Le Désir

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62 pages
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Description

Un soir, une gare, un regard… Un homme et une femme attendent leur train. Le voyage va les réunir, les confronter et questionner leur rapport à l’autre sexe. Qu’en sera-t-il dix ans plus tard? Un homme et une femme se rencontrent dans un train… Autour d’un concept intimiste, Christophe Lemardelé sonde l’âme de deux êtres que tout semble opposer. Au plus près de leurs doutes, de leurs peurs, de leurs fantasmes, l’auteur signe un huit clos à deux voix, où le silence en dit long, où le moindre détail prend une ampleur décisive. Au final, une réflexion aussi touchante qu’intrigante sur l’amour, le désir, les pulsions, cette somme de petits riens qui tissent le destin d’une vie.

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Date de parution 16 mai 2012
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EAN13 9782748384789
Langue Français

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Le Désir
Christophe Lemardelé Le Désir L’indésir
Publibook
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Les gares sont de drôles d’endroits dans lesquels traî-nent à même le sol, ou légèrement en apesanteur, au niveau des têtes qui les conçoivent, des pensées, des atten-tes, des regrets. Des désirs inassouvis, des rêves de voyages, de départs et d’arrivées, des peurs aussi, bien souvent des peurs, presque palpables dans les regards inquiets. Ce pourrait être une grande gare, ou une petite qui ne voit que quelques trains passer, assez indifférents, dans leur mouvement rectiligne, à l’atonie de la petite ville qu’ils transpercent avec le mépris d’une flèche qui va droit dans le brouhaha des capitales. Ou encore, plus sû-rement, le « supplément » d’une grande gare métropolitaine, prolongement pour une ligne confiden-tielle du type « Paris-Granville ». Il est 22 ou 23 heures, un soir de semaine, un homme et une femme attendent dans une petite salle vitrée un train qui tarde à arriver pour partir, assis et indifférents à au-trui puisque, c’est entendu, on ne croise que des inconnus qui le resteront dans ces lieux neutres et froids des dé-parts. Ils sont presque en face l’un de l’autre. Seul détail étonnant : ils n’ont ni l’un ni l’autre de bagages. L’homme jette quelques regards alentour de manière à pouvoir dis-crètement et rapidement poser ses yeux sur la femme afin d’apprécier sa beauté, tandis qu’elle regarde ses pieds ou a ses yeux perdus dans le vide. Ils pensent. Ils pensent comme on pense tous, sans arrêt, comme si on croyait qu’on était les seuls à le faire, n’imaginant jamais vrai-
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ment les multiples pensées qui environnent la nôtre, et sans jamais pouvoir les connaître, ces multiples histoires, toutes un peu différentes et un peu les mêmes. Mais que pensent-ils ? que se disent-ils ?
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