Péripéties lotoises

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253 pages
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Description

Il y eut « Le roman de la révolution numérique » avec « un Amour béton. » Les deux titres s’étaient imposés en 2013.
Puis « Le roman invisible » en 2014...

Confronté à l’absence de place disponible dans les médias pour le sixième roman d’un écrivain indépendant, l’idée d’un tirage collector illisible m’a semblé belle et cruelle, dédié à mes "amis journalistes". Certain(e)s me connaissent désormais mais la réalité de leur support les entraîne à chroniquer du produit industriel parfois auréolé du label indépendant (que signifient les mots quand l’usurpation triomphe ?)

Dédié également aux bibliothécaires enchaînés à "la chaîne du livre".

Un écrivain doit accepter, vénérer, le système de l’édition traditionnelle, avec son puissant Syndicat SNE et ses patrons installés dans les grandes fortunes, Lagardère, Gallimard, Esménard, de La Martinière et leurs inféodés. Et tout le monde de prétendre œuvrer à sauver les petites librairies quand les notables s’engraissent...

« Illisible ! » : les manuscrits grecs et latins anciens, au-delà de la compréhension de ces langues, nous sont illisibles : les pages offrent un aspect compact de lignes aux lettres toutes de même calibre et serrées les unes à côté des autres, sans espace. Seul blanc : les marges. La scriptura continua. Le lecteur devait comprendre, déchiffrait à haute voix...
Au VIIe siècle, des moines irlandais auraient, les premiers, séparé les mots. Pas d’espace médiatique pour ce roman : pas d’espace !
Du français relatinisé !

Lancé dans le collector, j’imaginais un nouveau titre au contenu lisible : « Péripéties lotoises. » Double sortie prévue le 25 septembre 2015. Ma rentrée littéraire... Mais Alsatis, opérateur toulousain sensé distribué en wifi du "haut-débité" dans les campagne, laissait un énième fois un "incident" me priver plusieurs jours de connexion...

Stéphane Ternoise,



http://www.romancier.org


Fin septembre 2015


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Informations

Publié par
Date de parution 30 septembre 2015
Nombre de visites sur la page 6
EAN13 9782365416924
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Stéphane Ternoise Péripéties lotoises Ebook 26 septembre 2015 ISBN 978-2-36541-694-8 EAN 9782365416948 Pour faciliter la lecture sur les appareils dépourvus de couleur, des symboles-->et--->sont ajoutés en tête de chapitres et parties... Présentation offerte parhttp://www.ecrivain.pro Les livres de Stéphane Ternoise sont disponibles en numérique mais également (presque tous) en papier. Livre papier :http://www.livrepapier.com Livre pixels :http://www.livrepixels.com Jean-Luc PETIT Editeur - collection Romans Stéphane Ternoise Péripéties lotoises Il y eut «Le roman de la révolution numérique» avec «un Amour béton.» Les deux titres s’étaient imposés en 2013. Puis «Le roman invisible» en 2014... Confronté à l’absence de place disponible dans les médias pour le sixième roman d’un écrivain indépendant, l’idée d’un tirage collectorillisiblem’a semblé belle et cruelle, dédié à mes "amis journalistes". Certain(e)s me connaissent
désormais mais la réalité de leur support les entra îne à chroniquer du produit industriel parfois auréolé du label indépendant (qu e signifient les mots quand l’usurpation triomphe ?) Dédié également aux bibliothécaires enchaînés à "la chaîne du livre". Un écrivain doit accepter, vénérer, le système de l ’édition traditionnelle, avec son puissant Syndicat SNE et ses patrons installés dans les grandes fortunes, Lagardère, Gallimard, Esménard, de La Martinière et leurs inféodés. Et tout le monde de prétendre œuvrer à sauver les petites libr airies quand les notables s’engraissent... «Illis ib leelà de la» : les manuscrits grecs et latins anciens, au-d  ! compréhension de ces langues, nous sont illisibles : les pages offrent un aspect compact de lignes aux lettres toutes de même calibre et serrées les unes à côté des autres, sans espace. Seul blanc : les marges. L ascriptura continua. Le lecteur devait comprendre, déchiffrait à haute voix ... e Au VII siècle, des moines irlandais auraient, les premiers, séparé les mots. Pas d’espace médiatique pour ce roman : pas d’espace ! Du français relatinisé ! Lancé dans le collector, j’imaginais un nouveau tit re au contenu lisible : «Péripéties lotoises.ntrée» Double sortie prévue le 25 septembre 2015. Ma re littéraire... Mais Alsatis, opérateur toulousain se nsé distribué en wifi du "haut-débité" dans les campagne, laissait un énième fois un "incident" me priver plusieurs jours de connexion... Stéphane Ternoise, fin septembre 2015
Comme des moutons, les "informés" se rendent en lib rairie et pensent choisir. Ils ont le choix parmi les produits de l’oligarchie. Peu importe votre décision, les grandes puissances de l’édition engrangent des bénéfices… –-> un livre illisible… À quoi peut bien servir un livre illisible ? Si vraiment vous vous sentez obligé d’offrir un liv re au Président de la communauté de communes ou du conseil départemental, par exemple.
Ou à Martin Malvy, Jean-Michel Baylet, Bernard Tapi e, DSK et autres grands francophones de ce monde. Aux "lectrices" et "lecte urs" d’Amélie Nothomb, Martin Malvy, ou du prix Goncourt... Ce fut plus long qu’imaginé et espéré : certains ca ractères (saut de ligne...) ne se remplacent pas automatiquement... Ensuite, il y eut la question des passages en itali ques, finalement transformés en écritures recopiables par les scribes. Uniformité.
Néanmoins chaque chapitre conservait son entête. –-> Le roman invisible… Le roman de la révolution numériqueexplore, englobe notre époque. Il aborde donc naturellement le phénomène de la critique littéraire devenue une arme de communication entre les mains des grands gr oupes, de l'industrie culturelle. La Révolution Numérique, c'est une possibilité pour les créateurs de conserver les droits de leurs œuvres, de pouvoir proposer san s devoir s'en référer aux notables installés dans des fauteuils encore plus c onfortables que ceux de la censure. Ils confisquent l'argent, les honneurs, le soutien des femmes et hommes politiques (qu'ils publient)... Donc les abondantes subventions de notre « exception culturelle. » Les auteurs obtiennent des miettes mais peuvent bén éficier de bourses et autres avantages. Nécessité d’être bien vu ! Toutes les oligarchies craignent les révolutions. T out le monde a raison de craindre les révolutions… car si l’idée de justice sert le plus souvent de détonateur, des groupes parviennent rapidement à se les approprier en gardant
les mots, vidés de sens. Mais quand une minorité dé tient tous les pouvoirs, "le peuple" peut réagir... sauf s'il est bien tenu en laisse. Manipulation des masses. Le danger de la Révolution Numérique existe à notre époque ! Elle ne ferait pas forcément le bonheur des écrivains mais la mainmise des marchands est telle qu’un tsunami semble préférable… Donc "Le roman de la révolution numérique" fut logiquement invisible. Avec quelques explications supplémentaires (dont un e magnifique interview de Philippe Sollers !), une nouvelle tentative pour sa uver ce sixième roman... Un roman ne vit que par ses lectrices et lecteurs… Janvier 2014
– - >Sur le site Internet desInrocks, notée du 25 juillet 2013, une édifiante interview «de l’éditeur Philippe Sollers. » Un document sûrement également publié en papier. «Figure majeure du milieu littéraire français depuis plus d’un demi-siècle, Philippe Sollers est l’un des rares à avoir réussi l’équation périlleuse d’être à la fois écrivain et éditeur.» «A la tête de la collection L’Infini chez Gallimard depuis vingt-quatre ans, et de sa revue éponyme, Philippe Sollers s’est imposé com me un découvreur d’auteurs (Cécile Guilbert, Régis Jauffret, Emmanuè le Bernheim, Catherine Cusset…) qui ont fait leur chemin depuis. Aussi exposé qu’amoureux de l’ombre et de sa poésie, Sollers, né en 1936, raconte aussi la revue Tel Quel, Barthes et Lacan, Bataille, tout en décrivant son parcours d’éditeur.» L’interview débute par : «- Quand et pourquoi êtes-vous devenu éditeur ? Philippe Sollers :Quand je me suis rendu compte, après avoir eu un tr ès grand succès(avec Une curieuse solitude, 1958 – ndlr)très jeune, à 22 ans – ça me paraissait très suspect -, qu’il fallait infiltrer le système de la publication. Bien m’en a pris car je peux dire aujourd’hui que si je n’avais pas joué ce jeu, d’abord au Seuil puis chez Gallimard, je ne suis pas sûr qu e je serais encore publié. Donc je m’auto-édite.» C’est presque suffisant. Tout est dit. L’auto-édition peut donc se pratiquer par infiltration ! Je le savais forcément… Merci Sollers ! Pourtant, il ne faut pas louper la suite : « -Pourquoi continuez-vous à être éditeur ? - Parce que cela me maintient dans un dialogue perm anent avec d’autres auteurs et que cela m’intéresse beaucoup de voir co mment la transmission de la littérature s’opère malgré tout. Je fais de l’éd ition pour aider des gens plus jeunes, car les plus intéressants ont entre 22 et 3 2 ans, après c’est pourri. Le seul miraculé du système, c’est Jean-Jacques Schuhl.» Analyse discutable… Qu’il convient de resituer : il scrute naturellement son monde des édités : «aider des gens plus jeunes, car les plus intéressan ts ont entre 22 et 32 ans, après c’est pourri. Le seul miraculé du système, c’est...» Il devrait plutôt en conclure que son système est p ourri car il détruit très rapidement les bonnes volontés ! Ce ne fut pas le c as, on peut le lui pardonner, son audace frisant déjà l’impertinence… Audace de c eux que même une sanction ne peut plus atteindre : il est né en 1936 … zut comme Martin Malvy… et Jacques Mesrine ! ; le système s’arrangera pour noyer ces propos parmi tant d’autres… rendre invisible par l’abondance… La conc lusion atteindra néanmoins le même niveau d’intérêt que l’incipit : « -Que pensez-vous de la critique littéraire aujourd’hui ?