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Petites histoires, écrites par un type qui n'est pas écrivain pour tous ceux qui n'aiment vraiment pas lire des histoires trop longues…

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Description

Les derniers instants d’un résistant condamné à mort; l’accident d’un cycliste; une voiture et un arbre se disputent la vie d’un conducteur; un Poilu est invité à la commémoration du 11 novembre; la matinée difficile d’un jeune homme malchanceux… Des pages de nostalgie, des élans de romantisme, un zeste de cynisme… De "petites histoires", certes, mais habiles et attachantes. Claude Roche, sans prétention mais avec justesse, alterne habilement délicatesse et humour, fantaisie et mélancolie.

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Nombre de lectures 24
EAN13 9782748349535
Langue Français

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Petites histoires, écrites par un type qui n’est pas écrivain pour tous ceux qui n’aiment vraiment pas lire des histoires trop longues…
Claude Roche Petites histoires, écrites par un type qui n’est pas écrivain pour tous ceux qui n’aiment vraiment pas lire des histoires trop longues… Publibook
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Jalousie « Je suis jaloux !Oui, jaloux. Jaloux de tout à commencer par son chien. Qu’a-t-il fait de si extraordinaire, lui, pour avoir le droit de partager sa vie ? Pratiquement rien. Il lui a juste suffi d’être le plus malheureux parmi les plus malheureux de ce sinistre refuge pour qu’elle s’attendrisse et qu’elle l’adopte. Et moi, n’ai-je pas l’air assez malheureux pour qu’elle m’adopte aussi ou bien ne suis-je pas assez truqueur pour paraître aussi désespéré que lui ? Depuis son arrivée dans la maison je n’ai plus aucune sympathie pour les cockers. Ils jouent trop bien la comé-die, surtout dans le genre mélodrame, et là je ne peux pas rivaliser. En attendant c’est lui qui reste là des journées entières à la contempler avec ce regard dégoulinant d’amour qui m’exaspère tant. En fait je suis sûr qu’il la surveille alors qu’il fait sem-blant de dormir. Et elle, innocente, elle entre dans son jeu. Et c’est une caresse par-ci, et c’est une gratouille par-là… En plus, elle ne peut s’empêcher de lui susurrer des pe-tits mots gentils… et tellement ridicules… Moi aussi j’aimerais pouvoir lui lécher les mains, cou-rir après une balle à en perdre haleine pour venir la déposer à ses pieds, dormir à ceux de son lit.
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Son lit… De lui aussi je suis jaloux, quand il l’accueille à draps ouverts et qu’il enveloppe son élégante gracilité de ses tentacules mouvants pour l’accompagner jusque dans les limbes de ses rêves. Moi aussi j’aimerais la sentir s’endormir contre moi, apaisée, et que ses formes viennent épouser mes formes jusqu’à supprimer l’espace entre nous deux, au point que je puisse profiter du moindre soubresaut du plus petit de ses songes… Mais au lieu de ça ce sont ses draps qui la frôlent à chacun de ses gestes. Ils se permettent même de la toucher à des endroits si intimes qu’elle en frissonne… et pour se réchauffer elle ne trouve comme seule issue que de s’y pelotonner de plus belle encore. Même son oreiller profite de ses abandons. Inondé jusqu’à suffoquer par la cascade de ses mèches, enchevêtré dans le lacis de ses boucles blondes, il s’endort dans les parfums de ses cheveux et recueille en secret les mots qui s’échappent de ses rêves les plus doux… Lui seul les connaît… J’envie même ses chaussures qui savent à tout instant de la journée ce qu’elle fait, où elle va, vers qui ses pas la mènent et quelles sont ses rencontres. N’allez surtout pas croire qu’être à ses pieds leur est un supplice. Non, pour rétribution de leur fidélité elles obtiennent la plus belle des récompenses : sa sollicitude. Il faut voir avec quel soin et quelle délicatesse elle s’occupe de celles qui passent leur vie à battre la semelle
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