Police dol

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138 pages
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Les gardiens de la paix, au lieu de la garder, ils feraient mieux de nous la foutre! plaisantait Coluche. Erreurs judiciaires, mauvaise foi caractérisée, gardes à vue arbitraires, abus d'autorité, délits de faciès, bavures ou au contraire nonchalance tragique... Bienvenue dans le monde de nos bienveillantes forces de l'ordre. Chronique d'un monde imparfait et malade, victime des dérives de certains représentants de l'autorité, "Police dol" se nourrit de faits divers et autres mésaventures vécues. Colinne Caudie signe un recueil de nouvelles à lire comme un cahier de doléances, d'où émerge un rappel à l'ordre, le vrai, à visage humain: celui du civisme et de la responsabilité.

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Date de parution 27 décembre 2012
Nombre de lectures 22
EAN13 9782748399738
Langue Français

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Police dol
Colinne Caudie Police dol
Publibook
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Un criminel insoupçonnable Un sac fourre-tout de cuir noir en bandoulière, Valérie marche les mains dans lespoches de sonpantalon kaki façon treillis. Un T-shirtjaune orangé met en valeur une somptueuse chevelure d’un châtain soyeux, lisse et coupée à hauteur des épaules. En remontant la rue Maguelone, elle s’arrête au distri-buteur d’unjournalgratuit, et se met en devoir de consulter la rubrique « emplois ». Une annonce retient son attention. Elle appelle de son portable,voix masculine ré une pond, qui se présente comme étant Julien Darmont, avocat. « Bonjour Maître. Je m’appelle Valérie Zémour,j’ai 22 ans, et votre annonce semble correspondre à monprofil. » — Vous êtes secrétaire de direction ? s’enquit l’homme. — Oui,j’ai un diplôme du Lycéeprofessionnel Jean Moulin, je maîtrise l’informatique, notamment les logi-ciels… — Parfait, Mademoiselle ! l’interrompt-il. Quand pou-vons-nous nous entretenir ? — Eh bien ! Immédiatement, si vous le désirez. Je suis en ville etj’ai toujours un CV dans mon sac. — Alors c’estparfait. Je vous attends dans une demi-heure au 34 bis rue de l’Aiguillerie. Vous y verrez des plaques d’avocats,c’est au second. — A tout de suite alors ! Il estprès de 17 heures. Un homme d’une trentaine d’années la reçoit, les cheveux bruns mi-longs, un costume beige, la veste assez large, ouverte sur un T-shirt noir.
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« Vous êtes à l’heure, c’est une bonne chose. J’apprécie l’exactitude. Entrez,je vous enprie. » Valériepénètre dans unepièce sommairement meublée. Ce n’estpas l’idéequ’elle se fait d’une étude d’avocats. Darmont comprend son étonnement : « Je ne suispas encore installé. Dans unequinzaine de jours,vous trouverez les bureaux plus chaleureux avec de beaux meubles. » Ça ne meposepas deproblème. — Eh bien ! Nous allons faire plus ample connaissance, asseyez-vous. Elle s’exécute. Lui, prend la chaise placée derrière le bureau de métal blanc. — Parlez-moi de vous, vos centres d’intérêt, vos ambi-tions ;jepeux vous app? dit-il en jetant uneler Valérie bref coupd’œil sur le CV de lajeune femme. — Je vous enprie. Mon ambition actuelle est de trou-ver un emploi. Mon mari et moi voudrions faire construire. — Vous êtes mariée ? Sijeune ? — Depuis seulement 8 mois, maisje sais être disponi-ble etje n’envisage pas d’avoir un enfant avant plusieurs années. — La disponibilité ! C’est unequalité que j’apprécie. — Vouspourrez compter sur moi. — Jepenseque nous allons nous entendre, conclut le patron, l’air satisfait. Puis, son visage change d’exp: Vous êtes vrai-ression, le regard devient insistant ment très belle. — Merci, répond Valériegênée. — Croyez-moi, ce n’estpas mon habitude, mais vous meplaisez. Cela n’a rien à voir avec le travail qui vous est d’ores et déjà acquis. — Monsieur, vous savezqueje suis mariée. — Oui, mais ceci ne concerneque vous et moi. J’ai l’impressionqueje ne vous suis pas complètement indiffé-rent… Je me trompe ?
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