La danse sauvage
192 pages
Français

La danse sauvage

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Description

La Danse sauvage explore les rêves et les désirs que suscitent les contraintes et les intempéries de la vie; ce sont des amours qui se cherchent, qui se trouvent parfois et qui souvent se déchirent. Guillaume, qui n'arrive pas à garder un emploi, veut monter un orchestre et faire le tour du monde; Lydia est strip-teaseuse en attendant de pouvoir vivre de son art; Charly, pour sa part, se pense au-dessus de la situation et croit avoir trouvé la solution à ses problèmes financiers en se lançant dans le commerce de la drogue...

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Date de parution 02 juin 2017
Nombre de lectures 6
EAN13 9782896911899
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

la danse sauvage
Ulysse Landry
la danse sauvage
Coectîon Prose Les Édîtîons Perce-Neîge
Tous droîts réservés pour tous pays. © 2000, Les Édîtîons Perce-Neîge. 22-140, rue Botsord Moncton (Nouveau-Brunswîck) E1C 4X4 Canada
Conceptîon graphîque : Pau J. Bourque Mîse en pages : Charette Robîchaud Adaptatîon numérîque :Studîo C1C4
ISBN papier 2920221825 ISBN ePub 9782896911899 ISBN ePDF 9782896911882
Dîstrîbutîon en îbraîrîe : Dîfusîon Proogue 1650, bouevard Lîone-Bertrand Boîsbrîand (Québec) J7E 4H4 Té. : (514) 434-0306/1-800-363-3864 Tééc. : (514) 434-2627/1-800-361-8088
La productîon des Édîtîons Perce-Neîge est rendue possîbe grâce à a contrîbu-tîon inancîère du Conseî des Arts du Canada et de a Dîrectîon des Arts du Nouveau-Brunswîck.
“But to ook back rom the stony paîn aong the road whîch ed one to that pace îs not at a the same thîng as wakîng on the road; the perspectîve, to say the very east, changes ony wîth the journey; ony when the road has, a abrupty and treacherousy, and wîth an absouteness that permîts no argument, turned or dropped or rîsen îs one abe to see a that one coud not have seen rom any other pace.” James Badwîn, Go Tell It on the Mountain
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L’aîr du matîn est raîs et es rues sont presque désertes. La vîe n’est pas encore tout à aît réveîée. Sur un trottoîr, Guîaume ume une cîgarette en traïnant es pîeds; î a ’aîr d’une âme en peîne. Depuîs deux jours, î n’arrîve pas à dormîr. Dans sa tête, une îdée ixe : «Pourquoî ne veut-ee pus de moî?» Ça de-vîent une amentatîon perpétuee. I ne comprend pas. À peîne queques jours auparavant e bonheur étaît encore à sa portée; maîntenant e monde uî paraït tout à ’envers. Absoument rîen n’a du sens. Justement, e bon sens seraît de tout oubîer et de casser ’încîdent parmî tant d’autres du même genre : expérîence de a vîe, aît accompî. Maîs e bon sens gagne rarement dans ces cas-à, et es détours de a vîe sont paroîs très déconcertants. Guîaume a rencontré Roseyne sur a pîste de danse du Cosmo, une boïte de nuît très réquentée par ceux quî ont a chasse à ’amour en boïte. I ’avaît remarquée queques semaînes auparavant, maîs î n’avaît pas osé ’approcher tout de suîte. Fînaement î s’est décîdé d’aer uî parer et îs ont inî par
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coucher ensembe e même soîr. Cea ne uî étaît jamaîs arrîvé avant. Tout d’un coup, î s’est cru amoureux. I vouaît déjà dé-ménager avec ee. Roseyne, de son côté, venaît de sortîr d’une reatîon de deux ans, reatîon tumutueuse quî avaît inî par très ma tourner. Pour ee, Guîaume n’étaît qu’un trempîn, une escae agréabe maîs temporaîre. Ee ’a mené par e bout du nez pendant queques semaînes, jusqu’à ce qu’ee soît tannée. Ee a trouvé quequ’un d’autre un peu pus à son goût et ee est partîe avec uî. Ee a vîte comprîs que Guîaume aaît s’accrocher sî ee e aîssaît aîre, qu’î aaît uî saper cette douce îberté qu’ee savouraît teement depuîs qu’ee n’avaît pus de conjoînt. Au ond, eurs caractères n’étaîent pas du tout compatîbes, maîs Guîaume ne vouaît pas se ’admettre. Roseyne, pour sa part en étaît beaucoup pus conscîente. Ee étaît e genre à s’attacher putôt au prestîge et à ’argent; ee cherchaît quequ’un avec une BMW et un chaet au bord de a mer où ee pourraît aer aîre de a panche à voîe et sîroter de a îmonade en prenant des baîns de soeî. Guîaume n’avaît absoument rîen de ça à uî ofrîr. I étaît bîen beau garçon et avaît satîsaît es besoîns sexues de Roseyne pour un temps, maîs ee trouvaît qu’î étaît beaucoup trop rêveur, et a sensîbîîté à leur de peau presque émînîne de Guîaume uî aîsaît peur. I prenaît es choses beaucoup trop au sérîeux pour uî paîre. Guîaume ne vouut pas a aîsser partîr, î ’aîmaît trop. I étaît prêt à aîre tout ce qu’ee vouaît, maîs ee ne devaît pas, ne pouvaît pas ’abandonner. I y eut une scène terrîbe et îs ont un peu perdu a tête, tous es deux. Guîaume marche à pas traïnants. Faîre ses vaîses, partîr en voyage, voîà ce qu’î devraît aîre. Magré tous es eforts îmagî-nabes, ’angoîsse de cette absence n’arrîve pus à s’en aer. I a