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Les nouvelles aventures de San-Antonio. Arrête ton char, Béru!

De
308 pages
Voilà comme ça commence : « Écoutez-moi bien, San-Antonio, vous devez intercepter ce Canadien diabolique. On lui attribue l’enlèvement d’au moins cinq jeunes femmes. On n’a, pour l’instant, retrouvé que trois corps. Cet ignoble individu organise un jeu de piste macabre sur lequel il se plaît à conduire et fourvoyer les enquêteurs à la recherche des cadavres. On ignore tout de son identité et on sait peu de chose sur son mode opératoire. Toutefois, il ne s’en prend qu’à des filles blondes, jolies et d’une vingtaine d’années. Il ne laisse jamais aucune trace derrière lui, ni empreinte digitale, ni marque génétique. Détail important, il rase le pubis de ses victimes et adresse les poils collectés à leur famille sous enveloppe timbrée. - Vous m’avez alléché, monsieur le Président. Mais pourquoi me parlez-vous de ce fait divers d’outre-Atlantique ? - C’est très simple, commissaire. Je veux que vous partiez pour Montréal avec votre homme le plus sûr, Bérurier, par exemple, et que vous mettiez la main sur ce serial killer avant les autorités québécoises. - Et en admettant que je retrouve ce monstre, que devrais-je en faire ? - Me le ramener sain et sauf et dans le plus grand secret. Bonne chasse, commissaire. Votre avion pour le Canada décolle dans deux heures. » T’aurais fait quoi, toi, si Sarko t’avait chargé d’une telle mission ? Ta valise pour le grand Nord ? C ’est ce qu’on a fait, Béru et moi. On en grelotte encore… de froid et d’effroi.
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Voilà comme ça commence : « Écoutez-moi bien, San-Antonio, vous devez intercepter ce Canadien diabolique. On lui attribue l’enlèvement d’au moins cinq jeunes femmes. On n’a, pour l’instant, retrouvé que trois corps. Cet ignoble individu organise un jeu de piste macabre sur lequel il se plaît à conduire et fourvoyer les enquêteurs à la recherche des cadavres. On ignore tout de son identité et on sait peu de chose sur son mode opératoire. Toutefois, il ne s’en prend qu’à des filles blondes, jolies et d’une vingtaine d’années. Il ne laisse jamais aucune trace derrière lui, ni empreinte digitale, ni marque génétique. Détail important, il rase le pubis de ses victimes et adresse les poils collectés à leur famille sous enveloppe timbrée. - Vous m’avez alléché, monsieur le Président. Mais pourquoi me parlez-vous de ce fait divers d’outre-Atlantique ? - C’est très simple, commissaire. Je veux que vous partiez pour Montréal avec votre homme le plus sûr, Bérurier, par exemple, et que vous mettiez la main sur ce serial killer avant les autorités québécoises. - Et en admettant que je retrouve ce monstre, que devrais-je en faire ? - Me le ramener sain et sauf et dans le plus grand secret. Bonne chasse, commissaire. Votre avion pour le Canada décolle dans deux heures. » T’aurais fait quoi, toi, si Sarko t’avait chargé d’une telle mission ? Ta valise pour le grand Nord ? C ’est ce qu’on a fait, Béru et moi. On en grelotte encore… de froid et d’effroi.