Les Bédard les folles

Les Bédard les folles

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193 pages

Description

Dans ce récit de faits vécus, Michelle Dion raconte, dans une langue bien maîtrisée, des tranches de vie et des anecdotes parfois loufoques, souvent anodines, mais toujours véridiques qui intéresseront tout autant ceux qui se souviennent que ceux qui veulent savoir comment c’était avant…
Benjamine de 11 enfants et orpheline de père dès sa naissance, l’auteure esquisse un portrait de sa nombreuse famille évoluant dans cette société sclérosée d’avant la Révolution tranquille où la religion régnait en maître. Son environnement culturel, économique et social et religieux y est dépeint dans une écriture vive, naturelle et coulante teintée d’un humour discret tout au long du texte.

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Date de parution 06 avril 2010
Nombre de lectures 8
EAN13 9782897261139
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Les Bédard les folles
MIchelle DIon Préface de Claude JasmIn
Les Bédard les folles
roman
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada DIon, MIchelle  Les Bédard et les folles : une famIlle modeste, ière de ses valeurs québécoIses, avant la RévolutIon tranquIlle  (CollectIon La Mandragore)  ïSBN 978-2-923715-08-7 1. DIon, MIchelle - Romans, nouvelles, etc. ï. TItre. ïï. CollectIon: CollectIon La Mandragore. PS8607.ï56B42 2010 C843'.6 C2009-942765-6 PS9607.ï56B42 2010
Pour l’aIde à la réalIsatIon de son programme édItorIal, l’édIteur remercIe la SocIété de Développement des EntreprIses Culturelles (SODEC).
Marcel Broquet ÉdIteur 55A, rue de l’ÉglIse, SaInt-Sauveur (Québec) Canada J0R 1R0 Téléphone : 450 744-1236 marcel@marcelbroquet.com • www.marcelbroquet.com
RévIsIon : Andrée LaprIse Couverture et mIse en pages : ChrIstIan Campana
DIstrIbutIon :
1650, boulevard LIonel-Bertrand BoIsbrIand (Québec) Canada J7H 1N7 Tél. : 450 434-0306 Sans fraIs : 1 800 363-2864 ServIce à la clIentèle : sac@prologue.ca
DIusIon – PromotIon :
r.pIpar@phoenIx3allIance.com
DIstrIbutIon pour l’Europe francophone : DNM Distribution du Nouveau Monde 30, rue Gay-Lussac, 75005, ParIs Tél. : 01.42.54.50.24 Fax : 01.43.54.39.15 Librairie du Québec : Tél. : 01.43.54.49.02 30, rue Gay-Lussac, 75005, ParIs www.lIbraIrIeduquebec.fr
er Dépôt légal : 1 trImestre 2010 BIblIothèque et ArchIves natIonales du Québec BIblIothèque et ArchIves Canada BIblIothèque natIonale de France
© Marcel Broquet ÉdIteur, 2010
Tous droIts de reproductIon, d’adaptatIon et de traductIon InterdIts sans l’accord de l’auteure et de l’édIteur.
Préface
artre dIsaIt que « tout homme en vaut un autre »… SI on veut, toute S femme en vaut une autre? Dans un sens, ouI. MaIs Il y a, qu’au hasard de ma correspondance, j’aI faIt la connaIssance d’une femme hors du commun, cette MIchelle DIon. J’aI bIen vu, et vIte, que cette femme étaIt du lot de ceux quI, comme moI, aIment se souvenIr. Des brIbes de son enfance, de sa jeunesse, me démontraIent de façon sI lumIneuse qu’elle savaIt « conter ». C’est un don. Ça n’a pas été long que j’ImploraIs cette MIchelle DIon de mettre en écrIts cette prodIgIeuse mémoIre qu’elle a. Des échantIllons (lIre notre lIvre d’entretIensToute vie est un roman) me prouvaIent que ses rémI-nIscences vaudraIent d’être mIses en un beau gros bouquIn (bouquet?). Pour ceux quI vIennent certes, aussI pour tous ceux quI ont connu « cet âge », cette époque révolue, avec ses petIts bonheurs, ses gros chagrIns, les déceptIons et les joIes fertIles. « On est de son enfance comme d’un pays », dIsaIt le célèbre avIa-teur SaInt-Exupéry. C’est sI vraI ! J’aI grande hâte de la lIre, je saIs d’avance qu’elle me fera sourIre, rIre aussI parfoIs, qu’elle va m’émouvoIr souvent. Je suIs certaIn que ses témoIgnages vIendront s’ajouter à tout ce orIlège IndIspensable for-mant une vaste et chaleureuse courtepoInte pour Illustrer l’exIstence d’un petIt peuple modeste en moyens et quI dure, quI est là, toujours debout, tout au long du SaInt-Laurent et dans ses terres éloIgnées, dont
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celles de l’EstrIe où grandIssaIt MIchelle, cette petIte orphelIne de père, dans sa nombreuse famIlle, protégée par l’amour d’une mère sans doute débordée, par l’amour de la vIe. Cela, vous verrez, c’est farouchement chevIllé à elle. Et cela avec une force tranquIlle. Je veux absolument m’ImagIner que ses mémoIres d’enfance, de jeunesse, seront une suIte essentIelle de la grande trame d’un tIssu commun. Le ilet décoré de mots quI nous peInt collectIvement. MercI MIchelle DIon de m’avoIr cru quand j’InsIstaIs fort pour que vous prenIez la plume (le clavIer) ; vous verrez la solItude relatIve des êtres humaIns va se rompre, vous allez vous faIre des tas d’amIs nou-veaux : tous ceux quI se souvIendront et tous ceux quI veulent savoIr « comment c’étaIt avant… »?
Claude Jasmin SaInte-Adèle
À toute ma famille, Autant celle dans laquelle j’ai grandiet qui m’a tout appris,que celle que j’ai bâtie avec Roger,mon bien-aimé irremplaçable depuis 50 ans.
À Brigitte et Richard. À Jean et Carole. À Claude et Caroline,de même qu’à leurs Ils Edgar et Arno,mes petits-Ils chéris du bout du monde…
À Vous qui êtes l’objet de mon amour inconditionnelet de ma plus grande Ierté,je dédie ce recueil de souvenirsen souhaitant que Vous ayez un jourle goût d’écrire les Vôtres.
RemercIements
MercI à LuIgI TrIiro, mon voIsIn et amI et aussI mon premIer lecteur, pour ses avIs IntellIgents et son support IndéfectIble.
MercI à ma nIèce Anne Darche pour son analyse éclaIrée et pour ses judIcIeux conseIls sur la présentatIon du bouquIn.
MercI à mon amIe vIrtuelle LouIse Turgeon, chronIqueure lIttéraIre dans le sIte web Planète Québec, pour les multIples InformatIons pertInentes fournIes tout au long de mon projet d’écrIture et pour ses encourage-ments soutenus.
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Avant-propos
e suIs arrIvée dans ce monde par une froIde soIrée d’automne. Ma J sœur CatherIne m’a tout raconté de cet événement resté à jamaIs gravé dans sa mémoIre parce qu’elle allaIt être, à 12 ans, marraIne pour la pre-mIère foIs de sa vIe. Comme j’étaIs la onzIème de la famIlle, Il n’y avaIt plus de tantes dIsponIbles pour la fonctIon, d’où le choIx de ma grande sœur quI fut pour moI une deuxIème mère. Et mon frère Jean devInt, à 9 ans, un parraIn tout aussI attentIonné. En faIt, toute la famIlle a prIs un soIn jaloux de moI. J’aI aInsI pu proiter, durant toute mon enfance, d’une IndéfectIble aectIon. La mère PoIsson avaIt dû s’amener plus tôt dans l’après-mIdI avec sa grosse valIse noIre dans laquelle ma sœur Marcelle croyaIt qu’elle appor-taIt les bébés. C’étaIt la sage-femme de servIce quI venaIt toujours assIster ma mère lors de ses accouchements. Elle s’InstallaIt dans la maIson et y prenaIt ses aIses pour le temps desrelevailles. Comme elle l’avaIt déjà faIt pour mes frères et sœurs nés avant moI, elle connaIssaIt la routIne. Mon oncle Alphée, frère de ma mère et médecIn de son état, avaIt dû être appelé sur les dernIers mIlles, car c’est luI quI procédaIt aux accou-chements dans la famIlle. Je me suIs poIntée aux envIrons de 7 h 30 du soIr pendant un quIz à la radIo, dIvertIssement famIlIal habItuel avant l’avènement de la télé-vIsIon. C’étaIt un 11 novembre, jour de l’ArmIstIce, ce quI allaIt me prédestIneràrechercherlapaIxtoutaulongdemavIe.
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LES BÉDARD LES FOLLES
J’aI sûrement dû causer quelques remous en arrIvant, car mon père, déjà très malade, devaIt décéder quelques semaInes plus tard. Je demeure perplexe quant à l’état d’esprIt de ma mère au moment de ma naIssance. Je l’ImagIne très InquIète et probablement dépassée par les événements. e Mettre au monde son 11 enfant en sachant qu’Il sera bIentôt orphelIn devaIt être pour le moIns afflIgeant. JaI quand même été très bIen acceptée et mes sœurs aînées m’ont raconté leur grande joIe de m’ac-cueIllIr. J’étaIs, dIsent-elles, un beau bébé jouu et les photos de cette époque que je conserve précIeusement tendent à me le laIsser croIre. J’aI eu une enfance très heureuse et c’est ce quI m’a sans doute amenée à vouloIr la raconter.
Ne cherchez pas de suIte chronologIque, nI logIque, dans mon récIt, car j’y lIvre en vrac des souvenIrs toujours vIvants dans ma mémoIre. J’aI voulu tout sImplement partager quelques tranches de vIe et anec-dotes parfoIs loufoques, souvent anodInes, maIs toujours réelles de cette époque révolue. Peut-être vous y reconnaîtrez-vous? Peut-être serez-vous étonné? QuoI qu’Il en soIt, bonne lecture !
Note : certaIns termes et expressIons quI pourraIent paraître Inappro-prIés, par exemple des régIonalIsmes ou des anglIcIsmes, ont été délI-bérément conservés pour rendre compte de la langue parlée à l’époque de ma jeunesse. ïls apparaIssent IcI en ItalIques. Un glossaIre en annexe en donne le sens.
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