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La vie comme un poème

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Description

"C'était l'été, un été beau à couper le souffle. C'était un été aux allures d'incendie, où le soleil célébrait ses noces de sang, où tout brûlait, tout se consumait, tout redemandait à vivre. Un parfum d'éternité s'étirait nonchalamment le long des jours et les filles promenaient dans les rues leurs peaux nues et sombres comme des fleurs." Tristan, Marie, Léo, Jules et Sarah...Une histoire d'amitié et la brûlure d'une rencontre entre deux êtres dans le soleil d'été. Tout brûle. Même l'amour.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 02 octobre 2014
Nombre de lectures 24
EAN13 9782336357805
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

n poème
Lucile Bernard
La vie comme un poème
La vie comme un poème
collection Amarante
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04228-2 EAN : 9782343042282
La vie comme un poème
AmaranteCettecollectionestconsacréeauxtextesdecréationlittérairecontemporainefrancophone.Elleaccueillelesœuvresdefiction(romansetrecueilsdenouvelles)ainsiquedesessaislittérairesetquelquesrécitsintimistes.Lalistedesparutions,avecunecourteprésentationducontenudesouvrages,peutêtreconsultéesurlesitewww.harmattan.fr
Lucile Bernard
La vie comme un poème roman
L’Harmattan
« Tout bonheur est une innocence » Marguerite Yourcenar
Elle avançait devant moi dans la lumière de l’été, pieds nus contre la mer, ses sandales à la main. Elle avançait, son vi-sage pâle dressé, fouillant le ciel, suivie par un vol d’oi-seaux blancs qui voletaient derrière elle comme une nuée d’ailes furtives et blanches. Était-ce, elle aussi, un oiseau venant à ma rencontre ou une apparition ? La lumière pleu-vait sur elle dans le ciel ruisselant de bleu. Elle avançait vers moi, c’est tout, du haut de son innocence, les cheveux dé-faits, couleur de blé mûr, vibrant sous le soleil d’été et ses yeux clairs qui buvaient l’horizon. Et moi, je la regardais s’avancer comme on voit apparaître un soleil brûlant qui crevait l’intérieur du cœur, bousculait le sauvage. Et moi, ébloui, je ne pouvais que la prendre, offerte à la mer et aux dieux, prendre cette image qui fleurissait devant mes yeux comme autant de certitudes qui brûlaient mes yeux et mon âme. À cette minute même, à cette seconde même, seconde d’éternité, je sus à cet instant qu’elle m’avait pris tout entier corps et âme. À cette minute même, à cette seconde même, j’ai su que ma vie basculait, que je n’en reviendrai jamais de cette histoire. J’étais foutu. Je ne pouvais plus fuir. Elle était là devant.
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