Les anciens dieux blancs de la brousse

Les anciens dieux blancs de la brousse

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Français
448 pages

Description

En 1983, la Haute-Volta ne s’appelle pas encore le Burkina Faso. Dans les quartiers miséreux de Ouagadougou, les petits bana-bana et les jolies bordelles palabrent tandis qu’au bar du Don Ca’, ce ghetto de luxe, les Toubab commentent entre deux whisky-Bullvit le dernier coup d’état, le onzième depuis l’indépendance. Le nouvel homme fort, Thomas Sankara, durera-t-il plus longtemps que les autres ? Son anti-impérialisme est-il du goût de Paris ? Parmi tous ces Blancs désespérément attachés au continent noir, Grandville le financier, Ezz l’aviateur, Weller le journaliste ne donnent pas cher de la carrière du nouvel ambassadeur de France, vieil aristocrate dont le flegme se heurte aux prétentions démesurées du monsieur Afrique de l’Elysée, un dentiste franc-maçon qui ne connaît rien au sud du Sahara ! Pourtant, derrière leur cynisme se cache la détresse de voir sans cesse pillée et méprisée une Afrique qu’ils aiment éperdument. Comme Vittorio qui ne peut plus se passer du désert, comme Luong l’ancien légionnaire qui ne peut plus se passer de la bouteille : ils vivent en Afrique, mais c’est surtout l’Afrique qui vit en eux. A la fois comédie et tragédie, enchevêtrant Euripide, Conrad et Shakespeare, avec son chœur (le petit peuple de Ouaga, les bavards du Don Ca’), son héros sacrifié (Thomas Sankara) et la main implacable du destin (la politique étrangère de la France), ce roman mêle l’érudition au parler populaire d’Afrique de l’Ouest pour raconter heure par heure, minute par minute, un coup d'Etat africain.

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Informations

Publié par
Date de parution 24 août 2011
Nombre de lectures 140
EAN13 9782213667065
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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En 1983, la Haute-Volta ne s’appelle pas encore le Burkina Faso. Dans les quartiers miséreux de Ouagadougou, les petits bana-bana et les jolies bordelles palabrent tandis qu’au bar du Don Ca’, ce ghetto de luxe, les Toubab commentent entre deux whisky-Bullvit le dernier coup d’état, le onzième depuis l’indépendance. Le nouvel homme fort, Thomas Sankara, durera-t-il plus longtemps que les autres ? Son anti-impérialisme est-il du goût de Paris ? Parmi tous ces Blancs désespérément attachés au continent noir, Grandville le financier, Ezz l’aviateur, Weller le journaliste ne donnent pas cher de la carrière du nouvel ambassadeur de France, vieil aristocrate dont le flegme se heurte aux prétentions démesurées du monsieur Afrique de l’Elysée, un dentiste franc-maçon qui ne connaît rien au sud du Sahara ! Pourtant, derrière leur cynisme se cache la détresse de voir sans cesse pillée et méprisée une Afrique qu’ils aiment éperdument. Comme Vittorio qui ne peut plus se passer du désert, comme Luong l’ancien légionnaire qui ne peut plus se passer de la bouteille : ils vivent en Afrique, mais c’est surtout l’Afrique qui vit en eux. A la fois comédie et tragédie, enchevêtrant Euripide, Conrad et Shakespeare, avec son chœur (le petit peuple de Ouaga, les bavards du Don Ca’), son héros sacrifié (Thomas Sankara) et la main implacable du destin (la politique étrangère de la France), ce roman mêle l’érudition au parler populaire d’Afrique de l’Ouest pour raconter heure par heure, minute par minute, un coup d'Etat africain.