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Milena mon Amour

De
74 pages
Regardez-moi ! Je suis une chrysalide et bientôt, la chaleur bienfaisante d’un plus haut soleil vous révèlera mon nouvel être. Et si tel papillon brûlé de lumière, je ne devais déployer mes jeunes ailes que pour précipiter ma chute, pardonnez à mon amour, pardonnez à mon cœur, car toujours un amour veut s’élever et jamais un cœur cesser de battre.A présent c’est moi qui vous regarde. Ne souffrez pas de me voir ainsi disparaître, je ne meurs que pour renaître, je suis là, vivant et parmi vous. Mon visage peut encore vous paraître torturé, sans doute aussi gardera-t-il longtemps les stigmates de l’épreuve mais voici annoncée ma renaissance : ce visage, ce sourire, cette voix, pouvez-vous le croire avec moi ? L’Amour me porte en sa lumière !
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MILENA MON AMOUR


Christophe Parraud
Milena mon Amour


















Le Manuscrit
www.manuscrit.com














Editions Le Manuscrit
20, rue des Petits-Champs – 75002 Paris
Téléphone : 01 48 07 50 00
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contact@manuscrit.com
ISBN : 2-7481-4093-1 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-4092-3 (livre imprimé)








Mais si tu ne veux pas pleurer,
pleurer jusqu’à l’épuisement
ta mélancolie de pourpre,
il faudra que tu chantes,
ô mon âme !

Zarathoustra, III























CHRISTOPHE PARRAUD













Déjà mon sang n’est plus du sang. Je le
devine vouloir crever ma peau. S’évader, se
libérer de sa prison de chair. Mon sang ne se
déplace plus guère dans mon corps que par
plaques successives : du plomb ou du mercure,
par plaques dures et brunâtres qui roulent
s’entrechoquant dans mes veines usées. Ma
gorge, mon ventre, mes doigts, mes jambes, mes
pieds sont gonflés comme des petits ballons de
chair morte. Je pense avoir la même odeur que
ces animaux écrasés sur les routes. Une flaque de
poils collés de sang noir et d’os broyés au soleil
d’un midi d’été. Je pense cette odeur plus que je
ne la sens moi-même. Peut-être aussi se
rapproche-t-elle davantage d’une odeur d’abattoir.
Je pense à une odeur de cadavre de vache.
Il y a longtemps, avec un ami de cette
époque, je me souviens avoir creusé le sol dans
les champs de sa ferme pour déterrer des crânes
de vaches. Il faisait une chaleur abominable et on
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