Le hurlement de la chair

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« L’âme d’une passion amoureuse se réincarne en une femme et un homme pour glorifier une légende damnée. Un mystérieux témoin nous dévoile tout l’horrible et le poétique de ce conte d’amour sublimement fou. »
Comme un jeu d’écriture, j’ai fait le choix d’un sujet universel : la rencontre. Poser une loupe sur ce besoin vital d’être soi-même, dans sa propre vie, d’aimer et être aimé par celui, celle qui nous est vraiment destiné. C’est une mise à nu de l’âme tantôt légère, toujours authentique, parfois sévère et crue qui redonne à l’homme son côté animal, qui broie les corps et les sentiments dans un univers charnel qu’on aimerait traverser un jour, mais dont on redoute tant les conséquences…
Matthieu est né chauve, édenté, en plein midi dans le nord et grandit vite. Lancé très jeune dans la vie active, autodidacte nourri par de nombreux métiers (maçon-couvreur, éducateur sportif, serveur, mannequin, pompiste, comédien et d’autres), avec une curiosité maladive et une soif de découverte, Matthieu Becker, après un parcours plus que chaotique est devenu écrivain. De belles rencontres lui permettent aujourd’hui de partager sa passion de l’écriture qui l’a, jusqu’ici, tenu en vie et reste un besoin vital à son existence et à son équilibre. Il est également l’auteur de scenarii et d’une pièce de théâtre jouée à Paris et à Lyon.

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Date de parution 25 mai 2016
Nombre de visites sur la page 73
EAN13 9782359628449
Langue Français

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Table des matières


Résumé
Le hurlement de la chair
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Résumé

« L’âme d’une passion amoureuse se réincarne en une femme et un homme pour glorifier une
légende damnée. Un mystérieux témoin nous dévoile tout l’horrible et le poétique de ce conte
d’amour sublimement fou. »
Comme un jeu d’écriture, j’ai fait le choix d’un sujet universel : la rencontre. Poser une loupe sur
ce besoin vital d’être soi-même, dans sa propre vie, d’aimer et être aimé par celui, celle qui nous
est vraiment destiné. C’est une mise à nu de l’âme tantôt légère, toujours authentique, parfois
sévère et crue qui redonne à l’homme son côté animal, qui broie les corps et les sentiments dans
un univers charnel qu’on aimerait traverser un jour, mais dont on redoute tant les
conséquences…

Matthieu est né chauve, édenté, en plein midi dans le nord et grandit vite. Lancé très jeune dans
la vie active, autodidacte nourri par de nombreux métiers (maçon-couvreur, éducateur sportif,
serveur, mannequin, pompiste, comédien et d’autres), avec une curiosité maladive et une soif de
découverte, Matthieu Becker, après un parcours plus que chaotique est devenu écrivain. De
belles rencontres lui permettent aujourd’hui de partager sa passion de l’écriture qui l’a, jusqu’ici,
tenu en vie et reste un besoin vital à son existence et à son équilibre. Il est également l’auteur de
scenarii et d’une pièce de théâtre jouée à Paris et à Lyon.






Matthieu Becker



Le hurlement de la chair

Roman







ISBN : 978-2-35962-844-9
Collection Blanche


Dépôt légal mai 2016

© 2016Couverture Ex Aequo
© 2016 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle,
réservés pour tous pays. Toute modification interdite.



Éditions Ex Aequo
6, rue des Sybilles
88370 Plombières-les-Bains

www.editions-exaequo.fr








Parfois la chair hurle…
Parce que frémit au plus profond des corps et des sentiments…
Une magnifique nudité de l’âme par-dessus la morale et les hommes  !







Sous la chair,
le sang  !

récit
Stanislas BRICE




Comment remonter à l’origine de cette rencontre  ?

S’il est possible de figer ces souffles qui nourrissent la vie alors je me blottis dans l’un d’eux
pour arrêter le temps… prendre conscience de ce qui m’est arrivé et le partager avec qui voudra
m’entendre. Cet instant de répit, nourri d’amour et de mort, me permet enfin un regard sur ce
qui, je peux le dire maintenant, justifie que je sois né parmi les hommes  ; alors, veuillez me
l’accorder   !

Et s’il n’est jamais trop tard pour bien faire, voici le moment venu pour dénoncer ce qui me
mènera droit en enfer. Cela ne dénaturera en rien les quelques minutes qu’il me reste  !

Je veux, jusqu’à l’expiration finale, hurler mon bonheur  !

Il est temps, maintenant.

J’espère que ce destin qui m’est dû comme à chacun ne me jouera pas de mauvais tour dans
cette dernière longueur.

Puissé-je tenir et tout vous dire  !

« Alors que je croyais vivre… j’apprenais à mourir  ! »
L. De Vinci



1


Comme un pari sur le hasard, j’ai toujours été persuadé qu’un destin m’appartenait et, de
toute ma vie, je n’ai rien fait de mieux qu’attendre ce que mon passage sur cette planète se devait
de m’offrir.
Je suis venu au monde au bon endroit pour ne manquer de rien de vital. J’ai toujours mangé
à ma faim et n’ai été vraiment assoiffé qu’après un effort prolongé  ; donc pas de manque
important pour ce qui est de boire et de manger.
De ces autres commodités naturelles, occupations humaines à usage fonctionnel, relationnel
ou culturel, je ne vous parlerai que très peu, car en nuançant vos a priori et vos généralités sur la
gent humaine, vous pourrez vous imaginer sans trop d’effort ce que peut être la vie d’un homme
bien né, sans ambition, solitaire et sauvage, mais bien éduqué, respectueux de tout et de tous, qui
ne recherche rien, pas même l’argent et occupe son temps sans déranger personne, n’oubliant pas
à l’occasion de s’encanailler pour se donner le sentiment de vivre de façon originale.

Ce soir-là, je devais sortir  !

Me rendre d’un endroit à un autre me paraissait l’attente la plus absurde  ; cela me demandait
donc une préparation digne d’un plongeur avant un record d’apnée. À chaque déplacement
envisagé, je m’interrogeais sur les bienfaits dont mon côté animal se verrait récompensé si mon
côté humain jouait son rôle social  ; en l’occurrence sortir pour une soirée. Ces questions ridicules,
sans réponse en ce qui me concerne, étaient le grave problème de ma vie.
Le temps de ces réflexions devenues trop banales et mon côté animal était pris au piège par
l’humain social. J’étais déjà devant mes cravates, j’avais enfilé mon pantalon, ma chemise et
changé mes chaussettes. C’est le costume maintenant qui confirmait la décision sociale. J’étais
devenu l’autre, cet homme que j’acceptais d’être parfois… l’homme croyant dominer l’animal  !
Mais à cette minute, d’où je vous raconte cette histoire, c’est mon animal qui a gagné  !

Pour ne rien ajouter à ma conception déjà originale de la civilisation, je me déplaçais donc
avec une automobile. J’avais développé un vrai rapport humain avec ma voiture. J’avais pour
elle une affection naïve que je ressentais dès que je venais la chercher dans le garage. J’étais le
seul à fréquenter cette voiture. Installé côté chauffeur, il me semble n’avoir jamais utilisé l’autre
siège. Je jetais toujours un regard sur l’intérieur  ; comme je le fais au présent dans cette pièce
blanche qui absorbe mes souffles et nos derniers soupirs…

Je tournai la clé de contact, et voulant me rendre la sympathie que je lui prouvais, elle ne me
décevait jamais quant au prompt démarrage qu’un être normal pouvait attendre d’une telle
machine. Moteur en marche, je lui laissais toujours quelques minutes d’accoutumance à son
sempiternel devoir mécanique  ; minutes pendant lesquelles je vérifiais sur le peu de vieux
voyants lumineux dont elle était équipée que « tout allait bien ».
Après ce premier contact, je redescendis pour ouvrir la porte du garage.
Au fil du temps, j’avais réussi à établir un vrai contact avec « ma » voiture et je pouvais donc
dire que nous nous entendions très bien. D’un point de vue marchand, elle était assez chère  ; du
mien, c’était — mais seulement quand je l’utilisais — l’objet le plus inestimable du monde. Sans
doute elle t’aurait plu, tu aurais été la première reçue dans son intérieur.

L’endroit où j’habitais, et où, par définition de la mort, j’habite encore pour les quelques