Le pouvoir du huit

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Découvrez comment exploiter de façon optimale vos extraordinaires ressources intérieures pour renforcer votre capacité de communication et de guérison, et ce, en utilisant les découvertes les plus récentes sur le pouvoir miraculeux de l’intention de groupe et sur son effet bénéfique en retour. Voyez ces découvertes dans le nouvel ouvrage de l’auteure des succès de librairie La Science de l'intention et Le Champ de la cohérence universelle.
Tout ce que nous projetons dans l’univers nous revient sous une forme ou une autre, et toujours magnifié. Bien que le pouvoir de l’intention – l’énergie de la pensée positive – soit largement reconnu comme une force susceptible de transformer radicalement nos vies, la puissance exponentielle de l’intention de groupe n’a jamais été réellement explorée jusqu’ici. Dans ce nouveau livre, Lynne McTaggart, une experte reconnue dans le domaine de la spiritualité et de l’étude de la conscience humaine, nous révèle – après dix ans d’expérimentation et de recherche – ses découvertes les plus remarquables, qui démontrent que l’intention de groupe peut guérir nos vies et changer le monde pour le plus grand bien de tous. En effet, lorsqu’au sein d’un groupe des individus concentrent conjointement leur intention sur une cible unique, une dynamique collective extrêmement puissante s’exerce, une dynamique susceptible de guérir des pathologies de longue durée, de réparer des relations détériorées, de réduire le taux de violence, voire de redonner un sens à la vie. Cependant, la découverte la plus importante de cet ouvrage est que l’intention de groupe exerce un effet miroir qui affecte non seulement les destinataires, mais aussi les émetteurs.
En s’appuyant sur des centaines d’études de cas, sur les dernières recherches menées sur le cerveau et sur ses propres recherches universitaires, Lynne McTaggart fournit dans son livre des preuves solides qui démontrent amplement l’existence d’une conscience collective. Dès aujourd’hui, en plongeant dans ce nouvel ouvrage passionnant et très accessible, vous pourrez apprendre à utiliser cette conscience collective pour exploiter au mieux votre puissance intérieure et favoriser ainsi votre propre guérison.

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Date de parution 19 avril 2018
Nombre de visites sur la page 68
EAN13 9782896264384
Langue Français

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R é s u m é

Découvrez comment exploiter de façon optimale vos extraordinaires ressources intérieures
pour renforcer votre capacité de communication et de guérison, et ce, en utilisant les
découvertes les plus récentes sur le pouvoir miraculeux de l’intention de groupe et sur son
effet béné que en retour. Voyez ces découvertes dans le nouvel ouvrage de l’auteure des
succès de librairie La Science de l'intention et Le Champ de la cohérence universelle.
Tout ce que nous projetons dans l’univers nous revient sous une forme ou une autre, et
toujours magni é. Bien que le pouvoir de l’intention – l’énergie de la pensée positive – soit
largement reconnu comme une force susceptible de transformer radicalement nos vies, la
puissance exponentielle de l’intention de groupe n’a jamais été réellement explorée jusqu’ici.
Dans ce nouveau livre, Lynne McTaggart, une experte reconnue dans le domaine de la
spiritualité et de l’étude de la conscience humaine, nous révèle – après dix ans
d’expérimentation et de recherche – ses découvertes les plus remarquables, qui démontrent
que l’intention de groupe peut guérir nos vies et changer le monde pour le plus grand bien
de tous. En effet, lorsqu’au sein d’un groupe des individus concentrent conjointement leur
intention sur une cible unique, une dynamique collective extrêmement puissante s’exerce,
une dynamique susceptible de guérir des pathologies de longue durée, de réparer des
relations détériorées, de réduire le taux de violence, voire de redonner un sens à la vie.
Cependant, la découverte la plus importante de cet ouvrage est que l’intention de groupe
exerce un effet miroir qui affecte non seulement les destinataires, mais aussi les émetteurs.
En s’appuyant sur des centaines d’études de cas, sur les dernières recherches menées sur le
cerveau et sur ses propres recherches universitaires, Lynne McTaggart fournit dans son
livre des preuves solides qui démontrent amplement l’existence d’une conscience collective.
Dès aujourd’hui, en plongeant dans ce nouvel ouvrage passionnant et très accessible, vous
pourrez apprendre à utiliser cette conscience collective pour exploiter au mieux votre
puissance intérieure et favoriser ainsi votre propre guérison.LE POUVOIR DU HUIT
La science des intentions focalisées
d’un petit groupe pour guérir autrui
et transformer sa vie

Lynne McTaggart

Ariane ÉditionsLe pouvoir du huit

Titre original anglais : The Power of Eight
Copyright © 2017 par Lynne McTaggart.
© 2017, Hay House Inc. P.O. Box 5100 Carlsbad, CA 92018-5100 USA

© 2018 Ariane Éditions inc. pour l'édition française
1217, av. Bernard O., bureau 101, Outremont, Qc, Canada H2V 1 V7
Téléphone : 514-276-2949, télécopieur : 514-276-4121
Courrier électronique : info@editions-ariane.com
Site Internet : www.editions-ariane.com
Boutique en ligne : www.editions-ariane.com/boutique
Facebook : www.facebook.com/EditionsAriane

Tous droits réservés.
Aucune partie de ce livre ne peut être utilisée ni reproduite d’aucune manière sans la permission
écrite préalable de la maison d’édition, sauf de courtes citations dans des magazines ou des recensions

Traduction : Frédérick Létia
Révision linguistique : Monique Riendeau
Illustration et Graphisme de la page couverture : Carl Lemyre
Mise en page : Carl Lemyre
Conversion au format ePub : Carl Lemyre

Première impression : février 2018
ISBN papier : 978-2-89626-437-7
ISBN ePub : 978-2-89626-438-4
ISBN Pdf : 978-2-89626-439-1

Dépôt légal :
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2018
Bibliothèque et Archives nationales du Canada, 2018
Bibliothèque nationale de Paris, 2018

D i f f u s i o n
Québec : Flammarion Québec – 514 277-8807 www.flammarion.qc.ca
France et Belgique : D.G. Diffusion – 05.61.000.999 www.dgdiffusion.com
Suisse : Servidis/Transat – 22.960.95.25 www.servidis.ch
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Imprimé au CanadaPour Caitlin et Kyle,
et en souvenir de Stella
qui n’avait pas besoin
de voir pour croire.En fait, les miracles sont un récit en petites lettres de la même histoire qui
s’écrit dans le monde entier en lettres trop grandes pour que certains
d’entre nous puissent les voir.
– C. S. Lewis, God in the Dock(
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P r o l o g u e
Depuis de nombreuses années, je m’interdisais d’écrire ce livre parce que je ne croyais pas un
instant aux étranges guérisons qui se produisaient durant mes ateliers. Autant dire que
j’avais alors bien du mal à accepter ou à gérer les miracles.
Lorsque je parle de « miracles » et de « guérisons », je n’utilise pas un langage
métaphorique ; je me réfère bel et bien à de véritables événements de nature miraculeuse –
soit une longue série de situations pour le moins extraordinaires lors desquelles des
personnes furent instantanément guéries de toutes sortes de maux physiques après s’être
assemblées en petits groupes et avoir émis une pensée collective de guérison. En fait, je
tiens particulièrement à évoquer ce type de miracles qui dé ent toutes nos croyances sur la
façon dont notre monde est censé fonctionner.
L’idée de réunir les gens en petits groupes d’environ huit personnes a germé dans mon
esprit en 2008 lors d’un atelier que j’animais ; en fait, à l’époque je voulais simplement
expérimenter ce qui se produirait si les membres d’un groupe essayaient de guérir l’un
d’entre eux par le truchement de leur pensée collective. Par la suite, j’ai surnommé ces
groupes les groupes de « Pouvoir du huit », mais j’aurais fort bien pu les surnommer les
groupes de « Pouvoir du huit puissance un million » car ils se sont révélés extrêmement
puissants et ont ébranlé toutes les certitudes que je nourrissais sur la nature profonde des
êtres humains.
En tant qu’auteure, je suis attirée par les grands mystères et les grands questionnements
de la vie – la signi cation de la conscience, les expériences extrasensorielles, la vie après la
mort – et tout particulièrement par les anomalies qui perturbent et remettent en cause la
sagesse traditionnelle. Comme le psychologue William James l’a très bien exprimé, j’aime
me poser des questions dérangeantes pour démasquer la vérité ; bref, trouver un corbeau
blanc pour prouver que tous les corbeaux ne sont pas noirs.
Cependant, malgré toutes mes incursions dans le champ du non conventionnel, je
demeure au fond de moi une journaliste intransigeante, une attitude qui re ète parfaitement
mes antécédents de journaliste d’enquête, et je cherche constamment à appuyer mes
ré exions et mes entreprises sur des données probantes et solides. À vrai dire, je ne suis pas
encline à me perdre dans des références obscures au mysticisme, aux auras, ou à utiliser de
manière brouillonne ou incomplète les concepts d’« énergie » ou de « physique quantique ».
Pour tout dire, j’éprouve une véritable révulsion pour les discours incohérents et sans
substance qui donnent une si mauvaise réputation à ce que je fais.
Je ne suis pas une athée – et je ne suis pas non plus une agnostique. Il y a en moi une
dimension profondément spirituelle qui est convaincue que les humains ne peuvent être
réduits à un assemblage de composants chimiques et de signaux électriques. La raison pour
laquelle je m’efforce de maintenir une ligne de démarcation stricte entre le matériel et
l’immatériel est la suivante : j’ai choisi de m’appuyer sur des courbes en cloche et des essais1
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(
(
en double aveugle pour étayer ma foi.
Mon propre point de vue, par ailleurs relativement conventionnel, sur la nature
intrinsèque de la réalité a été fortement ébranlé à la suite des recherches que j’ai menées lors
de la rédaction de mon livre intitulé Le Champ de la cohérence universelle. J’avais entrepris la
rédaction de cet ouvrage en essayant de comprendre comment l’homéopathie et la guérison
spirituelle fonctionnaient sur le plan scienti que ; cependant, ces recherches m’ont très vite
entraînée dans un territoire très étrange où les révolutions dans le domaine scienti que
remettaient radicalement en question certaines de nos croyances les plus ancrées sur
l’univers et son mode de fonctionnement. Les scienti ques d’avant-garde que j’ai rencontrés
lors de ces recherches – ils détenaient tous des références et des compétences impeccables et
étaient issus d’institutions prestigieuses – avaient fait des découvertes étonnantes sur le
monde subatomique, découvertes qui semblaient bouleverser les lois actuelles de la
biochimie et de la physique. En réalité, ils avaient découvert des éléments démontrant que
toutes les dimensions de la réalité étaient connectées dans le champ de l’énergie du point
zéro, qui est à la fois un champ d’énergie quantique sous-jacent et un vaste réseau
d’échanges d’énergie. Par ailleurs, quelques biologistes novateurs avaient mené des
recherches qui suggéraient que le système de communication fondamental de notre
organisme n’est pas fondé sur des réactions chimiques, mais plutôt sur des fréquences
quantiques et sur une charge énergétique subatomique. De plus, ils avaient mené des études
qui démontraient que la conscience humaine peut accéder à des informations qui se situent
bien au-delà des frontières habituelles du temps et de l’espace. Lors d’expériences
innombrables, ils ont pu démontrer que nos pensées ne sont pas enfermées à l’intérieur de
nos têtes, mais qu’elles pourraient fort bien agir comme des intrus qui seraient capables de
traverser d’autres personnes ou d’autres choses, et qui pourraient même les in uencer.
Chacun de ces chercheurs a ainsi ajouté sa petite pierre à l’édi cation d’une nouvelle science,
une science impliquant une vision radicalement nouvelle du monde.
La rédaction du Champ de la cohérence universelle m’a incitée à aller plus avant et à
m’interroger sur la nature de cette vision radicalement nouvelle du monde. En réalité, j’étais
intriguée par les implications de ces découvertes et particulièrement intéressée par le fait que
les pensées ont la capacité de transformer la matière physique.
Cette idée m’a longtemps poursuivie. De nombreux livres à succès ont été publiés sur la
loi d’attraction et le pouvoir de l’intention – soit l’idée que ce que vous désirez le plus peut
se matérialiser tout simplement en y pensant de manière ciblée et concentrée. Néanmoins,
je nourrissais une certaine incrédulité à l’égard de ces approches et j’étais submergée par des
questions assez complexes. Je m’interrogeais sans cesse : s’agissait-il d’un véritable pouvoir
et ce dernier s’appliquait-il à différents types de situations ? Et, si tel était le cas, comment
pouvait-on l’utiliser de manière optimale ? Était-il question ici de guérir le cancer ou de
transformer une particule quantique ? De plus, pour moi le questionnement le plus
important était le suivant : que se produit-il lorsqu’un grand nombre de personnes
partagent la même pensée au même moment ? Cela permet-il d’en magnifier l’effet ?(
(
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En me basant sur les recherches effectuées lors de la rédaction du Champ de la cohérence
universelle, il m’est apparu très clairement que l’esprit était d’une certaine façon
inextricablement relié à la matière, une matière qu’il semblait en mesure d’altérer.
Cependant, ce constat, qui par ailleurs soulève de profondes questions sur la nature de la
conscience, a été banalisé par des approches qui ont popularisé l’idée que vous pouviez
devenir riche par le simple pouvoir de la pensée.
Pour ma part, je souhaitais offrir une approche qui se situait bien au-delà du fait
d’obtenir une voiture ou une bague en diamant par le pouvoir de la pensée ; bref, une
approche qui allait au-delà de l’obtention de biens matériels. J’avais en tête un projet plus
audacieux. Comme cette nouvelle science semblait bouleverser tout ce que nous pensions
savoir sur nos capacités humaines innées, j’ai voulu tester au maximum cette approche. En
effet, si nous possédons réellement un potentiel aussi étendu et aussi extraordinaire, cela ne
suggère-t-il pas que nous devrions agir et vivre différemment, c’est-à-dire selon une vision
radicalement nouvelle de nous-mêmes et en tant que partie d’un ensemble plus vaste ? Je
voulais aussi déterminer si cette capacité était suffisamment puissante pour guérir des
eindividus, voire le monde. Semblable en cela à A omas l’incrédule, version XXI siècle, je
cherchais essentiellement un moyen de disséquer la magie.
Dans mon livre suivant, La Science de l’intention, je me suis efforcée de promouvoir cette
approche en compilant toutes les recherches scienti ques crédibles qui traitaient du pouvoir
de l’esprit sur la matière, mais le but de cet ouvrage était aussi une invitation pour chacun à
se joindre à cette démarche. Sachant que très peu de recherches avaient été effectuées sur
l’intention de groupe, j’avais pour ambition de combler ce vide en mobilisant mes lecteurs,
et ce, a n que ces derniers constituent un groupe témoin représentatif des porteurs
d’intention de groupe, dans le cadre d’une expérience scienti que permanente. Après la
publication de cet ouvrage en 2007, j’ai réuni un aréopage de physiciens, de biologistes, de
psychologues, de statisticiens, et de neuroscienti ques ayant mené de nombreuses
recherches sur la conscience. Par ailleurs, j’ai régulièrement invité mon audience Internet ou
mon auditoire physique, soit celui qui assiste à mes conférences ou à mes séminaires, à
émettre une pensée spéci que visant à affecter une cible située dans un laboratoire et établie
par un des scienti ques avec lesquels je collabore, ce scienti que ayant pour mission
d’évaluer ensuite les résultats obtenus pour déterminer si ces pensées avaient affecté la cible
choisie d’une quelconque manière.
Finalement, ce projet a considérablement évolué jusqu’à devenir le plus grand laboratoire
dans le monde impliquant plusieurs centaines de milliers de participants internationaux
originaires de plus de cent pays, ce projet encadre les premières expériences contrôlées sur le
pouvoir de l’intention de masse et sa capacité à affecter le monde physique. Bien qu’un
certain nombre de ces expériences aient été de nature assez rudimentaire, les plus simples
d’entre elles ont été menées dans le cadre d’une approche scienti que rigoureuse comportant
des procédures extrêmement minutieuses. Par ailleurs, toutes ces expériences, sauf une, ont
été menées « à l’aveugle », avec un ou plusieurs mécanismes de contrôle, et ce, a n que les(
(
(
(
scienti ques impliqués ignorent la cible de nos intentions jusqu’à ce que l’expérience soit
menée à terme et que les résultats soient calculés.
À vrai dire, je n’étais pas convaincue d’obtenir des résultats positifs, mais j’étais prête à
me lancer dans cette aventure. Dans La Science de l’intention, j’ai employé de nombreux
quali catifs pour exprimer ma vision selon laquelle les résultats réels de ces expériences
étaient moins importants que la volonté d’approfondir cette idée. Puis, mon livre est sorti,
j’ai lancé la première expérience deux mois plus tard et j’ai retenu mon souffle.
Au bout du compte, j’ai constaté que ces expériences fonctionnaient vraiment. Sur les
trente expériences que j’ai menées jusqu’à ce jour, vingt-six d’entre elles ont permis
d’enregistrer des changements mesurables et signi catifs ; par ailleurs, trois des quatre
expériences qui n’avaient pas donné de résultats positifs avaient connu des problèmes
techniques. Pour mettre ces résultats en perspective, je tiens à préciser que presque aucun
des médicaments produits par l’industrie pharmaceutique ne peut prétendre à un tel taux
d’effets positifs.
Un an après avoir amorcé ces expériences globales avec des groupes composés de milliers
de personnes, j’ai décidé de revoir la totalité du processus et de réduire la taille des groupes
dans mes ateliers en créant des groupes de Pouvoir du huit et en leur demandant d’envoyer
des intentions de guérison. À mes yeux, cela constituait un autre type d’expérience, plus
informelle, qui était aussi de nature plus audacieuse – du moins jusqu’à ce que ces
expériences produisent des résultats qui éclipsaient tout ce que j’avais pu imaginer, et que
des personnes souffrant depuis longtemps de problèmes de santé commencent à faire état de
guérisons instantanées et quasi miraculeuses.
La Science de l’intention est un ouvrage qui a su capter l’attention du public. L’auteur à
succès Dan Brown a d’ailleurs mentionné mon nom et mes travaux dans un de ses livres,
intitulé Le Symbole perdu. Cependant, si les résultats de ces expériences ont permis de
résoudre certains éléments de l’équation, ils ne constituaient qu’une in me partie d’un
tableau bien plus vaste.
En effet, je me rends compte aujourd’hui que je me suis posé les mauvaises questions
pendant la majeure partie de cette période durant laquelle je menais ces expériences et
j’animais des groupes de Pouvoir du huit .
Les questions les plus importantes que j’aurais dû me poser concernaient le processus
luimême et ce qu’il suggérait sur la nature de la conscience, sur nos extraordinaires capacités
humaines et sur le pouvoir du collectif. Bien qu’ils aient été pour le moins étonnants, les
résultats des groupes et des expériences semblaient bien modestes lorsqu’on les comparait à
ce que ressentaient les participants. L’effet le plus puissant de l’intention de groupe – un
effet négligé par quasiment tous les livres populaires écrits sur ce sujet – s’exerçait non
seulement sur les destinataires, mais sur les émetteurs eux-mêmes.
À un moment donné, j’ai commencé à reconnaître que l’expérience de l’intention de
groupe elle-même causait de profonds changements chez les personnes engagées dans cette
démarche : changements affectant les consciences individuelles, élimination du sentiment
de séparation et d’individualité, et création au sein du groupe d’un état d’unité extatique.1
(
(
(
Lors de chaque expérience – qu’il s’agisse de petits ou de grands groupes, d’expériences
globales ou de groupes de Pouvoir du huit –, j’ai observé la même dynamique de groupe,
une dynamique si puissante et si transformatrice qu’elle permet des miracles. J’ai d’ailleurs
enregistré des centaines, voire des milliers, de miracles instantanés qui se sont produits dans
la vie des participants. Des personnes souffrant depuis longtemps de graves problèmes de
santé ont guéri. D’autres ont pu rétablir des relations fortement compromises. D’autres
encore ont découvert qu’ils pouvaient redonner un sens à leur vie ou quitter un emploi
routinier pour choisir une carrière plus aventureuse et plus épanouissante. Certains des
participants se sont même transformés sous mes yeux. Pourtant, il n’y avait aucun gourou
ou shaman sur les lieux et aucun processus de guérison complexe n’était enclenché – en
réalité, aucune expérience préalable n’était nécessaire. L’élément moteur de toutes ces
transformations était attribuable à une seule cause : la réunion de ces personnes en un seul
groupe.
Mon Dieu, qu’ai-je bien pu leur faire ? Au début, je n’y croyais pas. Durant des années,
j’avais attribué ces effets de rebond à mon imagination qui semblait faire des heures
supplémentaires. Comme je le disais souvent à mon mari, je devais m’appuyer sur des cas
plus nombreux, mener plus d’expériences et accumuler plus de données tangibles et
véri ables. Effrayée par l’ampleur de la tâche, je me suis donc mise en quête de précédents
historiques ou scientifiques.
En n de compte, j’ai compris que ces expériences me fournissaient, de la manière la plus
viscérale, une expérience immédiate de ce que j’avais auparavant perçu uniquement sur le
plan intellectuel : les histoires que nous nous racontons sur le fonctionnement de notre
esprit sont manifestement fausses.
Certes, dans mon ouvrage Le Champ de la cohérence universelle, j’avais déjà écrit sur la
conscience et ses effets sur le monde visible, mais ce dont j’avais été témoin surpassait
largement les idées les plus extravagantes. Chaque expérience que j’ai menée et chaque
groupe de Pouvoir du huit que j’ai animé m’ont démontré que les pensées ne sont pas
emprisonnées à l’intérieur de nos cerveaux, mais qu’elles peuvent fort bien se propager et
in uer sur autrui et sur des éléments matériels situés à des milliers de kilomètres de distance
tout en ayant la capacité de les transformer. Les pensées ne sont pas de simples éléments
immatériels pouvant affecter d’autres éléments immatériels ; elles auraient le pouvoir de
réparer tout ce qui a été brisé dans une vie humaine.
Ce livre a pour ambition de présenter et d’expliciter les miracles qui se sont produits lors
de ces expériences – et donc de mieux comprendre ce que j’ai bien pu faire à ces participants
–, dans le contexte élargi d’une approche scienti que ainsi que d’une pratique historique
ésotérique et religieuse. En somme, il s’agit là de la biographie d’un accident, soit d’une
activité humaine qui semble avoir des antécédents très anciens dont la trace remonterait
même aux premiers temps du christianisme. Le Pouvoir du huit est aussi un livre sur moi et
sur ce qui peut arriver à quelqu’un comme moi lorsque les règles du jeu – selon lesquelles
vous avez vécu toute votre vie – soudainement ne s’appliquent plus.
Les résultats des expériences portant sur l’intention de groupe sont tout à faitremarquables, mais ils ne constituent pas l’objet essentiel de cet ouvrage. Cet ouvrage a pour
ambition de révéler le pouvoir miraculeux que vous détenez au plus profond de votre être,
un pouvoir capable de guérir votre propre vie et dont la puissance se libère –
paradoxalement – au moment où vous cessez de penser à vous-même.
PARTIE I
Explication d’un miracle





Chapitre 1
Le champ des possibles
Approche communautaire
Un après-midi de la n du mois d’avril 2008, j’étais assise devant mon ordinateur en
compagnie de mon mari Bryan ; nous nous interrogions alors sur la meilleure façon de
réduire la taille des grands groupes que j’animais et qui participaient aux expériences sur la
science de l’intention, et ce, en prévision des ateliers que nous devions animer aux
ÉtatsUnis et à Londres l’été suivant.
Cela faisait tout juste un an que j’avais lancé l’ensemble des laboratoires sur la science de
l’intention en invitant les lecteurs et les internautes disséminés aux quatre coins du monde à
envoyer une intention en direction d’une cible bien contrôlée, établie dans un laboratoire où
officiait un des scienti ques qui avaient accepté de travailler avec moi et donc de s’associer à
cette démarche. À cette époque, nous gérions de telles expériences dans quatre laboratoires
et tous ceux qui participaient à ces expériences devaient envoyer une intention en direction
de cibles très simples comme des graines et des plantes ; nous avons d’ailleurs enregistré des
résultats extrêmement encourageants.
En avril 2008, je me questionnais sur la nécessité de réduire la taille des groupes, et ce,
a n que les effets produits soient ressentis de manière très personnelle par tous ceux qui
seraient appelés à participer à ces ateliers intensifs durant une n de semaine. Je n’avais pas
animé beaucoup d’ateliers auparavant ; cependant, je savais fort bien ce que je ne voulais
pas : contrairement à de nombreux ateliers similaires articulés autour de la thématique de
l’intention, je ne voulais en aucun cas prétendre que je pourrais aider les participants à
réaliser des miracles. Par ailleurs, j’étais aussi préoccupée par les limitations naturelles
inhérentes à la con guration de ce type d’atelier. En effet, à cette époque je croyais que le
pouvoir de la pensée, du moins dans sa capacité à in6uer sur la vie d’autrui, pouvait
seulement se révéler sur une période de temps assez longue, soit plusieurs semaines,
plusieurs mois ou plusieurs années. Si tel était le cas, comment pourrions-nous apporter la
preuve d’une transformation signi cative sur une période aussi courte s’étalant sur trois
jours entre le vendredi et le dimanche après-midi ?
C’est alors que j’ai commencé à consigner nos pensées sur une diapositive PowerPoint :
Tout d’abord, j’ai inscrit le mot « Centré ». J’avais interviewé de nombreux maîtres de
l’intention – des moines bouddhistes, des maîtres du qi gong, des maîtres guérisseurs – et
tous avaient mentionné qu’ils entraient alors dans un état d’esprit centré et hautement
énergétique.


Bryan, mon mari, a ajouté le mot « Concentré ». En effet, il est possible que l’intention
de masse amplifie ce pouvoir. Cela semblait tout à fait plausible.
Centré.
Concentré.
Tous les laboratoires sur la science de l’intention que j’avais plani és étaient conçus pour
guérir ; en conséquence, il paraissait logique de continuer à se concentrer sur la guérison
durant les ateliers de n de semaine. Nous avons donc décidé que ces ateliers auraient pour
vocation d’aider à guérir ou à réparer quelque chose dans la vie de nos participants.
C’est alors que j’ai ajouté le mot « Communautaire  ».
Un petit groupe.
J’ai dit à mon mari : « Essayons de constituer de petits groupes d’environ huit personnes
et demandons aux participants d’envoyer une intention collective de guérison en direction
d’un des membres du groupe ayant des problèmes de santé. » Peut-être pourrons-nous ainsi
vérifier si un petit groupe de personnes possède une puissance d’intention comparable à celle
des grands groupes. Quel est le point charnière en ce qui concerne le nombre de
participants ? Avons-nous besoin d’une masse critique de personnes offrant une magnitude
comparable à celle de nos grands groupes ou pouvons-nous obtenir des résultats probants
avec des groupes de seulement huit personnes ? Je ne me rappelle plus très bien lequel de
nous deux a eu cette idée – probablement Bryan, qui est un véritable génie des titres –, mais
nous avons baptisé ces groupes les groupes de Pouvoir du huit, et lorsque nous sommes
arrivés à Chicago le 17 mai nous avions un plan clairement défini et prêt à être exécuté.
J’avais commencé à nourrir l’idée de petits groupes en m’inspirant de ce qui était arrivé à
Don Berry. Originaire de Tullahoma au Tennessee, Don Berry est un ancien combattant
de l’armée américaine ; en mai 2007, Don avait écrit sur mon forum Internet, consacré à la
science de l’intention, pour nous proposer d’être le premier humain à participer à ces
expériences sur la science de l’intention. En 1981, il avait reçu un diagnostic de
spondylarthrite ankylosante ; sa colonne vertébrale était soudée, ce qui l’empêchait de se
mouvoir latéralement. Par ailleurs, ses côtes semblaient elles aussi soudées les unes aux
autres et, en raison de cette pathologie particulière, sa poitrine ne s’était pas déplacée durant
vingt ans. Au l des années, ses deux hanches avaient été remplacées, et il souffrait
constamment. Comme il avait passé de nombreuses radiographies et qu’il détenait des
rapports médicaux et des résultats de tests, Don pouvait aisément produire un rapport
exhaustif de ses antécédents médicaux, ce qui permettait ainsi de mesurer tout changement
éventuel relatif à son état de santé.
L’intervention de Don sur mon blogue incita les membres de ma communauté en ligne à
instaurer deux fois par semaine des séances durant lesquelles ils envoyèrent une intention de
guérison à Don Berry tandis que ce dernier consignait dans un journal l’évolution de son
état de santé.
« Alors que le processus était en cours, j’ai commencé à me sentir mieux », m’écrivit-il
peu après le début de cette expérience. « Ce ne fut pas une guérison immédiate, mais mon
bien-être s’est sensiblement amélioré et je souffre moins. »
Huit mois plus tard, Don m’écrivit à nouveau. Lorsqu’il s’était rendu chez son
rhumatologue pour sa visite médicale semestrielle, il avait pu pour la première fois – après
que son médecin le lui eut demandé – déclarer qu’il se sentait en parfaite santé, hormis
quelques douleurs occasionnelles. « Je me sens toujours soudé, mais j’ai l’impression d’être
beaucoup plus souple, plus 6exible, et ma douleur a considérablement diminué »,
déclara-til à son médecin. « Il y a longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien », ajouta-t-il.
Le médecin prit alors son stéthoscope pour ausculter le cœur de Don et lui demanda de
respirer profondément. Lorsqu’il expira, le médecin, qui l’avait ausculté très attentivement,
leva la tête, le contempla d’un œil incrédule et déclara : « Votre poitrine vient tout juste de
bouger ! »
Le médecin demeura un long moment assis, la bouche ouverte. Don m’écrivit : « Ma
poitrine se déplace ! J’ai de nouveau le sentiment d’être une personne normale ! Certes, ce
n’est pas une guérison spontanée, mais l’expérience de l’intention a mis en branle le
processus qui m’a permis de me sentir beaucoup mieux ; cela m’a aussi permis de
reconnaître que ma manière de penser affectait ma santé, voire le monde qui m’entoure. »
J’ai longtemps pensé alors que l’effet de groupe de notre atelier de Chicago pourrait fort
bien ressembler à cela, soit à un exercice réconfortant ou à une amélioration physique
mineure due à l’effet placebo – bref, quelque chose de comparable à un massage ou à un soin
du visage.
J’ai précédemment mentionné la ville de Chicago, mais en réalité nous étions assez
éloignés de la cité elle-même ; en fait, nous nous trouvions à Schaumburg (Illinois) dans un
des villages modèles du comté de Cook et, plus précisément, dans une région ou plutôt un
espace technopolitain surnommé le « Golden Corridor » (Corridor doré) de l’Illinois en
raison de l’abondance des centres commerciaux, des entreprises spécialisées dans les
nouvelles technologies, des parcs industriels, des compagnies répertoriées dans le classement
Fortune 500 et des chaînes de restaurants du type Hooters et Benihana, qui longent
l’autoroute 90. Le siège social de Motorola est situé à Schaumburg. Le centre commercial
Wood eld, qui était situé à un jet de pierre de notre hôtel, est le onzième centre
commercial le plus important des États-Unis. En fait, nous aurions pu nous retrouver
n’importe où aux États-Unis, soit dans un de ces complexes hôteliers gigantesques qui sont
installés le long d’une autoroute. Le centre de congrès de l’hôtel Renaissance Schaumburg
avait été choisi par les organisateurs de la conférence essentiellement en raison de son
emplacement (il est situé à 21 kilomètres de l’aéroport O’Hare). Après avoir pris conscience
des possibilités économiques offertes par la conversion de paisibles terres agricoles en
développement suburbain haut de gamme, les élites de la région avaient acquis un immense
terrain de 20 hectares pris en sandwich entre l’autoroute 90 et la route 61, pour le convertir
en cet élégant complexe hôtelier où nous séjournions.
Le soir qui précédait l’ouverture de la conférence, nous étions assis autour d’un foyer
électrique dans l’immense atrium de l’hôtel et nous contemplions le petit canal qui se jetait
dans l’immense étang qui nous séparait du réseau dense des autoroutes à péage. Comme





j’étais encore assez novice dans mon processus de découverte, je ne cessais de m’interroger
sur la pertinence d’animer cet atelier et sur ce qui allait se passer le jour suivant.
Devionsnous former des cercles ? Les participants devaient-ils se tenir la main ? Où devait se tenir
la personne que nous voulions guérir – devait-elle se trouver au centre du cercle ou faire
partie du cercle ? Combien de temps le groupe devait-il maintenir son intention de
guérison ? Fallait-il absolument constituer un groupe de huit personnes ? Pouvions-nous
accepter un nombre indéterminé de membres au sein d’un groupe ?
Lorsque nous avions mené l’ensemble de nos expériences sur le Web, nous avions
procédé de manière extrêmement prudente, en prenant soin d’éviter de traiter tout sujet
humain à l’exception des petits groupes informels qui s’étaient constitués sur la section
communautaire de mon site Web et qui avaient envoyé des intentions de guérison à des
personnes comme Don Berry. Nous avions choisi de procéder ainsi car nous ne savions pas
si le fait d’inciter des milliers de personnes à centrer leurs pensées sur un seul individu
pouvait exercer un effet négatif ou positif. Cette fois-ci, nous allions opérer sans let de
sécurité, sans test en double aveugle et sans recourir à une quelconque méthode scienti que.
Que se passerait-il si quelqu’un était blessé ? Bien qu’inspirée par un sentiment personnel, une
seule chose était certaine à mes yeux : les groupes devaient former des cercles. Demain,
nous sommes-nous dit, nous vérifierons si cette intuition était justifiée.
Le lendemain, un samedi, nous avons scindé la centaine de participants en petits groupes
d’environ huit personnes, en nous assurant que la plupart des membres des groupes ainsi
constitués étaient de parfaits inconnus. Puis, nous avons demandé que, dans chaque groupe,
une personne souffrant de problèmes physiques ou émotionnels se fasse connaître, et ce,
a n qu’elle soit l’objet de l’intention de son groupe. Les personnes ainsi désignées devaient
expliquer à leur groupe les maux auxquels elles étaient confrontées. À la suite de cette
présentation, les membres du groupe devaient former un cercle, se tenir la main et envoyer
à l’unisson des pensées de guérison en direction du membre désigné de leur groupe tout en
maintenant leur intention durant dix minutes, ce qui correspondait à la durée que nous
avions retenue lors de nos expériences globales sur Internet et au temps maximal durant
lequel des personnes non formées pouvaient maintenir une pensée ciblée.
Avant de procéder, j’ai informé l’auditoire du programme Powering Up (« Mise sous
tension ») que j’avais créé et présenté dans mon livre La Science de l’intention, et ce, après
avoir longuement disserté sur les pratiques les plus communes des maîtres de l’intention –
les maîtres guérisseurs, les maîtres du qi gong et les moines bouddhistes – et après leur
avoir exposé ce qui avait le mieux fonctionné dans les études de « l’esprit face à la matière »
effectuées en laboratoire. Cette technique a débuté par un petit exercice de respiration, suivi
d’un exercice de visualisation, et en n d’un exercice de compassion pour aider les
participants à accéder à un état ciblé, énergisé et sincère*.
Je leur ai aussi montré comment créer une intention hautement spéci que, car la
spéci cité a prouvé son efficacité dans les études en laboratoire. Les membres de chaque
groupe devaient se tenir la main et former un cercle ou placer la personne ciblée au milieu
du cercle alors que les autres membres du groupe posaient une main sur elle pour obtenir


une position semblable à celle des rayons d’une roue. Je ne savais pas quelle était la
con guration idéale, mais il me semblait important de maintenir une connexion physique
ininterrompue entre chacun des membres du groupe.
« En quelque sorte, c’est juste une autre expérience », leur ai-je dit avant de commencer ;
cependant, je ne leur ai pas dit qu’ils étaient sur le point de prendre part à un voyage
inaugural dont je m’efforcerais de tracer la route au fur et à mesure que j’avancerais à leurs
côtés. « Tous les résultats que vous pourriez expérimenter sont acceptables », ai-je ajouté.
Nous avons mis la musique que nous utilisons pour nos expériences à grande échelle, puis
nous avons observé ces groupes qui semblaient communiquer de manière profonde et
harmonieuse.
Ce soir-là, avant que les participants ne quittent le site des ateliers, nous avons demandé
aux personnes cibles de se préparer à décrire, dès le lendemain matin, leur expérience ainsi
que leur état actuel sur les plans physique, émotionnel et mental.
« Surtout, n’inventez pas une amélioration qui n’existerait pas », leur ai-je déclaré.
Le dimanche matin, j’ai demandé aux destinataires de l’intention de s’avancer et
d’exprimer ce qu’ils ressentaient. Un groupe d’environ dix personnes se présenta à l’avant de
la pièce et chacun, à tour de rôle, s’exprima au micro.
Une des femmes cibles, qui souffrait d’insomnie et de sueurs nocturnes, déclara qu’elle
avait passé une bonne nuit de sommeil pour la première fois depuis des années. Une autre
femme, qui était atteinte de sévères douleurs à la jambe, déclara que ses douleurs avaient
augmenté durant la séance du jour précédent puis qu’elles avaient considérablement diminué
après avoir béné cié de l’intention de groupe, et ce, à un point tel qu’elle ne se souvenait pas
d’avoir si peu souffert en neuf ans. Une autre femme encore, qui souffrait de migraines
chroniques, déclara que, lorsqu’elle s’était réveillée, sa migraine avait disparu. Un autre
participant, qui souffrait de douleurs à l’estomac et du syndrome du côlon irritable, déclara
que ses douleurs avaient disparu. Une femme qui souffrait de dépression déclara que sa
dépression semblait s’être atténuée. Ces témoignages se succédèrent durant plus d’une
heure.
Je n’osais pas regarder Bryan car j’étais totalement bouleversée. Les impotents semblaient
s’être remis à marcher. Bien que je ne sois pas encline aux compliments, je dois reconnaître
que ce qui se déroulait sous mes yeux me laissa sans voix. J’espérais aussi que ces résultats
surprenants ne soient pas dus au simple pouvoir de suggestion. Par ailleurs, les intentions
de groupe semblaient devenir plus efficaces au fur et à mesure que le jour avançait.
Lorsque nous sommes nalement rentrés chez nous, je ne savais pas très bien ce qu’il
fallait retenir de cette expérience. Néanmoins, j’ai écarté d’emblée la possibilité qu’il s’agisse
de guérisons miraculeuses et instantanées. Un certain effet d’anticipation était peut-être à
l’œuvre, me suis-je dit. Les participants avaient peut-être saisi cette occasion particulière
pour mobiliser leur propre potentiel de guérison.
Cependant, durant l’année qui suivit – quel que soit le lieu où nous nous trouvions, quel
que soit l’atelier que nous animions, quelle que soit la taille initiale des groupes –, lorsque
nous avons constitué des groupes d’environ huit personnes en leur donnant un minimum

d’instructions et en leur demandant d’envoyer une intention vers un membre du groupe,
nous avons été les témoins sidérés de la même expérience : soit une longue succession
d’améliorations extraordinaires et de transformations sur les plans physique et psychique.
Marekje, qui était atteinte de sclérose en plaques, avait beaucoup de difficulté à marcher
sans béquilles. Néanmoins, le lendemain du jour où elle avait reçu l’intention de groupe, elle
se présenta à l’atelier sans ses béquilles.
Marcia était atteinte d’une sorte de cataracte qui obscurcissait la vision d’un de ses yeux.
Un jour après qu’elle eut reçu l’intention de groupe, elle déclara que la vision de son œil
malade était presque revenue à la normale.
Il y a aussi le cas d’Heddy, une résidente de Maarssen aux Pays-Bas, qui souffrait d’un
genou arthritique. « Je ne pouvais pas plier mon genou au-delà de 90 degrés. Ça me faisait
toujours mal, et monter et descendre les escaliers était pour moi une tâche éreintante »,
déclara-t-elle. « Je devais toujours descendre les escaliers une marche à la fois, comme une
in rme. » Son groupe de Pouvoir du huit installa Heddy au milieu du cercle ; chacun des
membres du groupe s’assit près d’elle tandis que deux d’entre eux posaient leurs mains sur
son genou.
« Au début, je n’ai rien ressenti. Puis mon genou s’est réchauffé, mes muscles ont
commencé à trembler, et tous ceux qui étaient à mes côtés se sont mis à trembler à
l’unisson. J’ai senti alors que la douleur s’atténuait. Et quelques minutes plus tard, elle avait
totalement disparu », constata-t-elle.
Ce soir-là, Heddy put facilement monter et descendre les escaliers puis se rendre au
sauna de l’hôtel. Le matin suivant, la douleur n’avait toujours pas réapparu. « Je me suis
levée et je suis allée me doucher en oubliant de marcher pas à pas. En fait, je marchais tout à
fait normalement. »
Nous pourrions également citer le cas de la mère de Laura, une résidente de Denver qui
était atteinte de scoliose. Après avoir été elle aussi la cible d’une intention de groupe, elle
déclara que sa douleur avait disparu. Quelques mois plus tard, Laura m’écrivit pour
m’informer que la colonne vertébrale de sa mère s’était transformée à un point tel qu’elle
avait dû régler le rétroviseur de la voiture de sa mère pour l’ajuster à sa nouvelle posture, qui
s’était considérablement redressée.
Mentionnons aussi le cas de Paul, un résident de Miami. Cet homme souffrait d’une
tendinite à la main gauche ; ses douleurs étaient si violentes qu’il devait porter en tout
temps une attelle, du moins jusqu’à ce qu’il soit le béné ciaire d’une intention de groupe.
Lorsqu’il se présenta à l’auditoire le jour suivant, il nous montra sa main gauche, qui était
redevenue parfaitement fonctionnelle.
Il y a aussi le cas de Diane, qui souffrait d’une scoliose à la hanche. Ses douleurs étaient
telles qu’elle avait dû cesser de travailler et avait perdu deux centimètres et demi de taille
durant les douze derniers mois. Durant l’expérience de l’intention de groupe, Diane
ressentit une chaleur intense ainsi qu’une succession de contractions dans son dos. Le jour
suivant, elle déclara : « J’ai l’impression d’avoir une nouvelle hanche. » Il y a aussi le cas de


Gloria, qui avait le sentiment que les deux côtés de son corps avaient été étirés et allongés
après l’expérience d’intention dont elle avait béné cié ; la douleur constante qu’elle
ressentait dans sa colonne lombaire avait complètement disparu.
Citons également le cas de Daniel, un résident de Madrid, qui était atteint d’une maladie
particulière qui empêchait son organisme d’assimiler la vitamine D, et ce, à un point tel que
sa colonne vertébrale avait développé une sévère déformation, entraînant une voussure de la
colonne vertébrale, ce qui limitait grandement sa capacité à respirer. Durant l’expérience de
l’intention de groupe, il ressentit des douleurs au dos, de la chaleur dans ses hanches et un
refroidissement des extrémités de son corps. Il ressentit aussi une augmentation de ses
douleurs et la sensation que son dos s’étirait, un peu comme s’il était en expansion. Durant
un bref moment, il eut le sentiment que son dos allait se briser. Après avoir béné cié de
l’intention de groupe, il déclara qu’il pouvait de nouveau respirer normalement pour la
première fois depuis des années, et que sa posture s’était nettement redressée.
Il y a eu des centaines, voire des milliers, de cas comparables, et chaque fois que cela s’est
produit, j’étais là, parmi eux, et j’ai vu ces changements s’opérer littéralement sous mes yeux.
J’aurais dû être heureuse d’assister à de telles transformations mais, à cette époque, je
considérais cela essentiellement comme un fardeau car je craignais que ces expériences
minent ma crédibilité dans ce que je considérais alors comme mon « véritable » travail : soit
mener des expériences à grande échelle.
C’est la raison pour laquelle j’ai ignoré ce qui se passait durant de longues années.
Comme n’importe quel journaliste pourrait vous le dire, j’ai en quelque sorte enterré le
premier paragraphe de cette histoire. Je n’ai pas su apprécier pleinement ce que des
personnes comme Rosa essayaient de me dire. Lorsque Rosa a béné cié pour la première
fois d’une intention de groupe ciblée sur son hypothyroïdie, voici ce qu’elle a déclaré : « J’ai
ressenti comme une ouverture dans un tunnel, une sorte de connexion avec le reste de
l’univers. En recevant cela, j’ai su que j’allais guérir. J’avais le sentiment de donner et
recevoir la guérison, et aussi de me guérir moi-même. »
* * Vous trouverez un résumé complet du programme Powering Up dans le chapitre 22 intitulé
Réunir les huit.
@




Chapitre 2
Les premières expériences globales
Un bon reporter est un perturbateur de l’ordre social dont l’arme essentielle est
l’enregistrement méticuleux de phénomènes véri ables. Vous commencez votre reportage
par ce qui est connu, puis vous bâtissez à partir de ça, un fait à la fois, comme un
scienti que ou un détective le ferait. Les scienti ques peuvent aussi être annonciateurs de
vérités dérangeantes mais, comme je l’ai souvent entendu dire, ils aiment qu’on leur prouve
qu’ils ont tort.
À titre de reporter et de scienti que, vous amorcez d’abord votre travail en émettant
certaines suppositions. Ensuite, vous développez votre hypothèse, vous concevez divers
moyens pour la tester, et vous prenez du recul pour voir où cela vous mène. Parfois, vous
vous rendez compte que vous avez pris la mauvaise direction et vous vous retrouvez en
territoire totalement inconnu. Cependant, si vous avez l’âme d’un véritable explorateur,
vous serez enchanté de vous retrouver là car c’est souvent lorsque votre hypothèse de départ
est fausse que vous pouvez apprendre des choses radicalement nouvelles sur le
fonctionnement du monde.
Mais comment pouvez-vous prouver un fait qui contredit toutes les lois qui vous ont été
enseignées ? Et que se passera-t-il si votre prémisse de départ se situe en dehors de ce qui
est connu ou observable ? Que se produirait-il si vous cherchiez à trouver l’équation
mathématique d’un miracle ?
En mars 2007, lorsque j’ai lancé les premières expériences globales sur la science de
l’intention, soit quinze mois avant la tenue du premier atelier, je dois reconnaître que nous
avancions à l’aveuglette. Nous n’avions aucune feuille de route sur laquelle nous appuyer ni
aucun précédent dont nous aurions pu nous inspirer. En réalité, quasiment personne ne
s’était aventuré dans ce champ de recherche – l’intention de groupe. Certes, bon nombre de
recherches scienti ques des plus pertinentes avaient démontré que les pensées humaines
pouvaient transformer la réalité physique, et cela incluait toutes sortes de cibles allant de
l’équipement électrique à d’autres humains. Par exemple, Robert Jahn, le doyen émérite de
l’École d’ingénierie de l’Université de Princeton, et la psychologue Brenda Dunne, qui a
dirigé le laboratoire de recherche sur les anomalies de l’École d’ingénierie de l’Université de
Princeton (PEARL, « Princeton Engineering Anomalies Research »), ont passé plus de
trente ans à accumuler les preuves les plus convaincantes pour démontrer que les pensées
dirigées pouvaient affecter le fonctionnement de la machinerie électronique. Pour parvenir à
ces résultats, ils ont tenté d’in uencer, de manière très ingénieuse, les résultats de
générateurs de nombres aléatoires (REG, « Random Event Generators ») et conçu des