour l’université de son frère ainé ? Naviguant entre la crainte et le désespoir, Gary et Margareth feront tout pour sauver leur fils : en vain, ou presque !! Car ce que projette Luke est une atrocité qui ne pouvait se prévoir.

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Date de parution 04 novembre 2016
Nombre de lectures 7
Langue Français

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L’HORIZON ROUGE éditions Myriel, 2015
À propos de ce livre: Le texte qui suit est à visée promotionnelle. Il reproduit les dix premières pages de L’horizon rouge, paru aux éditions Myriel en octobre 2015. Vous trouverez en fin d’ouvrage toutes les informations renseignant sur les modalités d’achat ainsi qu’un texte de présentation de l’auteur. L’équipe éditoriale, éditions Myriel ème Résumé de l’œuvre et 4 de couverture: Luke, enfant fragile, semble dangereusement attiré par le mal. Gary et sa femme Margareth ont bien tenté de renouer le dialogue avec leur fils, mais Luke s’en moque. En lui bouillonnent des fantasmes atroces : il se voit assassin, il s’espère enfin venger, de la pire des façons. On s’active autour de lui, et pourtant Luke semble vouloir rester sourd aux avertissements lui demandant la retenue. Quel terrible projet prépare cet encore enfant ? Gary et Margareth ont-ils raison de penser au pire le concernant ? Et si ce qui tourmentait leur fils n’était qu’un banal coup de blues s’expliquant par le départ pour l’université de son frère ainé ? Naviguant entre la crainte et le désespoir, Gary et Margareth feront tout pour sauver leur fils : en vain, ou presque !! Car ce que projette Luke est une atrocité qui ne pouvait se prévoir. À propos des éditions Myriel et de la collection Myriel Littérature: Nées en 2011, leséditions Myrielfont, par leur nom, référence à l’œuvre de Victor Hugo. Soucieuses de redécouvertes, leséditions Myrielsont à la croisée entre Histoire et Littérature, mais pas uniquement. Car à côté de ce que nous espérons faire redécouvrir il y a tout un travail de mise en valeur de nouveaux auteurs, comme l’atteste la collectionMyriel Littérature. Ainsi avance la Littérature, entre redécouvertes, consolidation de ses acquis et trouvailles de ses nouveaux talents.
I Dimanche Matin
I L’orage se poursuit. Déjà quinze minutes que Gary est là, planté, âme triste derrière la fenêtre d’un salon. Six mois déjà que Kévin est parti vivre sur le campus de l’université de Boise State ; loin, très loin de notre homme, père à la renverse, craignait qu’on ne l’oublie. Que le temps file, constate-t-il, comme à regret ; le beau souvenir de la dernière de leurs rencontres pour horizon. C’était il y a tout juste trois mois. Kévin était revenu pour les fêtes de Noël. Il y avait chez lui un vrai plaisir à tous les revoir, mais assez vite on l’avait senti absent. Revenir ici signifiait la mise entre parenthèses de sa nouvelle vie d’étudiant. Alors, il avait passé son réveillon accroché à son téléphone sans même se rendre compte que ses propres parents en souffraient. L’enfant n’était plus !! Gary le savait, bien évidemment : le temps concluant là la démonstration d’inéluctabilité qui l’incarne. En regardant Kévin s’absenter, sa présence toujours entre les murs de la maison, Gary avait péniblement reconnu l’enfant d’il y a tout juste dix ans de cela. Le garçon trébuchant était devenu homme, il irait seul ou presque à présent. Gary était derrière lui pour ses premiers pas. Il applaudissait le chérubin jouant ses premiers matchs de football. Aujourd’hui, le guide, tuteur en affection, vivait une peur des plus compréhensibles : celle de l’inutilité. Et Gary qui flanche un peu plus. L’orage a redoublé de violence depuis une grosse minute. Impossible, à présent, de le voir perdu à rêvasser ses regrets devant la fenêtre couverte d’une pluie épaisse. Trop d’eau le cache !! Il est seul !! Car si les caprices du ciel nourrissent son vague à l’âme c’est à l’exemple de leurs répétitions abrutissantes. Ce sont des millions et des millions de gouttes qui sans cesse percent le nuage avant d’avoir à tomber. Gary voit dans l’évidence le résumer de sa complainte obsédante. Il lui arrivera, pareillement, de subir la douleur de voir un fils s’éloigner par une infinité de moments. Hier, Kévin, et puis, demain, il faudra que Luke, son second fils, suive l’exemple du frère. La ronde des éloignements reprendrait, le cours normal des choses pour perfide argument de compensation. Kévin parti ce fut un arrachement, Luke devant le faire dès l’année prochaine, ce sera, à coup sûr, une épreuve bien plus grande encore. Car il y a une indéniable joie de vivre chez Kévin, alors que Luke est tout le contraire. Kévin absent, c’est un bonheur qui vous fuit ; là est aussi la raison d’en souffrir si grandement. Mais pour Luke le problème est tout autre. Luke est une âme sombre que rien ni personne ne parvient à faire avouer. Qui y a-t-il d’inacceptable dans l’être de ce garçon de dix-sept ans pour qu’il ne puisse s’en accommoder ? Interrogation en forme d’énigme pour un Gary laissant revenir à lui le doute accréditant ses échecs. En épilogue triste à ses introspections, la peur triomphe pour de bon. Qu’adviendrait-il si Luke cédait aux démons qu’on pressent agissant tout autour de lui ? Sur cette question folle Gary se retire de devant la fenêtre. « Je me fais des idées. Il ne peut rien lui arriver aucun mal », se dit-il à lui-même, sans se retenir d’avoir comme lâchement envie de pleurer.
II « Et Kev !! bien joué pour un débutant !!! », lui crie Charly, coéquipier de deuxième année, à la sortie du stade. Kévin est au bras d’un aréopage féminin qui le flatte. Avec sa cohorte, il entre dans l’un des magasins longeant le versant est du stade. Il a promis à son colocataire de passer lui acheter une écharpe aux couleurs de l’équipe. Les quatre jeunes personnes entrent bruyamment dans le magasin. Ils ont la drôle d’habitude, propre à leur âge, d’aimer se faire remarquer. Il faut qu’on les voie. Façon de se sentir exister que d’avoir à constater ces regards tantôt admiratifs, eu égard à qui ils pensent être, tantôt désapprobateurs, eu égard à l’impolitesse par laquelle ils se signalent. C’est par un cri exagérément appuyé que Paméla précède Kévin et Samantha dans la boutique. À l’intérieur des lieux, le vendeur a recouvert les murs avec des produits de merchandising à la gloire de l’équipe de l’université. Le maître en ces lieux est connaisseur de sport. Il reconnait immédiatement le jeune homme qui vient de rentrer dans le magasin. Rapace en affaire, il se dirige vers le nouvel entrant. « Viens, c’est par là !!! », dit Samantha. Kévin s’est un peu éloigné d’elle, chacun y allant de son intuition pour se diriger entre les étales de la boutique. Avant de rejoindre son amie, Kévin finit de regarder l’étalage des casquettes. Il aimerait profiter de sa présence dans la boutique pour trouver de quoi couvrir sa famille de cadeaux. Le vendeur fait une démarche pour l’alpaguer. Le jeune homme est un peu ronchon. Il n’a pas trouvé ce qu’il voulait pour sa famille. Le vendeur subit la fougue du jeune homme avec la plus commerciale des amabilités. Venant d’une autre partie du magasin, Paméla le rejoint avant qu’ils ne retrouvent, tous deux, Samantha. « Et bah, enfin on les trouve !!! », se réjouit-il à voix haute à l’attention de ses accompagnatrices. Il n’a pas abandonné l’idée de se faire le pourvoyeur en cadeaux de sa famille. Avant le rayon des écharpes, il y avait celui des ballons et des peluches. Puis il trouvera celui des pulls et des blousons. Il y trouvera son bonheur il en est sûr. Cette idée fixe du contentement de sa famille a la force de conviction de la honte qu’elle se charge de masquer. Car quand lui arrive-t-il de penser à sa famille entre ses matchs, ses cours, ses insouciances et ses plaisirs ? Quel temps passe-t-il près d’eux, même s’il ne s’agit que d’une simple pensée l’y assurant ? Assez peu, au fond, surtout si on le compare à celui que sa famille lui consacre en retour. Alors ces voix qui le réprouvent, il consent de temps en temps à s’en faire l’exécutant. S’il achète à tour de bras pour son frère, pour son père c’est pour un peu continuer de vivre avec eux. Si il couvre sa mère de photos vantant ses exploits c’est parce qu’il connait tout des vanités pardonnables des mères ayant pour fils une star des universités. L’enfant parfait qu’il a toujours été fait parler sa honte, monétise les voix de sa mauvaise conscience, pour continuer à prendre plaisir de son irréprochabilité. Au rayon des gadgets, il a trouvé un mini ballon rouge et noir aux couleurs de l’université. À son père il prendra un pull. Pour son colocataire ce sera une écharpe noire avec des écritures rappelant les années 70.
Ce jour-là, deux-cents dollars partaient, pour de camelote à peine capable d’entretenir la grande illusion du bonheur fuyant la famille Falwell. Et le voilà qu’il retourne à ses rires, ses jeux de séduction en coin de l’œil ; autant de sauf-conduits habiles lui permettant de ne pas voir qu’il y a dans sa famille un petit frère seul face à ses démons.
III La furie n’était que passagère. Le beau temps est revenu à Hardley. Il peut faire froid en matinée à pareille saison. Mais sitôt 10 h passé, la douceur revient. Pour se prémunir, Mélanie a pensé prendre une veste avant de sortir. Accompagnée de ses parents, ils se dirigent vers la forêt se trouvant à une dizaine de minutes de chez eux. M. Garisson, homme à l’allure sévère, serre le frein à main de la voiture familiale. Ils sont arrivés sur leur lieu de promenade. Il faudrait presque à Mélanie qu’elle se retienne de crier sa joie quand elle sort du véhicule. L’air chargé d’effluves forestiers a des odeurs rappelant une renaissance. C’est comme si les battements de son cœur affolé par la beauté de ses sentiments avaient trouvé dans ces parfums de quoi incarner l’enchantement de ses instants présents. « Mélanie, viens, on va plutôt prendre la piste bleue. Il est trop tard pour la rouge. », ordonne, paternellement, monsieur Garisson. L’homme est suffisamment fin connaisseur des différents sentiers pour savoir apprécier le chemin le plus approprié. Avec les années, Mélanie s’est convaincue que derrière l’autoritarisme de l’homme, il y avait des sentiments sincères. Son père est comme ça : toujours certain d’agir, de raisonner, de se fonder sans arrière-pensée. Le doute n’a qu’assez peu prise sur cet homme. La réussite et rien que ça !! Un excès en volonté illusoire qui peut bien remplir une vie. Mélanie rejoint le soucieux d’excellence qu’est son père. En revanche, elle s’en éloigne sitôt une pensée vers son amoureux revenant au plus près de sa conscience mièvre. Pour Mélanie la rengaine est la même : taire ce que ses sensibilités lui font comprendre en plus ; puis, par amour pour ses parents, exécuter encore et toujours ce qu’ils décident pour elle. La fille modèle est une esclave volontaire parce qu’elle est un être préférant taire les désaccords l’éloignant des gens qu’elle aime. La petite famille Garisson commence sa ballade dominicale. Il est 10 h 30, le temps s’embellit de minute en minute. Il y a du monde sur le sentier forestier. Mais Mélanie l’ignore. Ces autres lui sont invisibles non pas indifférence, mais plutôt par vague à l’âme sentimental. L’humanité n’a qu’une tête en quelque sorte. Celle d’un idéal incarné en la personne vers qui ses élans du cœur la portent : Patrick Scott. En se répétant ainsi son nom alors que l’immensité de la forêt l’habille, Mélanie se rapproche un peu plus de lui. Car Mélanie aime pour la première fois un garçon. C’est lui, ce Patrick Scott, qui ne la quitte jamais en pensée. Et Mélanie de céder à ses excès de naïveté. Face à l’exceptionnel qui s’annonce, Mélanie croit en son invincibilité. Impossible, pense-t-elle, qu’une si grande promesse de bonheur ne puisse un jour se réaliser. Marlène et Calvin Garisson, les parents de Mélanie, ignorent qu’en leur fille l’infini s’imagine. L’ailleurs en une incommensurable réalité, c’est de ça dont il est question. L’effet porte un nom : l’amour. Il s’amplifie de ses nouveautés, un premier amour valant toujours plus grande joie que lorsqu’il se répète. Et dire que demain, une folie qui ne se voit toujours pas aura fini de tout éradiquer !!! Sempiternel gâchis du beau manquant l’incarnation du fait des salissures que la folie humaine transporte.
Présentation de l’auteur: Grégory VUIBOUT est un auteur francophone né en 1978. Śituant l’essentiel de sa création dans le champ historique et sociétal il est préfacier et auteur de roman ou de nouvelles. Titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un DEA de philosophie politique, Grégory VUIBOUT cherche dans la Littérature un espace de création fécond. Passionné par l’histoire ème intellectuelle de 19 siècle, il est un des membres fondateurs des éditions Myriel et à ce titre collaborateur régulier des productions qui s’y publient.
Informations légales sur le livre : Site internet de l’éditeur :edition-myriel.com
Titre :L’horizon rouge Auteur : Grégory VUIBOUT Année de parution : octobre 2015 ISBN : 978-2-36946-036-7 N° éditeur : 979-10-91260 Nombre de signes : 267 039
Visuel de couv :