La Relevée des herbes

La Relevée des herbes

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Livres
156 pages

Description

C'est par un hymne à la cuisine que commence ce roman. Les Landu et les Bigard s'y livrent une bataille dont le couscous est la cause et l'amour de deux jeunes gens l'enjeu, tandis que le narrateur rêve de radis, d'anchois, d'olives et d'ail... Mais cuisine {est} culture. Et de ce ballet gastronomique émane l'humanisme poétique dont Max-Pol Fouchet a le secret. Manger, c'est vivre et la "convivialité" ne date pas d'hier. En d'autres termes, la messe ! Une messe dont l'évangile, toujours un peu changeant, nous est dit à la faveur de repas chez des Verdurin desquels, enfant devenu adulte, l'auteur a conservé en lui un goût d'hostie dans la bouche. Et puis voici que ce roman, comme un de Pergaud, tourne soudain à une guerre entre gosses royalistes et républicains ! Etrange hiatus. Sinon que nous nous nourrissons tous de cette même viande qu'on appelle "idéal"... Une songerie romanesque sur le temps et les êtres, tel est ce livre, où s'unissent l'humour et l'émotion, la drôlerie et la mélancolie. On pense à un récit du siècle des Lumières. Max-Pol Fouchet serait-il notre nouveau Diderot ?

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Ajouté le 01 avril 2014
Nombre de lectures 11
EAN13 9782246795124
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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C'est par un hymne à la cuisine que commence ce roman. Les Landu et les Bigard s'y livrent une bataille dont le couscous est la cause et l'amour de deux jeunes gens l'enjeu, tandis que le narrateur rêve de radis, d'anchois, d'olives et d'ail... Mais cuisine {est} culture. Et de ce ballet gastronomique émane l'humanisme poétique dont Max-Pol Fouchet a le secret. Manger, c'est vivre et la "convivialité" ne date pas d'hier. En d'autres termes, la messe ! Une messe dont l'évangile, toujours un peu changeant, nous est dit à la faveur de repas chez des Verdurin desquels, enfant devenu adulte, l'auteur a conservé en lui un goût d'hostie dans la bouche. Et puis voici que ce roman, comme un de Pergaud, tourne soudain à une guerre entre gosses royalistes et républicains ! Etrange hiatus. Sinon que nous nous nourrissons tous de cette même viande qu'on appelle "idéal"... Une songerie romanesque sur le temps et les êtres, tel est ce livre, où s'unissent l'humour et l'émotion, la drôlerie et la mélancolie. On pense à un récit du siècle des Lumières. Max-Pol Fouchet serait-il notre nouveau Diderot ?