Les Larmes de Satan - Tome 3

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Français
236 pages
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Aux portes de l’enfer (juillet 1942 - décembre 1944)


Traqué par la Gestapo, Antoine fuit Paris et se réfugie auprès du groupe de Gustave Jandart, Honneur du Loiret. Il en devient vite le lieutenant et s’installe dans la ferme abandonnée où transitent les candidats au passage de la ligne de démarcation. Cependant, les arrivées massives de Juifs, internés dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers, l’interpellent. Le jeune résistant mène alors une enquête qui le conduira aux portes de l’enfer...

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EAN13 9782374536026
Langue Français

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Présentation
Abandonné à la naissance, Antoine Boulan fuit l’orphelinat et tente de survivre en restant sur le droit chemin pour tenir une promesse. Rattrapé par l’époque, il sombre dans les cambriolages et se voit condamné au bagne par erreur. Quand la guerre éclate, il revient en France pour prendre les armes et traversera le conflit en courant désespérément après son pardon. Du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni aux plages de Dunkerque, à Paris puis dans le Loiret et enfin à Auschwitz Birkenau en Pologne, vous allez suivre pas-à-pas le destin d’un orphelin à qui la vie n’a fait aucun cadeau et qui deviendra, malgré lui, un héros de guerre. Tome 3 - Aux portes de l’enfer (juillet 1942 - décembre 1944) Traqué par la Gestapo, Antoine fuit Paris et se réfugie auprès du groupe de Gustave Jandart, Honneur du Loiret. Il en devient vite le lieutenant et s’installe dans la ferme abandonnée où transitent les candidats au passage de la ligne de démarcation. Cependant, les arrivées massives de Juifs, internés dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers, l’interpellent. Le jeune résistant mène alors une enquête qui le conduira aux portes de l’enfer…
Gilles Milo-Vacéria une vie bien remplie. Après des études de droit, il vit pendant quelques années de multiples aventures au sein de l’armée puis entame une série de voyages sur plusieurs continents afin de découvrir d’autres cultures. C’est un auteur protéiforme, explorant sans cesse de nouveaux territoires. Le polar ou le thriller, le roman d’aventures inscrit dans l’Histoire ancienne ou plus contemporaine, les récits teintés de fantastique, se sont imposés à lui en libérant complètement sa plume de toutes contraintes et révélant un imaginaire sans limites. Au-delà d’une trame souvent véridique, le suspense et les intrigues s’imposent dans ses romans, apportant une griffe particulière à ses publications. Un pied dans la réalité, l’autre dans un univers étrange où tout peut devenir possible, Gilles Milo-Vacéri surprend ses lecteurs avec des textes au réalisme angoissant. Il aime conserver un lien étroit et permanent avec son lectorat, lors de rencontres dédicaces ou grâce à sa présence sur les réseaux sociaux et son blog officiel qu’il anime très activement. Blog officiel-Facebook-Twitter
LES LARMES DE SATAN
Tome 3 AUX PORTES DE L'ENFER
Gilles MILO-VACÉRI
LES ÉDITIONS DU 38
Quand ils sont venus chercher… Ils sont d’abord venus chercher les communistes, et je n’ai rien dit Parce que je n’étais pas communiste Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit Parce que je n’étais pas syndicaliste Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit Parce que je n’étais pas Juif Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait plus personne pour entendre ma voix. Pasteur Martin Niemöller (1892-1984) Martin Niemöller est un pasteur allemand anticommuniste qui a d’abord soutenu l’accession au pouvoir du NSPAD. Quand Hitler s’attaque à la religion, il entre en résistance en formant un groupe de religieux anti-nazis. Il est arrêté en 1937, déporté d’abord au camp de Sachsenhausen, puis transféré à Dachau, où il sera libéré en 1945. Après la guerre, il devient un militant de la paix et de la repentance. * Témoignage de Denise Vernay Des horreurs de la déportation, il a été beaucoup parlé, écrit, et montré, tout en affirmant avec raison qu’elles sont indescriptibles. La douleur, le froid, la faim, la soif, le manque de sommeil, l’insurmontable misère que l’on surmonte, le corps, sauf séquelles graves, les oublie dans un espace inconscient. Restent les images à jamais. Celles des milliers de femmes alignées par dix, debout dans le froid ou la chaleur, plantées pendant des heures attendant la sirène de fin d’appel, images des corps de plus en plus décharnés de nos compagnes, des mortes inconnues, image d’un visage absent de regard, image des châlits superposés à étages avec les plus jeunes en haut, et les moins mobiles, plus âgées, en bas, partageant à deux ou trois selon les époques une paillasse de 70 cm de large. Restent les visages, les silhouettes de celles qui ne sont pas rentrées. Elles n’ont pas vieilli avec nous. Restent aussi les images du ciel immense par-delà nos interminables appels. Une solidarité relative, mais bien réelle, permit, la chance aidant, la survie de chacune. On soutenait sa mère, sa sœur, son amie proche, puis moins proche, on partageait le peu qu’on avait, même ses forces, mais avec toutes et dans ce cas c’était peu efficace. Reste pour moi, qui ne peux le pardonner, tous ces choix imposés et impossibles : mon esprit et deux bras seulement pour aider un grand nombre croissant de camarades épuisées : laquelle remplacer pour la corvée des lourds bidons de soi-disant « café » du matin, à qui donner un sucre, un cachet d’aspirine, don d’un
prisonnier de guerre croisé à l’occasion d’un travail extérieur au camp, et rapporté aux risques de 20 coups de bâton ou pire ? Je remets intégralement le tout à un collectif. Aurais-je fait de même si j’avais eu une ma mère ou une sœur auprès de moi ? Je ne souhaite à personne de se trouver face à de telles alternatives. 23 août 1946 Denise Vernay, née Jacob (1924-2013) Commandeur de la Légion d’honneur. Croix de guerre 1939-1945 avec palmes. Médaille de la Résistance avec rosette. Grand croix de l’ordre national du Mérite. Denise Jacob, épouse Vernay, était la sœur de Simone Veil. Elle entre dans la clandestinité à 19 ans comme agent de liaison et verra toute sa famille être déportée à Auschwitz Birkenau. Cette grande résistante française a été arrêtée, torturée par la Gestapo, déportée à Ravensbrück puis à Mauthausen, où elle a failli périr exterminée avant d’être sauvée in extremis par la Croix Rouge.
Chapitre I
20 juillet 1942 Loiret - Sainte-Madeleine - Ferme des Jandart Depuis son arrivée dans la région, Antoine Boulan avait rejoint le groupe de Gustave Jandart qui s’appelait maintenant Honneur du Loiret, dûment enregistré auprès des Forces Françaises Libres comme un réseau actif de résistance. Il n’avait pas été trop dépaysé et fort bien accueilli, d’autant plus qu’il connaissait quelques membres du réseau et qu’il avait retrouvé avec grand plaisir le jeune Thomas. Le combat n’avait pas vraiment repris pour lui, car toutes les forces allemandes l’avaient désigné comme ennemi public numéro un et le traquaient partout en Zone Occupée. Ils avaient même doublé la récompense sur sa tête afin qu’il ne puisse échapper à un sort scellé depuis longtemps déjà. Le tribunal militaire de la Wehrmacht l’avait condamné à plusieurs reprises et il ne se faisait pas d’illusions. S’ils l’attrapaient, il se retrouverait directement au siège de la Gestapo pour y subir un interrogatoire qui ne lui laisserait aucune chance. Le premier point qu’Antoine avait évoqué avec son nouveau chef était celui de son fils, Robert Jandart, l’un des complices du meurtre d’Arlette. Gustave avait fait preuve de franchise en reconnaissant qu’il n’avait pas eu le courage de régler le problème. Le résistant parisien ne l’avait guère blâmé, ni fait le moindre reproche. Il savait maintenant la douleur et l’odieuse souffrance que pouvait représenter la perte d’un enfant. Les choses en restèrent là et c’était un sujet qu’ils évoquaient rarement ensemble. Contraint de rester à l’abri dans la cachette servant habituellement aux fugitifs passant en Zone Libre, Antoine avait mis à profit ses longues journées en s’y installant définitivement et en apportant de sérieux aménagements. Grâce à quelques bonnes volontés, il avait installé son bureau sous la vieille ferme, en prolongeant et en agrandissant le souterrain déjà creusé par Gustave et ses hommes. Il bénéficiait maintenant d’une pièce équipée pour la radio, d’une couchette et d’une annexe servant de stockage pour les armes et munitions. Sa plus belle victoire avait été l’apport de l’électricité grâce au courage d’un maquisard, électricien de métier, qui avait posé une dérivation discrète sur une ligne électrique aérienne. Son chef l’avait traité de fou et affirmé que cela ne marcherait jamais. Antoine avait souri en vieil habitué de ce genre de commentaire qui accueillait généralement toutes ses idées. Deux semaines plus tard, le bureau comme tout le souterrain bénéficiait de la lumière et l’alimentation de la radio n’était plus un souci. Concernant celle-ci, il avait dû régler un autre problème de taille sur lequel il avait buté un bon moment. La réception et l’émission radiophoniques étaient nulles sous terre et ne souhaitant pas attirer l’attention des Allemands sur les ruines de la ferme, il avait longuement réfléchi sur l’installation d’une antenne. Généralement, les résistants bénéficiaient d’un système mobile qu’ils devaient installer puis démonter, une fois les messages reçus ou émis. Antoine était têtu et souhaitait adopter un montage fixe avec une antenne suffisamment longue. À force d’en parler et d’imaginer des solutions parfois farfelues avec son camarade électricien, ils avaient fini par trouver une solution qui alliait
audace et innovation technologique. Profitant du tunnel déjà creusé, Boulan avait tiré une ligne jusqu’à la forêt où il avait pu ériger un mât de quinze mètres de haut, habilement dissimulé le long d’un tronc. Son ami avait ajouté un amplificateur de signal pour absorber la déperdition due à la distance. Le résultat avait dépassé leurs espérances et son poste émettait vers Londres ou recevait les messages, en passant outre les systèmes de brouillage ennemis, insuffisants à couvrir la force de son signal. Malheureusement, la contrepartie existait et en raison de sa puissance, Antoine ne pouvait jamais émettre plus de soixante secondes d’affilée sous peine d’être repéré par les camions de goniométrie. Ces véhicules permettaient à la Wehrmacht et surtout à la Gestapo de repérer les postes clandestins par simple triangulation. Leur fonctionnement efficace avait déjà permis l’arrestation de plusieurs opérateurs radio parachutés en France, de résistants et la saisie de radios que seule l’Angleterre pouvait fournir à la Résistance. Bien entendu, il s’était aussi mêlé de l’organisation du réseau, aidant Gustave Jandart à modifier certains détails importants, comme les filières de passage, l’armement, les zones de parachutage, en apportant les bénéfices de son expérience et son intelligence du combat. Il devint ainsi l’un des membres indispensables du groupe. Sous le commandement de Gustave et grâce aux conseils d’Antoine, Honneur du Loiret avait multiplié par deux ses opérations clandestines et la plupart avaient été couronnées de succès. * Antoine se tenait assis devant son installation radio. Gustave était près de lui et derrière eux, restés debout, Thomas attendait patiemment, les bras croisés, tandis que Juliette, une résistante du réseau, se passait la main dans sa crinière rousse en trépignant. — Ils sont en retard, non ? demanda-t-elle. — Dans une ou deux minutes, répondit laconiquement le paysan. Boulan ajusta les potentiomètres et brancha la réception sur haut-parleur. L’indicatif bien connu ne tarda pas à se faire entendre, annonçant l’émission que les résistants attendaient tous les soirs. — C’est quoi exactement ces quatre notes ? Antoine se tourna vers lui, avec un air bienveillant. Le garçon était courageux et témoignait en plus d’une saine curiosité qui ne faisait qu’ajouter à sa valeur de combattant. — Ce da-da-da-dam est en réalité le code Morse de la lettre V. Trois brèves, une longue. — Pourquoi le V ? s’étonna le jeune homme. — V comme Victoire, eh couillon ! répliqua Gustave en riant. — Silence, maintenant ! demanda Antoine qui monta le volume. — Ici Londres… Les Français parlent aux Français… Veuillez écouter tout d’abord quelques messages personnels… Le son était parfait et Thomas ne cacha pas sa joie. — Ah bon sang ! Au moins, ici, on entend bien ! s’exclama-t-il.
Leur chef le fusilla du regard, l’index devant la bouche pour le faire taire. Tous les quatre restaient penchés vers le haut-parleur, même si ça ne servait à rien. La radio poursuivait son débit fort et clair, couvrant sans problème le brouillage ennemi, à peine audible. — Le loup a manqué la bergerie et mangera dehors… Jacqueline aime les violettes… nous disons, Jacqueline aime les violettes, deux fois… Charles n’a pas attendu devant l’église… Les nénuphars poussent de travers… La voiture noire est sortie du garage… Monte-Cristo ne reviendra pas au château d’If… Je répète… Monte-Cristo ne reviendra pas au château d’If… Antoine blanchit d’un coup et se retint de jurer grossièrement. C’était la quatrième fois qu’il demandait l’autorisation de rejoindre le Groupe Opéra et la direction tactique de Londres le lui refusait. Son nom de code était Monte-Cristo et si ça l’avait fait sourire au début, maintenant, il enrageait, se sentant injustement cloîtré dans une prison, comme le héros d’Alexandre Dumas. Les messages s’enchaînaient. — … Le fleuriste déposera demain quatre violettes dans le jardin de Gladys… Je répète… Le fleuriste déposera demain quatre violettes dans le jardin de Gladys… Ce fut au tour de Jandart de tressaillir. — Ah mince ! C’est pour nous. Antoine avait traduit facilement le message. En clair, son ancien groupe allait convoyer quatre Juifs en fuite et les remettre aux bons soins de Gustave pour les faire passer en Zone Libre. On devinait aisément qu’il s’agissait des conséquences 1 terribles de la rafle honteuse du Vel d’Hiv , quelques jours auparavant. Quand les messages prirent fin, il débrancha soigneusement son matériel et coupa l’alimentation. Ce soir, il n’avait pas d’informations à passer au quartier général anglais. — On remonte prendre un verre ? proposa-t-il. Les trois autres acquiescèrent et ils empruntèrent l’échelle. Ils s’installèrent autour de la table et Boulan fit le service puis s’assit à son tour. Gustave remarqua sa mine sombre. — Hmm… J’ai entendu tout à l’heure. Londres ne te laisse pas rentrer. C’est ça qui te ronge ? Il acquiesça puis lui sourit. — C’est ma quatrième demande en presque une année. — Je vois. Tu n’es pas trop déçu de rester ici ? — Ne le prends surtout pas mal, mon ami, mais mes premiers frères d’armes sont à Paris et ils me manquent. Ici, je me sens inutile, je ne vous sers à rien sinon qu’à me planquer comme un rat dans son trou ! Je n’en peux plus. Je ne suis pas fait pour me cacher à l’arrière et envoyer les camarades au casse-pipe. Jandart s’emporta : — Bon sang ! Arrête de dire des conneries. Tu ne réalises donc pas tout ce que tu as fait depuis ton arrivée parmi nous ? Juliette posa la main sur l’épaule d’Antoine. — Notre chef a raison. Depuis que tu es là, tu as réorganisé tous les mouvements du coin, tu coordonnes toutes les actions, tu es devenu notre officier de liaison avec Londres et Paris. Maintenant que les communistes sont entrés officiellement en
résistance, tu les as aidés à s’implanter et tu as ouvert tous les canaux de communication entre nous. Tu es à l’origine d’une centaine d’opérations de renseignements, de sabotages et d’exfiltrations, ayant pratiquement toutes abouti à un succès. Elle reprit son souffle — Tu as modernisé notre planque et tu as même réussi à améliorer la filière de passage avec le groupe du Cher et le transit en Zone Libre. J’en passe et des meilleures… bon sang ! Et tu es inutile ? Alors qu’est-ce qu’on devrait dire, nous autres ? Antoine regarda la jeune femme, une jolie rousse aux yeux verts avec qui il couchait de temps en temps. Il savait qu’elle éprouvait de tendres sentiments et il l’avait prévenue qu’il ne fallait rien espérer de plus. Cependant, elle essayait encore de lui faire comprendre ses attentes, sans toutefois trop insister. Pour lui, cela s’arrêtait définitivement aux rapports charnels et leur entente tacite provoquait parfois quelques troubles sans gravité. Il lui sourit et se leva. — Ça fait presque un an que je suis là et je n’ai pas vu l’ombre d’un Boche. Je ne sais même plus me servir de mon flingue qui doit rouiller dans un coin aussi sûrement que moi et je te le confirme, je ne suis pas fait pour rester planqué. Thomas le dévorait du regard. À ses yeux, Antoine était le modèle à suivre, une véritable légende vivante et il était heureux d’apprendre tout de lui en servant à ses côtés. Le jeune adulte ne faisait plus son âge depuis longtemps et seul le courage d’autrui lui inspirait du respect. Le voyant en colère à cause de son inactivité forcée, il pinça les lèvres et trouva ses propos en adéquation parfaite avec l’image du héros qu’il s’en faisait. Cela dit, craignant les réactions de leur chef, il préféra se taire et ne pas lui donner raison trop ouvertement. Pourtant, mener une action de combat avec le commandant Antoine Boulan représentait son objectif ultime et son plus grand rêve de jeune résistant. Gustave soupira. — Juliette a raison. D’ailleurs, selon nos renseignements, tu ne risques plus rien et tu vas pouvoir ressortir en opération. Au moins, dans notre région, car la Gestapo à Orléans a retiré les affiches te concernant depuis longtemps. Ils ont d’autres chats à fouetter. Maintenant, si Londres refuse ton retour à la tête du Groupe Opéra, peut-être qu’ils estiment que tu fais aussi du bon travail ici, avec nous. Tu sais bien que j’ai déjà appuyé toutes tes requêtes, alors garde espoir ! Il fit une pause et but quelques gorgées avant de reprendre : — D’ailleurs, je te confierai le prochain voyage et tu escorteras les quatre candidats au passage qui arrivent demain. Après tout, tu as tout réorganisé de ce côté-là aussi, tu pourras constater de tes yeux que tout fonctionne parfaitement. Ça te va ? Enfin, une mission qui lui permettrait de voir autre chose et de se rendre utile ! — Oh, merci, Gustave ! Bien sûr que ça me va. Tu penses ! Antoine en profita pour avancer ses pions qu’il préparait depuis longtemps. — J’aimerais vérifier l’activité suspecte du côté des camps d’internement de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Selon les dernières infos, les soldats français prisonniers ne seraient remplacés que par des Juifs. Juliette mit son grain de sel :