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Paroles d'initiés

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Description

Jeune diplômé sans emploi et orphelin, Ngoma doit affronter de nombreux écueils pour survivre, dans une ville à peine remise d'une effroyable guerre civile. S'imposent à sa conscience des questionnements sur l'humanité, dont il part chercher des réponses : d'abord au village reculé de Makaka, auprès de son grand-père et du vieux sage, puis dans l'ancien Empire des pharaons, avant de faire la rencontre de Pandzou, un puits de science qui lui révèle petit à petit le cheminement authentique du monde visible et invisible.

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Date de parution 05 octobre 2014
Nombre de lectures 24
EAN13 9782336359618
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Fourier Ngama-Ikounga
Paroles d’initiés Roman
Préface du Pr Charles Zacharie Bowao
Paroles d’initiés Roman
Fourier Ngama-Ikounga
Paroles d’initiés
Roman Préface du Pr Charles Zacharie Bowao
-Congo
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : ͻ͹ͺ-ʹ-͵Ͷ͵-0͵͵Ͷͷ-͹ EAN : ͻ͹ͺʹ͵Ͷ͵0͵͵Ͷͷ͹
Préface Ngoma est le principal personnage au cœur de ce récit historique, où s’entremêlent, au gré des évènements et autres circonstances, la vie et la mort, la guerre et la paix, la tristesse et la joie, l’étonnement et la déception, la fiction et la réalité, le dénuement matériel et la richesse insolente, la sècheresse morale et l’espérance spirituelle. Jeune diplômé à la recherche d’un hypothétique emploi, désemparé par la situation apocalyptique de la guerre civile, Ngoma quitte la ville pour se ressourcer à Makaka, ce village qu’il n’avait jamais connu que par ce que ses parents lui en avaient raconté. Auprès de Nkéoua, le vieux sage, il apprend la préhistoire magnifiquement controversée de ses ancêtres, puis l’histoire héroïque de son peuple contre l’envahisseur étranger et, enfin, ce qu’il reste de son pays après la décolonisation. Ngoma a le privilège (?) d’être le dernier auditeur de l’unique « Bibliothèque vivante » qui vient malheureusement de brûler, juste après son retour d’Egypte, où il a séjourné pendant quelques jours, avec le ferme espoir de percer le secret de la grandeur de la très haute civilisation des Pharaons. C’est d’ailleurs en quittant l’Egypte qu’il fait la connaissance de son compatriote Pandzou. Cela se passe dans l’aéroport au moment de l’enregistrement des bagages. Pandzou a un surplus de bagages et n’a visiblement pas d’argent pour y faire face. Ngoma est sans bagages ; il offre donc généreusement ses kilos à l’infortuné voyageur.
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La confiance s’installe entre les deux hommes, ce qui leur permet de mieux faire connaissance. Pandzou se dévoile, pour ainsi dire, en se présentant à Ngoma comme uninitié,Réveil dec’est-à-dire un éminent membre du « la conscience noire ». Une rencontre heureuse, qui permet à Ngoma de prendre la mesure de la culture encyclopédique de son compagnon des airs. Pandzou est au courant des développements complexes de la science, de la technique et de la technologie, maîtrisant ainsi parfaitement l’histoire de l’homme, de la société et de la nature. Pandzou semble avoir réussi à mettre la conscience du jeune Noir devant le chemin, authentiquement africain, de la vérité, la vérité des vérités ! Ngoma est pourtant encore perplexe, c’est un fait. Il semble en même temps disposé à intégrer cet ordre mystérieux dont il vient de découvrir l’existence dans son pays. Prendra-t-il souverainement la décision de franchir le seuil de l’inconnu ? Avant le voyage d’Egypte, Ngoma a été fasciné par les parolesla sagesse ancestrale. Le vieux sage, un de véritable initié reconnu comme tel, l’avait fièrement encouragé à faire ce voyage. Il est maintenant subjugué par la sagesse moderne dont il découvre lesparolespar l’entremise du représentant d’un ordre dont il ne fait pas encore partie. Saura-t-il recréer, à sa manière, cesparolesen une synthèse harmonieuse qui pourrait étancher sa soif de connaissance, sa curiosité étant reconnue des deux GrandsInitiés.synthèse sera-t-elle la lumière qui Cette délivrera l’Afrique noire de son incertitude historique ? Nul ne le sait encore.
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Ngoma est en quête de quelque chose, on le sent. Il est en quête de sens. Il veut comprendre le sens de l’existence, entre le visible et l’invisible. Nkéoua n’a certainement pas eu le temps de lui livrer le secret de la lumière. Pandzou ne l’a pas encore conduit à la lumière du secret. S’agit-il du même secret ? Est-il question de la même lumière ? Affaire donc à poursuivre avec Fourier Ngama-Ikounga, dont on peut saluer, à travers ce « récit », l’audace de la plume. Nous servira-t-il la plume de l’audace... ? Attendons alors que le jeune écrivain nous serve le parcours de l’initiéque sera devenu, entre-temps, le héros de son aventure littéraire.  Professeur Charles Zacharie Bowao, Philosophe, professeur des Universités
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Avant-propos Titulaire d’une maîtrise en histoire, Ngoma est encore, à 26 ans, en quête d’un premier emploi. Sa mère succomba, deux jours seulement, après sa naissance ; son père, lui, mourut au moment où il venait d’être admis au lycée, en classe de seconde. N’ayant plus aucun soutien familial, il a été généreusement pris en charge par les parents de Matondo, son ami d’enfance et camarade de classe dès l’école primaire. Il a vécu, depuis ce temps-là, sous le toit de cette famille voisine qui l’a pratiquement adopté, au regard de l’ancienneté de leurs relations. Ngoma et Matondo ont, à peine, obtenu leurs derniers diplômes universitaires que survient la « guerre du 5 juin », un terrible conflit armé sur fond de crise socio-politique. Brazzaville, la capitale du pays, s’est transformée, pendant cinq mois, en un champ de bataille entre des milices armées adverses. Le plus grand nombre de victimes de cette folie des hommes politiques se compte parmi la population civile, à l’exemple de Matondo et son père, fauchés par des balles perdues au détour d’une ruelle. Dans « le sauve qui peut ! » général, Ngoma, la sœur et la mère de Matondo, et les autres membres de la famille ont dû abandonner précipitamment leur maison pour un refuge plus sûr, loin du fracas des armes. A la fin des hostilités, lorsqu’ils ont regagné leur domicile, l’horreur se contemplait dans chacune des chambres de leur habitation. La férocité de la guerre avait tout ravagé. Ils n’ont trouvé que des murs troués par des roquettes, surmontés d’un toit transpercé à plusieurs endroits par des balles de
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