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Ma vie sentimentale par Robespierre

De
54 pages

Parler de Robespierre déclenche à chaque fois un sentiment de dégoût, d’effroi, voire de haine (non sans arrière-pensée politique, comme si l’histoire offrait toujours une concordance des temps) pour un tyran sanguinaire, un présumé fou alors que Jeanne d’Arc ou Bayard sont des images chéries des Français parce que l’on a décrit, dans la « juste » république, celle des valeurs d’égalité, de fraternité et autres assertions. En somme, les lecteurs qui se croient avertis sont convaincus de la justesse des livres d’histoire, or il y a un « mais »...


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Couverture
Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-06937-8
© Edilivre, 2017
Avis aux lecteurs
Parler de Robespierre déclenche à chaque fois un sentiment de dégoût, d’effroi voire de haine (non sans arrière-pensée politique comme si l’histoire offrait toujours une concordance des temps) pour un tyran sanguinaire, un présumé fou alors que Jeanne d’Arc ou Bayard sont des images chéries des Français parce que l’on a décrit dans la « juste » république celle des valeurs d’égalité de fraternité et autres assertions : en somme les lecteurs qui se croient avertis sont convaincus de la justesse des livres d’histoire, or il y a un mais… Robespierre a épousé la révolution française, sa mort a sonne le glas de sa fin, même si par commodité et non sans raison il est habituel de considérer que le coup d’état du 18 Brumaire en signifie son achèvement. Avocat estimé des milieux aisés d’Arras, il se veut respectable sévère, mais raide voire atrabilaire sans oublier une spontanéité, point de désordres dans l’apparence (c’est-à-dire sa mise), ne dévoilant pas ses sentiments, quoique révulsé par les débauches de Mirabeau et de Danton ; c’est un névrosé, un obsessionnel, d’apparence lisse affichant un néant pour les passions sentimentales. Je l’ai souhaité, créé autrement, je l’ai cherché dans ses écrits dans ses choix, je l’ai traqué dans ses passions les plus intimes, dans ses désirs peu avouables (on parlerait de nos jours de ses fantasmes), et je crois pouvoir révéler que Robespierre était peut être un homosexuel honteux et je me suis amusé tout en restituant et l’histoire du temps et la véracité de ses contemporains à éclairer quelques-uns de ses sinistres méfaits par une passion inassouvie préférant détruire le désir et l’objet du désir : le lecteur pourra chercher une comparaison moderne le capitaine John Claggart s’acharnant sur le trop beau Billy Budd. Robespierre nous livre au seuil de sa mort ses pensées, elles éclairent je crois sa vie.
Unpeu d’explications
ème Bien avant la révolution Française il y a la France : celle du Grand Siècle, du XVII , qui prépara (presque naturellement) le suivant comme un prolongement puis son contraire pour aboutir à la révolution : la France convulsive et fascinante. Péguy avait remarqué que les siècles ne durent pas vraiment cent ans le XVIII va de 1715 c’est-à-dire de la mort de Louis XIV à 1789.A sa l’ordre, la raison, les armes, l’ennui cèdent le pas au renouveau : on aspire au retour à l’homme. Les salons littéraires du temps de Louis XV accueillent les nouveaux penseurs ce sont les femmes qui se mettent à raisonner avec les hommes qu’elles charment ; qui ne connaît Madame du Deffand, Mlle de Lespinasse, et leurs habitués comme d’Alembert, Marmontel ou Condorcet ? Mme Geoffrin se pique de philosophie avec ceux-là même qui tordent le cou à la raison en la détournant du dogme de la foi ; la science s’immisce : voici venu le temps du naturalisme de Buffon, des critiques sociales de Montesquieu, de l’encyclopédie de Diderot et de ses suiveurs, et même des abbés frondeurs (Raynal, Mably), et Voltaire fera le reste. L’esprit devient audacieux, la tolérance pointe son nez ; le plaisir pour lui-même et non plus comme au siècle précédent pour en jouir seulement intellectuellement ; voilà le nouveau credo, celui de la science qui déroute le croyant, la tolérance honnie ou oubliée de jadis jette le trouble, l’esprit critique distille enfin le doute… Le doute c’est ce qui meut les réflexions La fin du siècle qui nous occupera dans ces lignes se met en marche les libelles sapent l’ordre l’autorité se fissure, la religion tremble sur ses bases ; car renverser les autorités, ébranler les certitudes conduisent à l’inévitable souhaité : la révolution, le bouleversement Les esprits sont prêts, la bourgeoisie (le peuple suivra) se met en ordre de marche.
La révolution française ce n’est ni, seulement le libre cours à la brutalité des masses ignorantes, ni la vulgarité incontrôlée des sans-culottes, ni des indigents avinés et vociferants. Ce n’est pas seulement un homme parfaitement soigné, dont la culotte immaculée est recouverte d’une redingote brillante, et qui exhibe une coiffure bien mise en plis, soupoudrée de farine, qui au reste n’a inspiré qu’haine et passion. Peut-on rapprocher les révolutionnaires débraillés, d’un aristocrate un peu féminin ? D’un 27 juillet l’autre (1793 et 1794) a donc permis de faire croire qu’il a résumé à lui seul en 365 jours la pire des révolutions : son influence durable durant des décennies semble être la preuve que sa personnalité, ses idées ont pu influencer et façonner et modifier la France. C’est cette personnalité qui m’intéresse, comment a-t-il pu exercer une si forte influence et puis ses secrets sont-ils étrangers à son action ? C’est cela qui m’a animé car réécrire sur Robespierre, je n’en ai ni les compétences ni l’esprit fécond et novateur pour de nouvelles découvertes purement historiques ; il y avait une faille chez ce personnage hors du commun froid, élégant, frugal, instruit, obsessionnel, soigné, méticuleux, chaste et énigmatique, mais encore incorruptible, moralisateur, puritain, déiste, idéologue et messianique. Il était un bien mauvais orateur à la voix fluette qui ne supportait...