Neige de cendres
240 pages
Français
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Description

Arnaud Chambraz décide de quitter Paris pour revenir en Savoie, sa terre natale. Mais qui est-il vraiment et que cherche-t-il à fuir ? C'est la question que se pose Edwige, son amour de jeunesse, retrouvée par hasard. Quand son passé le rattrape, Chambraz doit se remettre en action. De la Suisse à l'Afrique, à Chamonix ou dans les vallées reculées des Bauges, il doit réveiller le loup en lui s'il veut survivre. Patrick Liaudet est écrivain et musicien. Neige de cendres est son dixième roman.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 57
EAN13 9782842067069
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0796€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

NEIGE DE CENDRES
Roman
Neige de cendres
Un oup dans a montagne
Patrîck îaudet
© La Fontaine de Siloé MND Difusion 38 avenue Jean Jaurès 73000 Chambéry Tél. 04 79 68 22 15 www.ontainesiloe.com contact@ontainesiloe.com
Maquette couverture :La Fontaine de Siloé Maquette intérieure et mise en page :La Fontaine de Siloé
Dépôt légal :septembre 2020
La loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et, d’autre part, que les analyses et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou repro-duction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’au-teur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. » (article 40, alinéa 1). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les arti-cles 425 et suivants du Code pénal. Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays.
© a Fontaîne de Sîoé, 2020 ïSBN : 978-2-84206-706-9
Sî paroîs, a rontîère est ténue entre a réaîté et a Ictîon, toute ressembance avec des personnages exîstant ou ayant exîsté ne seraît que pure concîdence. ï en est de même pour es prénoms et patronymes utîîsés dans e roman.
Du même auteur :
Un Inime espace d’éternIté(roman), Extra Bleu Ciel Le dernIer crI du loup(roman), hot Le côté ensoleIllé de la rue(roman), Sierre Prix du printemps du livre Savoie 2009 DIscrètes solItudes(nouvelles), Sierre L’ombre sur le lac(roman), Sierre, La Fontaine de Siloé SurVIVre à la nuIt(roman), Sierre Les voleurs d’étoIles(poèmes), Sierre Le ils de personne(roman), Sierre Le sorcIer aux maIns d’or(roman), Sierre Djebel blues(roman), Sierre Entre monts et lacs(textes pour les pHotos de CHristian Molitor)
www.patrickliaudetecrivain.com
Chacun met son paradIs dans ’ener des autres. Aberto Moravîa
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C’étaît un matîn ordînaîre. Comme à ’accoutumée, î avaît préparé e caé, mîs e sacet de té dans sa tasse à ee, arrêté a bouîoîre éectrîque (ee ne supportaît pas ’eau trop caude) et vérîIé que rîen ne manquaît sur a tabe ; bîscottes, céréaes, mîe, beurre, servîettes. ï guettaît aussî ’eure du coîn de ’œî. Dans a sae de baîns, es bruîts devenus rares annonçaîent a sortîe îmmî-nente de Barbara. C’étaît un matîn ordînaîre. a radîo régurgîtaît son Lot de nouvees épémères sur un ton de ausse gravîté : à Hong Kong et au Vîetnam, un vîrus înconnu oudroyaît des per-sonnes vunérabes tandîs que des mîîers de bombes peuvaîent sur ’ïrak, assîgnant a mort aux înnocents et aux saauds, sans dîs-cernement. Aîeurs, es înondatîons ravageaîent e Bangades quî se seraît bîen passé de ce nouveau Léau. En France, es usagers de a SCNF et de a RATP devaîent s’accommoder de sempîternees grèves maîs eureusement, dîsaît e journaîste, e PSG avaît rem-porté son matc contre Monaco. C’étaît donc un matîn ordînaîre quî ressembaît à tous es autres.
Au-deors, es rues de Parîs retrouvaîent peu à peu eur tur-buence sous es pâes rayons d’un soeî d’îver. es gens dîsaîent que ce beau temps quî persîstaît n’étaît pas norma pour un
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moîs de janvîer, qu’on aaît e payer au prîntemps. Maîs payer quoî ? Ne pouvaît-on pas proIter de ’înstant présent sans arrîère-pensée ? Devaît-on rembourser e boneur, ût-î înIme ? Tîens, en parant de boneur, où étaît passé e eur ? se dîsaît Arnaud. Peut-être n’avaît-î jamaîs exîsté…
Barbara avaît enIn quîtté a sae de baîns. Ee buvaît maînte-nant son té, e regard perdu dans un bout de cîe grîsâtre înscrît en aut de a enêtre. Ses beaux yeux beu-vert quî, au début de eur reatîon, avaîent su pétîer pour traduîre ’amour étaîent désor-maîs vîdes de toute expressîon. Dans e sîence gacîa de ce matîn ordînaîre, Arnaud Cambraz n’éprouvaît pas e besoîn d’ajouter des mots à ces moments pénîbes. a veîe et es jours précé-dents, Barbara et uî avaîent épuîsé e vocabuaîre de a rupture et e constat étaît sans appe. Non, î n’îraît pus dans ces soîrées parîsîennes où ’on mouraît d’ennuî à aîre sembant et à montrer un entousîasme de açade. ï déaîsseraît ce monde artîIcîe et utîe où ee paraîssaît se compaîre, quîtte à oubîer es pérîodes eureuses de eur îstoîre. Capabe de reouer ses sentîments der-rîère de ourdes portes, î s’étaît déjà mîs en mode îndîférence et î s’attaceraît à efacer es îmages de cette emme bee comme une déesse, eurs nuîts d’amour, eurs voyages, eurs étreîntes, aînsî que e méange des coueurs quî jaonne a uîte des jours. À présent, î regardaît Barbara comme s’î étaît passé derrîère un mîroîr sans taîn ; c’étaît presque une étrangère. Ee, toujours ermée et împas-sîbe, sembaît à tout prîx vouoîr s’écapper de ce îeu. N’împorte comment, ee étaît déjà partîe depuîs ongtemps à a poursuîte de cîmères, d’une vîe quî ne seraît jamaîs a sîenne, obsédée par es afres du temps quî commençaîent (sî peu) à atérer ’écat de sa beauté. En ’observant, Arnaud, quî n’étaît pas un îttéraîre, oîn de à, se souvînt d’un poème de Caude Roy, u sur une revue qu’î avaît euîetée dans une sae d’attente. Ces vers résonnaîent en-core en uî, tant îs prenaîent aujourd’uî tout eur sens.
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