Petite Fleur

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101 pages
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Nathalie et Pascal deviennent parents à 15 ans. Perdus et déboussolés, leur entourage les aide à se construire. Les années passent paisiblement jusqu'au jour ou le passé refait surface. Et rien ne se

passe comme prévu.

Jusqu’où peut-on aller au nom de l'amour ?

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EAN13 9782955312117
Langue Français

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PETITE FLEUR Roman de Malou Testa
PREMIÈRE PARTIE31 – La faute42 – La naissance21 3 – Le mariage35 DEUXIÈME PARTIE42 4 - Bonne année !43 5 – Fleurine49 6 – La rencontre59 7 – Nouvelle vie76 8 – Un joyeux anniversaire83 9 – Une année sous tension100 10 – Le calme après la tempête124 11 – L’annonce136 12 – Un heureux événement148 13 – La vie à six164 14 – Le départ184 15 – L’aveu195 16 – La lettre203 17 – Et après…206
PREMIÈRE PARTIE
1 – La faute
Septembre 1975
Jean et Marie-Thérèse Roussel ont tous deux les yeu x rivés sur le sol. Lui triture sa vieille casquette grise qui ne le quitte jamais tan dis que sa femme se tord nerveusement les doigts. – Vous comprenez, sa vie est foutue maintenant. Qui voudra d'elle ? L'homme est au bord des larmes et sa voix trahit son émotion. – Nous sommes sincèrement désolés, répond Jean. Désolés, ils le sont tous les trois, mais cela ne change malheureusement rien. Robert François, un homme pourtant robuste est désemparé. Sa nièce a été déshonorée alors qu’il en avait la garde, et il se sent en partie responsable.  Progressivement, sa colère monte. Il n’y a plus rien à dire, et le mal est fait. Il préfère quitter le foyer des Roussel sans un mot. Pascal rentre paisiblement des champs. Il travaille sur l’exploitation familiale. Il fait encore très chaud en cette fin septembre alors il savoure ces dernières journées ensoleillées. Bientôt, la nuit arrivera de bonne heure et avec elle, le froid. Il ne sera plus question de s'attarder. Il regrette déjà l'été. Celui-ci, tout particulièrement. Il grandit, et les après-midi avec les copains ont été différentes des autres années. Leurs préoccupations principales sont les filles. Certaines affichent des formes qui stimulent leurs hormones mâles. Il aperçoit au loin le garagiste qui sort de la maison familiale. Il lui fait un geste de la main pour attirer son attention. – Salut ! À sa vue, Roger François s’arrête net, le fixe sans lui répondre, et donne un coup de pied dans une pierre avant de poursuivre son chemin. Pascal toujours le bras en l’air, s'étonne de sa réaction. Il est le seul à ne pas savoir que sa vie vient de basculer. À peine ouvre-t-il la porte d'entrée qu'il voit l'imposante main calleuse de son père s'abattre sur lui. Le choc est d'une telle violence qu'il entraîne deux chaises dans sa chute. La table, bien que massive, a bougé de plusieurs centimètres dans un bruit sourd. Sonné, Pascal reste au sol. Une intense douleur rayonne dans sa mâchoire, et son oreille gauche se met à siffler. Quand il tente de se relever, il a l'impression qu'une pelote d'aiguilles sort de ses côtes, du côté droit. Pascal n’est pas habitué à ce genre de traitement. C’est un enfant doux et docile. Jamais auparavant, il n'a eu à subir le courroux de son père. Ses frères ont bien pris des paires de claques de temps à autre, mais jamais avec une telle intensité. Et aussi loin qu’il puisse se souvenir, elles étaient toujours méritées. Pascal ressemble beaucoup à sa mère. Tout comme elle, il a les cheveux bruns et de formidables yeux noisette constellés de paillettes dorées. Mais plus que le physique, il a également hérité de son caractère. Il sait se montrer raisonnable et réfléchi. Il analyse rapidement la situation lorsque son père s’énerve pour éviter les remontrances. Et ce n’est que dans de rares cas qu’il a pris une pichenette derrière la tête. Jamais aucun de ses frères n’a eu droit à un tel traitement. Qu'a-t-il fait ? Il tente de se redresser pour interroger ses parents du regard. Son père manifestement, contient sa colère. Il le fixe comme s’il le découvrait pour la première fois. Quant à sa mère, elle essuie ses larmes et fait mine de ne pas le voir. Pascal tente désespérément d’accrocher son regard, espérant ainsi son soutien. Mais elle fait un pas en arrière, pour augmenter la distance qui la sépare de lui. C'est donc grave. – Espèce de petit con, elle n'a que 15 ans ! – Mais de qui parles-tu Papa ? – Quoi, parce qu'il y en a eu d'autres peut-être ? Tu vas voir, je vais t'apprendre la vie moi ! Jean Roussel, fou de rage, se rue sur son fils et l 'inonde de coups. Sa mère s'enfuit
en pleurs pour ne pas assister à la scène. – Arrête Papa ! Arrête ! Tu vas le tuer ! Philippe vient d'arriver. Il se précipite sur son p ère et tente de parer les coups. Mais l'homme est fort et vigoureux. Dans un dernier élan , Philippe lui assène son poing dans les côtes. Jean s'arrête, stupéfié par la réaction de son aîné . D'instinct, l'adolescent recule. Lui même n'en revient pas. Il vient de frapper son père . Jean regarde successivement ses deux garçons. Phili ppe transi d'angoisse, attend. C’est lui qui va prendre une volée maintenant, il e n est persuadé. Pourtant rien ne se passe. Pascal git toujours au sol, plié en deux et gémissant comme un bébé. La porte d'entrée se met à grincer, et c'est sur ce tte image surréaliste que Thierry découvre son père et ses deux frères aînés. Tous s’ observent un bref instant. – File dans ta chambre, et va faire tes devoirs ! h urle-t-il. Le gamin traverse la pièce au pas de course et sans broncher. Pascal est toujours étendu sur le sol. Jean se détourne de Philippe et lance un doigt menaçant vers son cadet. – Quant à toi, tu vas réparer. Il est hors de quest ion d'avoir un vaurien chez moi ! Quand on fait des conneries, on répare, tu m’entend s ! Il quitte la maison en claquant la porte. Philippe s'approche timidement de son frère qui sanglote, toujours allongé sur le carrelage du séjour. Il s’agenouille auprès de lui. – Mais qu'est-ce que tu as fait pour le mettre dans cet état ? chuchote-t-il – Je ne sais pas. Les gémissements se transforment en gros sanglots. Pascal laisse sortir toute sa peur, toute sa douleur et aussi, toute sa déception pour avoir mis son père hors de lui sans vraiment en comprendre la raison. Ce n'est qu'un peu plus tard qu'il fait le rapproch ement avec la visite de M. François. «Elle n'a que 15 ans ! »ste.Il s'agit forcément de Nathalie, la nièce du garagi Elle passe tous les étés ici, avec sa cousine Sylvi e depuis la mort de son père. Jusqu'à présent, il n'avait porté aucun intérêt aux deux filles. Mais cette année, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, il avait été attiré par la petite Nathalie. Ils s’étaient d’abord cherchés des yeux, puis leurs mains se frôl èrent dès que l’occasion se présentait. L’un et l’autre avaient usé de subterfu ge pour s’éloigner des copains. Leurs lèvres se trouvèrent et sans l’avoir prémédité, ils firent l'amour pour la première fois au soir du 14 juillet. Les adultes étaient donc au courant, mais comment l 'avaient-ils su ? Il connaissait peu Nathalie, mais il n’imaginait pas qu'elle soit stupide au point d’aller crier sur les toits qu'ils avaient perdu leur virginité ! Philippe aide son frère à se redresser et l'accompa gne jusqu’à son lit avec Thierry sur les talons qui avait réapparu dès qu’il avait e ntendu la porte claquer. – Je crois que c'est à cause de Nathalie. – Pourquoi ? – J'ai couché avec elle. – Alors là, tu m'épates ! Tu es un chaud lapin, fré rot ! Moi, à ton âge, j'étais encore puceau. – C'est quoi un puceau ? demande Thierry – Dégage de là. Tu es trop jeune ! – Mais dis-moi, c'est quoi ? – Casse-toi de là et va faire tes devoirs avant que les parents ne rentrent ! Il claque la porte au nez de son petit frère qui bo ugonne. De mauvaise grâce, Thierry tire une chaise, s’assoit et ouvre ses cahiers. Phi lippe se retourne vers Pascal. Il est allongé sur son lit, en chien de fusil pour support er la douleur de ses côtes. Il a soudain une grande admiration pour son cadet, teintée d’une pointe de jalousie. Philippe est l’aîné et il n’a perdu son pucelage qu’à seize ans bien révolus ! Il est quand même
chagriné d’avoir été détrôné par son petit frère. M ais la curiosité le pique, alors il s’assoit au bord du lit et l'interroge. Quand Philippe quitte le chevet de son frère, il es t 21 heures. Thierry est vautré devant la télévision et les parents n’ont toujours pas réapparu. Il commence à s'inquiéter. Cela fait deux bonnes heures qu’ils on t disparu et le visage de son frère subit des transformations qu'il juge inquiétantes. Pascal n'arrive plus à ouvrir son œil droit. Sa mâchoire a terriblement enflé et chaque r espiration lui provoque une terrible douleur. – Thierry mets la table, moi je prépare le dîner. I l est tard, les parents ne vont certainement pas tarder. – Ils sont où ? – Je n’en sais rien. – Qu’est-ce qui s’est passé avec Pascal ? – Mêle-toi de tes affaires et mets la table.. Thierry fait la moue. Il aimerait bien être lui aus si dans la confidence. – C’est à Pascal de mettre la table ! – Laisse-le se reposer. Il n’est pas en état. – Oui, mais – Ça suffit ! Active-toi si tu ne veux pas que Papa s'occupe de toi ! – Ce n’est pas juste… Thierry s’exécute en boudant
*
Jean gare la Renault 12 bleu ciel face à la maisonn ette de la veuve François. Immédiatement, elle sort et se poste devant la voit ure. C'est une femme sans âge au teint hâlé malgré sa peau claire. Ses cheveux blond cendré sont maintenus dans un chignon strict. Aucune mèche ne dépasse en dépit de sa journée de travail et de l'heure avancée de la soirée. Les Roussel descendent de leur véhicule. Tous deux semblent avoir pris dix ans depuis la venue du beau-frère de madame François. C elle-ci est fermement campée sur ses jambes, les bras croisés sous la poitrine. Elle ne prononce pas un mot. – Bonsoir Madame, nous sommes désolés de vous déran ger à une heure aussi tardive, nous sommes les parents de Pascal et nous aimerions nous entretenir avec vous au sujet de nos enfants. Sans un mot, elle leur fait signe d'entrer. - File dans ta chambre ! lance-t-elle à sa fille. Marie-Thérèse Roussel n'aperçoit Nathalie qu'un bre f instant. Comment est-ce possible ? Ce n'est qu'une gamine blondinette. Elle est toute petite, et à peine formée. Elle a encore un visage d'enfant joufflu, avec de g rands yeux bleus. Madame Roussel est prise d'un doute sur l'histoire qu'on lui a rac ontée. La veuve François sortit trois verres et une liqueu r faite maison. – Je crois que nous en avons tous besoin, dit-elle en les remplissant. – Je suis navré du comportement de notre fils, et n ous tenions à vous présenter nos excuses, dit Jean – Vous n'avez pas à vous excuser, vous n'y êtes pou r rien. – Croyez bien qu'il a reçu une correction à la hauteur de ce qu'il a fait. À ces mots, madame Roussel se met à pleurer. Madame François la regarde sans grande compassion. – Pourquoi êtes-vous venus ? – Nous souhaiterions connaître vos intentions. Marie François boit une gorgée, puis semble réfléch ir. – Que voulez-vous dire exactement ?
– Madame, il n'est pas question que vous restiez se ule face à cette situation, d'autant plus que votre époux est décédé… Enfin, ce n'est pas tout à fait ce que je voulais exprimer, même s'il avait été là… – Vous pouvez compter sur notre soutien. Voilà ce q ue mon mari tente de vous expliquer. Marie ne répond pas, elle semble comme anesthésiée, hors du temps. Elle avait eu cette même impression lorsqu'on lui avait annoncé l a mort de son mari. – Du côté de Chateaubriand, il y a un château qui s 'occupe du genre de problème qu'a votre fille… reprit Jean. – Le château de Gâtine ? Il n'est pas question. Ma famille est originaire d’Issé. Le ton est sans appel et chacun se tait un bon mome nt. Marie-Thérèse se racle la gorge. – Vous êtes sûre qu'elle est enceinte ? Marie lui jette un regard noir. – Elle a deux mois de retard. La mère de Pascal n'a pas touché à sa liqueur. Elle attrape le verre et en vide la moitié d'une traite pour se donner du courage. – Vous avez pensé à… comment dire… Simone Veil a cr éé une loi pour ce genre de problème et votre fille n'est encore qu'une enfant. – L'avortement ? C’est ça que vous proposez ! Il n' en est pas question ! Si Dieu a voulu qu'elle soit enceinte, alors elle aura ce béb é. L’avortement n’est pas sans risque. Et si par la suite elle ne pouvait plus avoir d’enf ant ? C’est risqué, et elle n’a que 15 ans ! – Justement. – Enfin Marie-Thé, tu te rends compte de ce que tu dis ! – Je sais que c'est pécher aux yeux de l'église, ma is ils sont très jeunes. Pourquoi gâcher leur vie ? – Si cette femme était catholique, jamais elle n'au rait écrit une telle loi ! Quant à gâcher sa vie, nul besoin d'un enfant pour cela. Madame Roussel avale cul sec le restant de sa lique ur. Son petit va devenir père à tout juste 16 ans. Son mari soupire profondément to ut en malmenant sa casquette grise qu'il tient entre ses mains depuis qu'il a franchi le seuil de la maison des François. – Votre beau-frère m'a fait part de son inquiétude pour l'avenir de Nathalie. Je pensais que poursuivre sa grossesse au château de G âtine était une bonne idée. Votre famille n’a pas besoin d’être au courant, et ici, p ersonne n'aurait vu son ventre s'arrondir. Le bébé pourrait être placé si vous ne souhaitez pas qu'elle l'abandonne. – Placement, abandon… C'est la même chose. – Dans ce cas, il n'y a qu'une solution. Pascal va reconnaître cet enfant et dès que cela sera possible, nous les marierons. Cela vous c onvient-il ? Marie est surprise, mais ne le montre pas. Elle s'é tait déjà faite à l'idée d'élever ce bébé comme son propre petit. C'est inespéré et à la fois complètement improbable. Si l'on attend la majorité de Pascal, il aura tout le temps d'oublier ce qu'il a fait ou de prendre ses jambes à son cou. – Et si votre fils refuse ? – Il ne refusera pas, je vous l'assure. C'est un ga rçon raisonnable. – Je n'ai pas les moyens de payer un mariage. – Vu les circonstances, je pense que nous pouvons l imiter les invitations à la famille très proche. Et dans ce cas, nous prendrons les fra is à notre charge. Marie hoche la tête. L'affaire semble entendue. Un sentiment étrange les habite, un soulagement mêlé de crainte. Est-ce une bonne idée de marier deux jeunes adolescents pour en faire des parents ? Marie est s oudain prise d'un doute. Une épouse imposée a plus de risque d'être maltraitée p ar son mari, mais elle chasse cette pensée de son esprit.
– Bien, nous allons vous laisser à présent. – Attendez, nous avons encore quelques points à écl aircir. – Nous vous écoutons. – Il faut demander une dérogation et les marier rap idement. – Pourquoi ? s’offusque Marie-Thérèse. – Je ne voudrais pas qu’il change d’avis, et dans s ept mois, il y aura le bébé. – J'irai me renseigner dès demain à la mairie, préc ise Jean. – Une fois mariés, où vont-ils vivre ? – Nous pouvons aménager un agrandissement à la ferm e pour qu'ils aient leur chambre. – Et de quoi vont-ils vivre ? – Pascal travaille aux champs, et Nathalie pourrait le faire également. Ce n'est pas le travail qui manque. – Non, je veux qu'elle poursuive ses études. – Madame François, nous ne pouvons pas nous permett re d'avoir deux bouches de plus à nourrir, et un enfant coûte cher. – Dans ce cas, je garderai le bébé. Mais je veux qu e ma fille décroche un CAP et travaille dans un bureau. Je ne souhaite pas qu'ell e s'échine à retourner la terre comme je suis obligée de le faire. – Mais un CAP, c'est deux ans ! Marie-Thérèse pose la main sur le bras de son conjo int pour le calmer. – Elle pourrait nous aider en dehors des cours si e lle n'a pas le bébé, propose-t-elle. – D'accord, conclut Marie. Une dernière chose, je v eux m'assurer que Nathalie sera bien traitée par son mari. Il n'est pas question qu 'il l'épouse contraint et forcé. Madame Roussel s'offusque, c'en était trop pour ell e. – Comment ? Vous insinuez que mon fils pourrait la maltraiter ? Eh bien non, madame ! C'est un gentil garçon qui a bon fond ! Je pense que nous faisons le maximum pour votre fille ! Marie se lève indiquant ainsi la fin de l'entretien . – Je veux qu'il fasse sa demande. Nathalie, l'oreille collée à la porte de sa chambre n'a pas perdu une miette de la conversation. Elle va devenir madame Nathalie Rouss el.
*
Pascal reste trois jours à la maison. Son père lui a permis de ne pas travailler pour qu'il se remette de son mal de côtes. En réalité, J ean est consterné de voir à quel point il a abîmé son fils. Il a refusé d’appeler le médec in comme sa femme le lui demandait. Il préfère maintenir Pascal éloigné des autres ouvrier s, le temps que son visage désenfle et que ses côtes se rétablissent. Pascal a, çà et l à, quelques hématomes. Mais ce qui le peine davantage, c'est qu'aucun de ses parents n e lui ait adressé la parole depuis ce fameux jour. Le petit déjeuner est prêt. Marie-Thérèse prépare d u café. Pascal se dirige vers la table d'un pas mal assuré, sa mère ne lui ayant pas répondu à son bonjour matinal pour la troisième fois. Thierry remplit son bol de choco lat et enfourne dans sa bouche une grosse tartine de pain de campagne au beurre salé. Une fois le café coulé, la mère en verse une vingtaine de centilitres qu'elle noie dan s du lait chaud pour Pascal. – Thierry dépêche-toi ! tu vas être en retard pour l'école. – Oui M'man. Pascal regarde sa mère avec insistance, cherchant à croiser son regard. – S'il te plaît Maman, je voudrais que l'on parle d e ce qui s'est passé l'autre jour. – Pas maintenant. Nous aurons une longue discussion quand ton frère sera parti pour l'école.